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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 13:35

 DU 06 JUIN AU 12 JUIN.

 

Nous vous avons laissé hier avec la mise à l'eau de Manéa. Nous venons d'y passer notre 1ére nuit sur l'eau après une si longue attente et elle a été très bonne , nous n'avons même pas été bercés par le roulis car le bateau est très large.

Ce dimanche nous vaquons donc à nos différentes tâches, essentiellement ménagères pour moi ( épluchage et cuisson des légumes pour la préparation d'un fricot de pois: nostalgie du pays) et plus techniques pour Michel: le nettoyage du dernier winch. DSC00412 Celui-ci, comme les précédents lui a demandé 5h!! Ainsi la liste de tout ce qui devait être réalisé comme travaux sur le bateau est terminée. Incroyable car en général lorsque l'on fait des listes  on n'en réalise pas le 1/3 du 1/4! Autre tâche pour moi: la rédaction de notre mail hebdomadaire. Nous en profitons pour remercier ceux et celles qui nous répondent en nous donnant de leurs nouvelles.


Vers midi, surprise!!!!! En ouvrant le frigo, je découvre qu'il est à moitié rempli d'eau et que nos différentes provisions y baignent, de plus Michel la goûte et elle est salée!! Il y a donc un problème de communication avec nos vannes, celle de l'arrivée d'eau de mer est ouverte, or elle coïncide avec la pompe du frigo. Nous en sommes donc quitte pour vider et nettoyer le frigo et bien sûr fermer la vanne responsable. Heureusement ce qui "nage", ce sont des produits emballés sous vide et donc rien n'est perdu et puis nous avons repéré à temps cet oubli!


C'est le jour de notre rv chez Mac Do pour vous envoyer notre courriel et vers 17h nous partons courageusement  sous un ciel plombé et  une lourde chaleur pour chercher le bus qui nous conduira à Hyères. Nous devons marcher + ou - 1,5 km jusqu'à l'arrêt de bus , il fait chaud et je propose à Michel de faire du stop, envie de renouer avec les habitudes de ma jeunesse?? (lors de ma 2ème licence ma faculté a été transférée de Louvain à Louvain-La -Neuve et kotant toujours à Leuven, je faisais régulièrement du stop entre les 2), nostalgie? Michel est sceptique et pourtant à peine 200m après le port, une Audi décapotable conduite par un gentlemen muet s'arrête et nous embarque jusqu'au centre d'Hyères. Mon capitaine est persuadé que la vision de mes jambes y est pour beaucoup! Au retour, nous ratons le dernier bus à 1 ou 2 ' près. Nous sortons donc de la ville à pieds jusqu'au 1er rond-point allant dans notre direction et nous recommençons à faire du stop et là c'est une automobiliste qui s'arrête, comme quoi ce ne sont pas uniquement mes "appâts" qui sont des déclencheurs d'arrêt, et cette gentille dame nous ramènera quasiment sur notre bateau car elle nous avoue être curieuse. C'est sûr nous recommencerons l'expérience.

 

Lundi matin à 9h tapantes, arrivée du technicien électronicien qui vient terminer son travail en grimpant en tête de mât pour installer l'anémomètre, DSC00415travail toujours très impressionnant que de le voir se balancer en haut du mât dans sa chaise de calfat.

Pour ma part, je suis de planton devant la capitainerie du port qui est fermée aujourd'hui car je vous rappelle que nous attendons toujours notre 2ème sésame ( la nouvelle carte bancaire du capitaine) pour pouvoir larguer les amarres et c'est en piquant un sprint derrière sa camionnette que je course le facteur qui traverse le port à toute allure. Mais rien pour nous aujourd'hui!. Déception car pendant mon attente inutile, Michel et le technicien sont partis en mer pour calibrer le pilote automatique. Dorénavant pour vous parler de lui, je dirai Trevor. Michel a en effet pour coutume de baptiser ses pilotes automatiques d'un prénom anglais parce qu'il trouve que barrer est un travail de subalterne et qu'il a tendance à mésestimer ( le mot est faible!) les habitants de la perfide Albion. Il faut dire, qu'ayant fait ses classes à Saint-Malo, ceci explique sans doute un peu cela. Pourtant, c'est moi qui l'ai baptisé Trevor en souvenir d'un anglais sympa, joyeux luron, amateur de bonne chère ( donc appréciant modérément la cuisine anglaise lui préférant la française et la mienne) et musicien extraordinaire, rencontré durant mes vacances en Bretagne. J'éprouve un petit pincement au coeur de n'être pas de la 1ère sortie en mer de Manéa,DSC00424mais c'est aussi cela être moussaillon et puis que ne ferai-je pas pour plaire à mon capitaine?L'après-midi c'est le technicien moteur qui arrive pour vérifier si tout fonctionne bien et si le presse-étoupe ne laisse pas passer d'eau. Tout est ok et donc nous prévoyons de larguer les amarres ce mardi en compagnie de Claude (l'ex-propriétaire du bateau) mais il y a un hic: Eole qui est l'un des membres les plus actifs de notre équipage, n'en fait qu'à sa tête et souffle beaucoup trop fort. C'est un avis de grand frais (vent de 7 à 8/ échelle de Beaufort) qui est annoncé par le Cross Med (météo marine). ce serait donc trop risqué que de traverser vers la Corse. Après discussions, il est décidé que ce mardi nous irons vers Porquerolles pour découvrir et apprendre à manier le bateau et que le soir nous reviendrons mouiller à  l'anse de Léoube qui est un bon abri par vent d'est. Ce sera une très belle journée, le bateau est très agréable à manier et il avance bien avec ses voiles, la barre à roue est plus facile à manier qu'une barre franche et elle est douce. DSC00430Après y avoir mouillé, nous dînons à la plage de la Courtade. Nous sommes en juin et il y a peu de bateaux, ensuite Claude veut nous faire une démonstration des manoeuvres de port et de la facilité avec laquelle le bateau se range à quai en marche arrière mais il est un peu "rouf-rouf" càd qu'il agit très précipitamment. Nous n'avons pas le temps de sortir les pare-battages qu'il est déjà quasiment au ponton et frôle de très près le bateau voisin qui ne comprend rien à notre manoeuvre sinon qu'il risque quelques dégats à cause de ce bateau belge un peu fou ( même s'il est barré par un français, mais cela il ne peut pas le deviner...) Bref, encore de jolies histoires belges qui risquent d'agrémenter les longues soirées d'hiver, dans les carrés!

Après avoir eu très chaud, nous reprenons la direction de la pointe de Léoube pour y mouiller en étant protégé de la colère d'Eole. Nous ne serons pas seuls durant ces 60 h d'isolement, d'autres voiliers ont pris la même initiative mais personne n'ose mettre son annexe à l'eau: chacun chez soi. Nos nuits ont été bonnes et nos journées se sont passées à bouquiner, papoter, travailler..oui, oui, Michel en a même profité pour nous pétrir et cuire du bon pain frais, DSC00435  et le croirez-vous, le temps est passé très vite ....

 

Nous voilà donc déjà vendredi matin et là, il faut y aller, le vent a faibli. Nous mettons donc le cap sur l'île de Port-Cros, où nous dînerons au port. Avec son fortin juché en haut d'un rocher à l'entrée, ses quelques maisons serrées le long d'un quai frangé de palmiers et sa végétation luxuriante qui couvre les pentes de l'île, il évoque un peu un repaire de pirates. Nous y passons un agréable moment et puis nous prenons la route du retour. Comme nous sommes bien près de la bucolique pointe de Léoube, c'est là que nous mouillerons une fois encore. DSC00433


Ce matin, comme 2 grands, Michel et moi avons manoeuvré seuls, certes en prenant notre temps mais nous avons réussi à relever l'ancre sans problème et puis à prendre la direction d'Hyères où nous avons mouillé face au port, lui au mouillage et moi à la barre. Cet après-midi en annexe, nous irons jusqu'à celui-ci et puis bus pour les courses et notre rv chez Mac Do car lundi c'est probable, les conditions météo seront optimales pour traverser vers la Corse: vent d'ouest portant. Finalement ce n'est pas si mal car demain c'est l'anniversaire des 100 ans de l'aéronavale et un grand meeting aérien avec déploiement de la flotte navale est prévu dans la rade.


Voilà, nous espérons que vous prenez toujours plaisir à lire nos tranches de vie.

Dernières nouvelles : c'est plutôt du vent d'est (encore!) qui est annoncé. Alors...

 

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Published by manéa - dans Croisière 2010
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  • : Préparation et compte-rendu d'une retraite vagabonde autour du monde en voilier.
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Qui sommes-nous?

 

Nous nous appelons Françoise et Michel. Nous sommes belges et pré-retraités de l'enseignement tous les deux.

Nous habitons un petit village de la province de Hainaut, dans les Hauts-Pays pour ceux qui connaissent, tout près de la frontière française.

Après environ 35 ans d'enseignement chacun, nous avons décidé de vivre les quelques prochaines années à découvrir le monde en bateau, manière de vivre assez ascétique et où nous retrouvons les valeurs essentielles.

 

Françoise.

Elle n'avait jamais navigué auparavant. Elle ne nage pas très bien, n'aime pas  être dans l'eau (espérons que cela changera;;;)  mais aime être sur l'eau. Elle est cependant pleine de bonne volonté. 

Avant de me connaître, sa seule expérience du bateau en mer, se résumait à une visite des grottes près de Bonifacio, sur un " promène-couillons "(!) au cours de laquelle, elle fut copieusement malade! C'est vous dire si elle était anxieuse la première fois qu'elle est montée sur Manéa  en juillet 2009.

Mais, miracle, son mal de mer semble n'être qu'un mauvais souvenir.

Elle aime la nature, les voyages, la vie simple, lire, écouter de la musique, réfléchir et discuter sur la condition humaine, (elle était prof de philo!), cuisiner,  ses enfants et son petit-fils. En revanche, -mais elle fait de louables efforts pour s'améliorer- elle n'est pas toujours très ordonnée. Mais, sur le bateau, c'est nettement mieux qu'à terre... Chacun sait que sur un bateau,...Elle aime la solitude et la contemplation mais apprécie aussi d'être entourée par famille et amis.

Elle est affligée d'une difficulté chronique à reconnaître sa droite de sa gauche mais ça n'influe pas (enfin pas trop! ) sur son aptitude à barrer.

Elle apprend vite mais, -est-ce un manque de confiance en soi?-, elle a tendance à paniquer dans l'urgence et de ce fait, certaines manoeuvres n'ont pas toujours la fluidité qu'elles devraient avoir. Mais sans doute, suis-je un peu responsable là, moi aussi : assez pédagogue? ( gênant pour un ancien prof...)

Michel.

J'ai fait mes premières armes sur caravelle et puis vaurien en 1970 sur l'île de Batz en Bretagne. Mais, tout petit déjà, j'ai toujours été attiré par la mer et les bateaux. Pour ceux qui se souviennent, je pense que ce sont " les aventures du Capitaine Troy ", feuilleton télévisé des années soixante, qui m'ont donné le virus. Oui, j'entends encore le doux bruit de sa goélette, naviguant dans les mers du sud...

Cette première expérience fut complétée par quelques autres sur dériveur mais le véritable départ fut en 1977, quand j'effectuai un stage de croisière à Saint-Malo. Deuxième révélation : la vie en croisière me remplit d'aise : vivre, manger, dormir à bord, manoeuvrer,  faire la navigation, c'est tout ce que j'aime. J'ai su à cet instant, que je ne pourrais jamais plus me passer durablement de naviguer.

L'année suivante, location d'un  Flush Poker, toujours à Saint-Malo puis en 79, un embarquement pour la Corse. Expérience mitigée, car le patron est un peu " juste ", notamment dans la manoeuvre de son bateau et dans ses relations avec l'équipage : quelques équipiers débarqueront et nous  nous retrouverons seuls avec lui. Je devrai assumer, bien malgré moi, le rôle de skipper. Tout se passera bien cependant et nous rentrerons à Antibes sains et saufs! Est-ce cette première expérience d'embarquement qui a fait que je n'ai plus eu que des bateaux à moi par après? Peut-être, mais cela ne m'a pas empêché de prendre des équipiers à bord ensuite, et ça s'est toujours bien passé.

Recherche

Mes bateaux.

1986 : un corsaire complètement pourri baptisé " Boaf " et un laser pour rigoler dans les thermiques  du golfe de Valencia (5 à 6  chaque après-midi) 

1988 : kelt 620 " Hiva oa"

1991 : first 30 : Manéa  premier du nom.

1994 : kelt 9m : Manéa toujours. (Vendu en 98, non remplacé alors)

2009 : attalia 32 : Manéa. (vendu en août 2010)

2010 ; centurion 42 : Manéa.

Archives

Manéa

Centurion 42 N° 32 du chantier Wauquier de 1988.

Acheté par un osthéopathe anversois, il semble l'avoir doté de toutes les options possibles et imaginables : trinquette sur enrouleur, génois maxi, génois lourd, chaussette à spi, spi, chauffage, frigoboat, hélice maxprop, pilote automatique, j'en oublie...

Vendu en 2005 à un Français originaire du Doubs, il n'a que peu navigué : le moteur ne totalise que 1472h. Ce dernier n'a malheureusement pas pu réaliser ce pourquoi il l'avait acheté : faire la même chose que nous! Chaque fois que nous le rencontrons, nous mesurons combien sa déception est grande...

Manéa  correspond à nos attentes : bon marcheur ( 108m2 au près), facile à manoeuvrer (accastillage bien dimensionné), peu gîtard, tirant d'eau réduit, et beaucoup d'espace et de rangements. Et en plus, il est beau. Et je vous assure que je ne suis pas le seul à le dire.DSC01504

Nous avons ajouté à son équipement un deuxième pilote, refait l'électronique entièrement, installé l'informatique, un portique, des panneaux solaires, un taud récupérateur d'eau (www.banik.org) et un bimini.


En voici les caractéristiques générales :

Longueur coque ....................12,86m

Longueur flottaison................ 10,12m

Largeur................................   4,06m

Déplacement........................11000Kgs

Lest plomb.............................4320Kgs

Tirant d’eau..............................1,74m

Tirant d’air................................19m

Grand voile................................36m2

Génois léger...............................72m2

Génois lourd...............................62m2

Spinnaker.................................165m2

Batteries service : 6x105Ah

Batterie moteur : 105Ah

Chargeur : 60A Cristec.

Panneaux solaires : 270W.

Gestionnaire de batterie BEPmarine

Eau : 750L

Gasoil : 260L (plus 80l jerrycans)

 DSC01498

       DSC01500           


Mais pourquoi partir?

Par Françoise

 

Depuis toujours l’un et l’autre, nous avons «  la bougeotte » et l’envie de voyager a toujours été présente en chacun de nous, même si parfois elle a été occultée par des tas d’autres « priorités ».

Pour ma part, j’ai toujours su qu’une fois  à la retraite,  je partirais à la découverte  du monde et des autres mais je n’avais jamais imaginé que cela se réaliserait en bateau, moi qui n’aime pas vraiment l’eau (du moins être dedans, sur elle, je me sens en totale confiance et cela est certainement dû à la grande prudence du capitaine !). Quant à Michel, il n’est vraiment lui-même que sur l’eau et il espérait ce retour depuis de nombreuses années.

Partir, mais pourquoi partons-nous ? Quelles sont nos motivations ?

Elles sont multiples :

Partir pour partager et tenter de vivre ensemble un rêve, celui de Michel dans lequel il m’a offert d’entrer si généreusement et qui est devenu celui de notre couple.

Partir en sachant prendre le temps, moi qui ai eu la sensation d’être un robot pendant des années : tout était programmé dans mes journées, aucun temps mort !

Partir pour aller à la rencontre de nous-mêmes, de l’autre, des autres.

Partir pour voir le monde, en prendre plein les yeux et tenter de vivre au rythme de la nature.

Partir pour rencontrer d’autres cultures, essayer de les comprendre en nous laissant interpeller par elles. 

Partir et essayer de vivre sans tomber dans les pièges de notre société de consommation : savoir retrouver l’essentiel qui est bien plus dans l’être que dans l’avoir et donc tenter de vivre la concrétisation du contenu de mes cours.

Partir parce que nous n’avons qu’une vie….

Partir pour essayer de changer notre vie, notre vision des choses grâce à toutes nos futures rencontres….

Partir en quête de rencontres humaines vraies avec l’envie de retrouver l’authentique.

Partir parce que nous avons envie de faire partie de la tribu de ceux qui vivent leurs rêves plutôt que de celle de ceux qui rêvent leur vie.

Nous avons choisi de partir et choisir c’est renoncer : nous renonçons effectivement à une série de choses qui font souvent le sel de la vie pour beaucoup d’autres : ne pas voir grandir semaine après semaine nos petits-enfants, vivre après coup et à distance des événements importants : une grossesse, une naissance, un projet de mariage, des fêtes de famille : Noël…être présent au quotidien auprès de nos parents qui vieillissent mais bon, si nous ne le faisons pas maintenant alors que nous sommes encore en bonne santé, quand le ferons-nous ? Nous sommes en effet la génération « sandwich » coincée entre nos parents, nos enfants et petits-enfants et puis, pour ma part durant plus de 30 ans, j’ai tout consacré et donné à mes enfants : temps, argent…Il est donc juste maintenant de penser à moi, à nous, même si certain(e)s peuvent trouver cela égoïste. Nous sommes conscients de ces renoncements et ils sont le « côté plus sombre » du défi que nous nous sommes fixé, largement compensés par les nombreuses découvertes et rencontres que nous ferons dans notre vie de bourlingueurs.

Nous vidons la maison pour la mettre en location et cela aussi, ce n'est pas toujours facile : se retrouver face à ses souvenirs,  les trier,  penser que certains auxquels on tient particulièrement, plairont aux enfants et puis  non, ils n’en ont rien à faire. Enfin, l’avantage sera pour eux de n’avoir quasi plus rien à vider lorsque nous serons disparus. … Et puis, nous ne vous embêterons pas en parlant de l’administration de notre pays, des heures passées au téléphone,  sachez simplement que dans tous les domaines elle est à la hauteur de sa réputation et que,si certains fonctionnaires ne sont pas capables de sortir du cadre, nous en avons quand même rencontré quelques sympas…Ouf…

Mais où et par où partir ?

Nous ne sommes pas de grands originaux et donc aux alentours du 20 septembre, après la mise à l’eau de Manéa notre route sera classique : aux saisons les plus propices, nous tenterons de suivre  les alizés (nous sommes un peu frileux et aimons la chaleur) mais pour cela nous devrons d’abord sortir de la Méditerranée  par Gibraltar (donc d’ Hyères cap sur les Baléares et puis Gibraltar) et puis à nous l’Atlantique !!! Première grande escale de notre vie de bourlingueurs : Madère, et puis peut-être la découverte de L’Afrique du Nord par le Maroc mais ce qui est certain c’est que tout cet hiver nous naviguerons dans l’archipel des Canaries et que nous n’aurons sans doute pas trop de temps pour en découvrir les sept îles. Ensuite retour au pays pour quelques mois après avoir mis Manéa au sec….

En septembre 2012 retour vers les Canaries pour retrouver notre complice et descendre la côte africaine pour visiter le Sénégal et surtout la Casamance que l’on dit si belle, si authentique encore…Le Cap Vert ( ?) et puis, LA TRAVERSEE !!! fin 2012, début 2O13…et cap sur le Brésil, pays immense dont nous rêvons depuis si longtemps. Ensuite le Vénézuela avec les îles des San Blas, des Testigos et le Costa Rica pays où l’armée a été supprimée et où la majorité des budgets est consacrée en priorité  à l’éducation, la santé et à la préservation de la nature : le pays tout entier est en effet une immense réserve naturelle…Ce petit pays d’Amérique Centrale  devrait servir d’exemple à bien d’autres pays du monde.

Et puis  petites et grandes Antilles …Tant d’îles aux noms mythiques : Grenadines, Martinique… 

Tout cela est promesse de dépaysement, quelques années se seront écoulées et nous serons toujours dans l’Atlantique. Et ensuite me direz-vous ? Oserons-nous rejoindre le Pacifique pour atteindre les îles aux noms enchanteurs et prometteurs : les Marquises, l’archipel des Tuamotu, la Polynésie…..Mais ne faisons pas trop de pronostics, tous les marins vous diront que cela attire le mauvais œil…