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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 08:59

Ca y est, ce 19 novembre, après avoir jonglé une fois de plus avec les kilos,  nos bagages sont prêts et le temps est venu d’embarquer pour notre retour sur Manéa. Juste à temps. En Belgique, les arbres sont dépouillés et il commence déjà à geler. Après 23h de voyage (Petit-Dour- Bruxelles National, Bruxelles National-Francfort, Francfort-Recife, Recife-Jacaré ) nous retrouvons avec bonheur notre complice. Tout est y nickel. Pas une trace d’humidité et pourtant nous sommes proches de l’Equateur. Juste besoin de dépoussiérer. La marina y est quasi vide car certains sont déjà partis vers les Antilles ou le sud du pays et les “transatiers” ne sont pas encore arrivés. Une bonne ambiance règne entre les différents équipages cosmopolites et comme d’habitude, les différents tuyaux de voyage s’échangent. Nous avons raté de peu quelques bateaux copains (Bande à part, Iris, Roméo-Charlie ) mais, grâce à la magie d’internet, nous gardons le contact et suivons les trajets de chacun.

C ’est à la poursuite de la découverte du Brésil par les airs et la terre que nous consacrerons nos premières semaines de retour au pays des “slachs”. Tout d’abord un vol de plusieurs milliers de kilomètres vers le sud et les célèbres chutes de Foz do Igaçu et puis un voyage de 24jours vers l’Amazonie. En route donc avec les bourlingueurs!

 

 DU PAYS DE LA SAMBA AU PAYS DU TANGO.

Considération liminaire.

Ce que vous allez lire est un exercice difficile : décrire avec nos pauvres mots ce que nous avons ressenti. Mais il faut que vous soyez prévenus : en aucun cas, la réalité ne se rapproche de cette description, même un peu...

 

Notre première escapade sera donc pour le sud du pays : les chutes de Foz d’Iguaçu. Trois sites se disputent le titre de champion du monde des chutes d’eau : les Niagara Falls aux USA, les chutes du Zambèze (Victoria) en Tanzanie et celles d’Iguaçu à cheval sur le Brésil et l’Argentine. Etant dans le pays, nous avons donc l’intention d’aller les voir même si elles sont loin. Le Brésil est un pays immense. Elles se situent à 6000kms d’ici ( = distance Belgique-Cap Vert) . Le rio Iguaçu serpente sur 600kms. Il s’élargit et contourne une magnifique forêt avant de se précipiter en formidables cataractes : les 275 chutes s’étalent sur plus de 3kms de large et plongent de plus de 80m de hauteur. Nous y irons en avion. Les vols intérieurs sont très nombreux et peu chers proportionnellement aux kms parcourus car au Brésil il y a très peu de lignes de chemins de fer. Quant au bus, c’est vraiment trop long...

Nous décollons de Joao Pessoa à 2h10 et arrivons à Rio de Janeiro à 6h10  pour une escale technique. Nous ne verrons rien de cette ville où il pleut lors de l’atterrissage.  Quatre heures plus tard, nous redécollons et arrivons à Foz vers 12h. C’est une ville sans grand intérêt et nous y logeons à la périphérie, au calme, à l’auberge de jeunesse. Hé oui..

Mais ce n’est pas pour la ville que nous sommes venus ici ; les vedettes de l’endroit, ce sont les “cataratas” c’est-à-dire les chutes.

Les chutes d’Iguaçu marquent une triple frontière entre le sud du Brésil, le nord de l’Argentine et l’est du Paraguay. Ce dernier ne disposant pas sur son territoire d’un point de vue sur les chutes se rattrape en tentant d’attirer les touristes vers une zone franche où les marchandises fabriquées en extrême orient (électronique surtout) sont proposées à des prix sans concurrence...Nous n’y sommes pas allés.

A l’auberge nous prenons le bus “Alimentador” et puis nous empruntons “l’ônibus 120” jusqu’à l’entrée d’un parc immense qui a été crée autour des chutes pour accueillir les visiteurs. Derrière l’importante billetterie et les quelques boutiques de souvenirs le bus du parc dessert un circuit dont chaque arrêt offre un point de vue différent sur les cataratas. Nous-mêmes descendons à la “parada trilha” d’où part un sentier menant, le long du fleuve, vers les chutes. Sur celui-ci des coatis gourmands et opportunistes se promènent eux aussi et un cobra se chauffant au soleil sur la rambarde de la promenade créera beaucoup d’effroi (à juste titre) parmi les touristes.

 

 RETOUR AU PAYS DES “SLACHS”  *

Les premières que l’on aperçoit sont déjà importantes, mais à un détour du sentier, l’ensemble du site se dévoile d’un coup. C’est très impressionnant...Il y en a plein!!! Hautes, larges, bruyantes. La puissance qui se dégage du spectacle est effarante.

Progressant de points de vue en belvédères, nous atteignons bientôt un kiosque qui donne accès à une passerelle permettant d’aller tutoyer les chutes à mi-hauteur et de très près.

Alors là, c’est le clou du spectacle: au milieu, dessus, dessous...Nous sommes immergés dans un nuage d’embruns. Le bruit est assourdissant....

Abrupte, immense et totalement noyé dans la vapeur d’eau l’endroit s’appelle la “Garganta del Diablo” (gorge du diable) . Comme toujours, les lieux où se produisent des phénomènes naturels impressionnants ou mal expliqués, sont réputés abriter dieux ou diables.

Nous sommes au coeur du spectacle, médusés par le fracas et les embruns et par toute cette puissance qui se déchaîne autour de nous. Quelle splendeur!

L’Argentine entend bien concurrencer son grand voisin sur le plan du spectacle aquatique et dès le lendemain nous quittons donc “Foz do Iguaçu” pour “Puerto de Igazu” réputée plus pittoresque que sa voisine brésilienne.

Nous passerons donc du pays de la samba à celui du tango.

Mêmes principes d’organisation ici que du côté samba : bus, parc à billetterie et magasins de souvenirs. Nous empruntons le “Sendero Verde”, petit sentier qui s’enfonce dans la jungle et où nous aurons la chance d’apercevoir singes, varans, oiseaux, papillons et à nouveau les coatis opportunistes. Nous commencerons ensuite par 2 circuits où sentiers et passerelles à claire-voie tutoyent les chutes. D’abord,  le “Circuito Inferior” qui forme une boucle de 3kms et offre une vue des chutes en contre-plongée et nous enchaînerons par le “Circuito Superior” moins spectaculaire mais entretenant le suspense et où les eaux qui  se précipitent sont souvent irisées par de magnifiques arcs-en-ciel.  Ici les points de vue sont plus nombreux et plus proches de l’eau mais aucun n’offre la vision panoramique d’hier. Nous gardons le meilleur pour la fin et empruntons le Tren Ecologico de la Selva qui nous conduit vers la Garganta del Diablo. Nous continuons cette fois au niveau du fleuve. La passerelle part d’un point tranquille, en amont, elle  court à deux ou trois mètres de la surface. Les mouvements de l’eau contre les pilotis témoignent d’un fort courant. Pour preuve, les restes du pont précédent emporté par les crues de 1982. Un peu inquiétant! 

 RETOUR AU PAYS DES “SLACHS”  *

Petite prière donc au saint patron des ingénieurs qu’on espère brillants en calculs de résistance des matériaux car au bout de cette longue passerelle sur le fleuve ( 1130m) on surplombe la “Garganta del Diablo” (la même que du côté brésilien mais cette fois vue du dessus) et là le cours tranquille du fleuve change radicalement: 13.000 m3 d’eau par seconde se précipitent d’une hauteur de 90m en 14 chutes dans un canyon en forme de fer à cheval. Cette masse d’eau énorme qui se jette au fond du trou est absolument EPOUSTOUFLANTE de puissance, IMPRESSIONNANTE de bruit et de fureur. Un bruit de 100 locomotives (ou mille?) . Ce gouffre hurlant est presque attirant. L’appel du diable certainement... Durant toute une journée nous avons parcouru plus de 7kms, surpris et à chaque fois émerveillés de la puissance sans limite et la de beauté de la nature...

 

Chaque côté des “cataratas” a ses avantages : la partie brésilienne offre une vue plus panoramique des chutes tandis que le flanc argentin donne une vision plus rapprochée et plus intimiste. La magie opère dans un pays comme dans l’autre.

Nous visiterons aussi le parc des aves, parc ornithologique en pleine forêt tropicale et peuplé d’oiseaux colorés : toucans, aras de toutes les couleurs, nandous, ibis rouges, colibris, harpies...Nous y verrons aussi des orchidées, de superbes plantes et de magnifiques papillons aux couleurs plus vives les uns que les autres.

 

 

 RETOUR AU PAYS DES “SLACHS”  *

Le soir détente dans et auprès de la piscine de l’auberge et échange avec d’autres globe-trotters colombiens, mexicain et même un groupe de tchèques!

C’est donc avec de magnifiques images dans la tête mais surtout du bruit dans les oreilles que nous sommes rentrés à Jacaré avec pour objectif de maintenant préparer nos sacs à dos pour notre prochain périple vers l’Amazonie.

 

* "Slachs" : version belge de tongues, chaussures très utilisées au Brésil

 
 
 

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Published by manéa - dans 2013-2014
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  • : Préparation et compte-rendu d'une retraite vagabonde autour du monde en voilier.
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Qui sommes-nous?

 

Nous nous appelons Françoise et Michel. Nous sommes belges et pré-retraités de l'enseignement tous les deux.

Nous habitons un petit village de la province de Hainaut, dans les Hauts-Pays pour ceux qui connaissent, tout près de la frontière française.

Après environ 35 ans d'enseignement chacun, nous avons décidé de vivre les quelques prochaines années à découvrir le monde en bateau, manière de vivre assez ascétique et où nous retrouvons les valeurs essentielles.

 

Françoise.

Elle n'avait jamais navigué auparavant. Elle ne nage pas très bien, n'aime pas  être dans l'eau (espérons que cela changera;;;)  mais aime être sur l'eau. Elle est cependant pleine de bonne volonté. 

Avant de me connaître, sa seule expérience du bateau en mer, se résumait à une visite des grottes près de Bonifacio, sur un " promène-couillons "(!) au cours de laquelle, elle fut copieusement malade! C'est vous dire si elle était anxieuse la première fois qu'elle est montée sur Manéa  en juillet 2009.

Mais, miracle, son mal de mer semble n'être qu'un mauvais souvenir.

Elle aime la nature, les voyages, la vie simple, lire, écouter de la musique, réfléchir et discuter sur la condition humaine, (elle était prof de philo!), cuisiner,  ses enfants et son petit-fils. En revanche, -mais elle fait de louables efforts pour s'améliorer- elle n'est pas toujours très ordonnée. Mais, sur le bateau, c'est nettement mieux qu'à terre... Chacun sait que sur un bateau,...Elle aime la solitude et la contemplation mais apprécie aussi d'être entourée par famille et amis.

Elle est affligée d'une difficulté chronique à reconnaître sa droite de sa gauche mais ça n'influe pas (enfin pas trop! ) sur son aptitude à barrer.

Elle apprend vite mais, -est-ce un manque de confiance en soi?-, elle a tendance à paniquer dans l'urgence et de ce fait, certaines manoeuvres n'ont pas toujours la fluidité qu'elles devraient avoir. Mais sans doute, suis-je un peu responsable là, moi aussi : assez pédagogue? ( gênant pour un ancien prof...)

Michel.

J'ai fait mes premières armes sur caravelle et puis vaurien en 1970 sur l'île de Batz en Bretagne. Mais, tout petit déjà, j'ai toujours été attiré par la mer et les bateaux. Pour ceux qui se souviennent, je pense que ce sont " les aventures du Capitaine Troy ", feuilleton télévisé des années soixante, qui m'ont donné le virus. Oui, j'entends encore le doux bruit de sa goélette, naviguant dans les mers du sud...

Cette première expérience fut complétée par quelques autres sur dériveur mais le véritable départ fut en 1977, quand j'effectuai un stage de croisière à Saint-Malo. Deuxième révélation : la vie en croisière me remplit d'aise : vivre, manger, dormir à bord, manoeuvrer,  faire la navigation, c'est tout ce que j'aime. J'ai su à cet instant, que je ne pourrais jamais plus me passer durablement de naviguer.

L'année suivante, location d'un  Flush Poker, toujours à Saint-Malo puis en 79, un embarquement pour la Corse. Expérience mitigée, car le patron est un peu " juste ", notamment dans la manoeuvre de son bateau et dans ses relations avec l'équipage : quelques équipiers débarqueront et nous  nous retrouverons seuls avec lui. Je devrai assumer, bien malgré moi, le rôle de skipper. Tout se passera bien cependant et nous rentrerons à Antibes sains et saufs! Est-ce cette première expérience d'embarquement qui a fait que je n'ai plus eu que des bateaux à moi par après? Peut-être, mais cela ne m'a pas empêché de prendre des équipiers à bord ensuite, et ça s'est toujours bien passé.

Recherche

Mes bateaux.

1986 : un corsaire complètement pourri baptisé " Boaf " et un laser pour rigoler dans les thermiques  du golfe de Valencia (5 à 6  chaque après-midi) 

1988 : kelt 620 " Hiva oa"

1991 : first 30 : Manéa  premier du nom.

1994 : kelt 9m : Manéa toujours. (Vendu en 98, non remplacé alors)

2009 : attalia 32 : Manéa. (vendu en août 2010)

2010 ; centurion 42 : Manéa.

Archives

Manéa

Centurion 42 N° 32 du chantier Wauquier de 1988.

Acheté par un osthéopathe anversois, il semble l'avoir doté de toutes les options possibles et imaginables : trinquette sur enrouleur, génois maxi, génois lourd, chaussette à spi, spi, chauffage, frigoboat, hélice maxprop, pilote automatique, j'en oublie...

Vendu en 2005 à un Français originaire du Doubs, il n'a que peu navigué : le moteur ne totalise que 1472h. Ce dernier n'a malheureusement pas pu réaliser ce pourquoi il l'avait acheté : faire la même chose que nous! Chaque fois que nous le rencontrons, nous mesurons combien sa déception est grande...

Manéa  correspond à nos attentes : bon marcheur ( 108m2 au près), facile à manoeuvrer (accastillage bien dimensionné), peu gîtard, tirant d'eau réduit, et beaucoup d'espace et de rangements. Et en plus, il est beau. Et je vous assure que je ne suis pas le seul à le dire.DSC01504

Nous avons ajouté à son équipement un deuxième pilote, refait l'électronique entièrement, installé l'informatique, un portique, des panneaux solaires, un taud récupérateur d'eau (www.banik.org) et un bimini.


En voici les caractéristiques générales :

Longueur coque ....................12,86m

Longueur flottaison................ 10,12m

Largeur................................   4,06m

Déplacement........................11000Kgs

Lest plomb.............................4320Kgs

Tirant d’eau..............................1,74m

Tirant d’air................................19m

Grand voile................................36m2

Génois léger...............................72m2

Génois lourd...............................62m2

Spinnaker.................................165m2

Batteries service : 6x105Ah

Batterie moteur : 105Ah

Chargeur : 60A Cristec.

Panneaux solaires : 270W.

Gestionnaire de batterie BEPmarine

Eau : 750L

Gasoil : 260L (plus 80l jerrycans)

 DSC01498

       DSC01500           


Mais pourquoi partir?

Par Françoise

 

Depuis toujours l’un et l’autre, nous avons «  la bougeotte » et l’envie de voyager a toujours été présente en chacun de nous, même si parfois elle a été occultée par des tas d’autres « priorités ».

Pour ma part, j’ai toujours su qu’une fois  à la retraite,  je partirais à la découverte  du monde et des autres mais je n’avais jamais imaginé que cela se réaliserait en bateau, moi qui n’aime pas vraiment l’eau (du moins être dedans, sur elle, je me sens en totale confiance et cela est certainement dû à la grande prudence du capitaine !). Quant à Michel, il n’est vraiment lui-même que sur l’eau et il espérait ce retour depuis de nombreuses années.

Partir, mais pourquoi partons-nous ? Quelles sont nos motivations ?

Elles sont multiples :

Partir pour partager et tenter de vivre ensemble un rêve, celui de Michel dans lequel il m’a offert d’entrer si généreusement et qui est devenu celui de notre couple.

Partir en sachant prendre le temps, moi qui ai eu la sensation d’être un robot pendant des années : tout était programmé dans mes journées, aucun temps mort !

Partir pour aller à la rencontre de nous-mêmes, de l’autre, des autres.

Partir pour voir le monde, en prendre plein les yeux et tenter de vivre au rythme de la nature.

Partir pour rencontrer d’autres cultures, essayer de les comprendre en nous laissant interpeller par elles. 

Partir et essayer de vivre sans tomber dans les pièges de notre société de consommation : savoir retrouver l’essentiel qui est bien plus dans l’être que dans l’avoir et donc tenter de vivre la concrétisation du contenu de mes cours.

Partir parce que nous n’avons qu’une vie….

Partir pour essayer de changer notre vie, notre vision des choses grâce à toutes nos futures rencontres….

Partir en quête de rencontres humaines vraies avec l’envie de retrouver l’authentique.

Partir parce que nous avons envie de faire partie de la tribu de ceux qui vivent leurs rêves plutôt que de celle de ceux qui rêvent leur vie.

Nous avons choisi de partir et choisir c’est renoncer : nous renonçons effectivement à une série de choses qui font souvent le sel de la vie pour beaucoup d’autres : ne pas voir grandir semaine après semaine nos petits-enfants, vivre après coup et à distance des événements importants : une grossesse, une naissance, un projet de mariage, des fêtes de famille : Noël…être présent au quotidien auprès de nos parents qui vieillissent mais bon, si nous ne le faisons pas maintenant alors que nous sommes encore en bonne santé, quand le ferons-nous ? Nous sommes en effet la génération « sandwich » coincée entre nos parents, nos enfants et petits-enfants et puis, pour ma part durant plus de 30 ans, j’ai tout consacré et donné à mes enfants : temps, argent…Il est donc juste maintenant de penser à moi, à nous, même si certain(e)s peuvent trouver cela égoïste. Nous sommes conscients de ces renoncements et ils sont le « côté plus sombre » du défi que nous nous sommes fixé, largement compensés par les nombreuses découvertes et rencontres que nous ferons dans notre vie de bourlingueurs.

Nous vidons la maison pour la mettre en location et cela aussi, ce n'est pas toujours facile : se retrouver face à ses souvenirs,  les trier,  penser que certains auxquels on tient particulièrement, plairont aux enfants et puis  non, ils n’en ont rien à faire. Enfin, l’avantage sera pour eux de n’avoir quasi plus rien à vider lorsque nous serons disparus. … Et puis, nous ne vous embêterons pas en parlant de l’administration de notre pays, des heures passées au téléphone,  sachez simplement que dans tous les domaines elle est à la hauteur de sa réputation et que,si certains fonctionnaires ne sont pas capables de sortir du cadre, nous en avons quand même rencontré quelques sympas…Ouf…

Mais où et par où partir ?

Nous ne sommes pas de grands originaux et donc aux alentours du 20 septembre, après la mise à l’eau de Manéa notre route sera classique : aux saisons les plus propices, nous tenterons de suivre  les alizés (nous sommes un peu frileux et aimons la chaleur) mais pour cela nous devrons d’abord sortir de la Méditerranée  par Gibraltar (donc d’ Hyères cap sur les Baléares et puis Gibraltar) et puis à nous l’Atlantique !!! Première grande escale de notre vie de bourlingueurs : Madère, et puis peut-être la découverte de L’Afrique du Nord par le Maroc mais ce qui est certain c’est que tout cet hiver nous naviguerons dans l’archipel des Canaries et que nous n’aurons sans doute pas trop de temps pour en découvrir les sept îles. Ensuite retour au pays pour quelques mois après avoir mis Manéa au sec….

En septembre 2012 retour vers les Canaries pour retrouver notre complice et descendre la côte africaine pour visiter le Sénégal et surtout la Casamance que l’on dit si belle, si authentique encore…Le Cap Vert ( ?) et puis, LA TRAVERSEE !!! fin 2012, début 2O13…et cap sur le Brésil, pays immense dont nous rêvons depuis si longtemps. Ensuite le Vénézuela avec les îles des San Blas, des Testigos et le Costa Rica pays où l’armée a été supprimée et où la majorité des budgets est consacrée en priorité  à l’éducation, la santé et à la préservation de la nature : le pays tout entier est en effet une immense réserve naturelle…Ce petit pays d’Amérique Centrale  devrait servir d’exemple à bien d’autres pays du monde.

Et puis  petites et grandes Antilles …Tant d’îles aux noms mythiques : Grenadines, Martinique… 

Tout cela est promesse de dépaysement, quelques années se seront écoulées et nous serons toujours dans l’Atlantique. Et ensuite me direz-vous ? Oserons-nous rejoindre le Pacifique pour atteindre les îles aux noms enchanteurs et prometteurs : les Marquises, l’archipel des Tuamotu, la Polynésie…..Mais ne faisons pas trop de pronostics, tous les marins vous diront que cela attire le mauvais œil…