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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 17:59


L’immensité et la diversité du Brésil.


Grand comme les Etats Unis sans l’Alaska (mais sans doute avec Hawaï), comme l’Europe sans la Russie (avec la Réunion ?), le Brésil est une fédération d’états (26) qui offre une grande diversité de climats, de paysages mais aussi de population et 7700km de côtes !!! 65% de la population est concentrée dans les 6 grandes villes du pays : Sao Paulo, Belo Horizonte, Rio de Janeiro, Salvador de Bahia, Recife et Fortaleza…si bien que la majorité de la population vit dans des villes tentaculaires avec tous leurs avantages et inconvénients alors que d’autres vivent au milieu de nulle part.

Nous avions choisi d’arriver dans l’état de Bahia, à Salvador, dans la baie de « Todos los Santos ». Les explorateurs portugais comme les espagnols avaient coutume de donner aux territoires qu’ils découvraient le nom du saint du jour de la découverte. Cette baie ayant été découverte le 1er novembre 1501, elle a ainsi été baptisée « Tous les Saints ».

Notre choix était fait pour des raisons de navigation mais aussi parce que Bahia est un peu le « cœur africain » du Brésil. C’est là que vit la majorité de la population noire du pays. Plus au sud, après Rio c’est quasi tout blanc et plus au nord, c’est l’Amazonie et les indiens. Bahia, c’est africain et ça, ça nous plaît bien…

Mais bon, le « cadeau » surprise technique de la traversée nous a obligé à faire notre entrée dans ce pays continent par l’état du Paraiba qui était le plus proche de Mindelo, de près de 400Nm, point de départ de notre traversée

L’état du Paraiba et du Pernambuco.

 Jacaré yacht village (www.marina-jacare-village.com), est situé  10km à l’intérieur des terres, sur le fleuve ou rio Paraiba,. C’est ici qu’arrivent la plupart des voiliers après la traversée. Depuis notre départ, c’est la 1ère fois que nous rencontrons autant de voiliers et d’équipages belges : 4 avec nous ! C’est ici aussi que nous avons fait nos 1ers pas sur le sol brésilien.

Les formalités d’entrée dans le pays nous ont occupé toute une matinée (police fédérale pour l’immigration, marine et receita federal 2X(douane) pour Manéa. Pour la première fois, les autorités nous ont demandé la preuve de nos revenus avant de nous accorder un visa pour 90 jours. Les brésiliens sont fiers de la montée de leur puissance économique et ils veulent appliquer les mêmes lois aux européens que celles que ceux-ci leur appliquent. Heureusement qu’internet existe…Mais bon, nous avons obtenu notre sésame pour 90 jours.

Après avoir récupéré, bricolé, lessivé, cherché un soudeur inox, nous avons peu à peu découvert notre environnement et de nouveaux oiseaux ( urubu, colibri…) .

La marina de Jacaré est un petit village gaulois où l’on se sent bien et où tout est occasion de faire la fête : un départ, un anniversaire….DSC04943

Fin de la première semaine de notre séjour, nous sommes allés en train (coût 0,20€) à Joao Pessoa (capitale du Paraiba) assister au « bom sabadinho ». La semaine de travail se terminant le samedi à 12h, chaque semaine,  un orchestre y joue sur une place publique. Peu à peu la foule grossit, l’ambiance monte et tous ceux qui sont déjà ou encore capables de danser se déhanchent : du bébé en Pampers à la dame âgée avec sa canne ou celle ayant un plâtre au pied. L’ambiance est bon enfant et à la détente.

L’essentiel des touristes dans l’état du Paraiba est brésilien, peu d’étrangers. Nous étions donc remarqués. Un des guitaristes de l’orchestre est d’ailleurs venu nous remercier pour notre écoute attentive et nos applaudissements. Il faut dire qu’il les méritait bien tellement son jeu était superbe ! Une dame âgée (70 ans) m’a dit que j’avais de beaux yeux et aussi remercié d’être là.

Avec Jeanne et Bernard (2 voileux vrais belges mais parlant portugais car Bernard a travaillé au Brésil)) nous sommes partis en bus, pour 3 jours à la découverte d’Olinda et de Recife. Ces villes se situent à 120km au sud de Jacaré dans l’état du Pernambuco. Les bus sont très confortables et d’un prix correct: climatisation, sièges inclinables en quasi lits : nous n’hésiterons pas à les utiliser lors de nos prochains voyages sur de longues distances.

Olinda est un des bijoux du Brésil, préservée du temps par son écrin de verdure et surtout par l’Unesco qui l’a déclarée « patrimoine culturel de l’humanité ». Son nom viendrait du cri que poussa le capitaine portugais qui découvrit le site de ses 7 collines : »O linda ! »( oh ! la belle !)DSC04990

La vieille ville a conservé son lacis de ruelles pavées escarpées et pentues bordées de maisons coloniales aux façades colorées ainsi que ses nombreux couvents et églises (plus de 20 !!) à l’exubérance baroque et aux richesses infinies. Il ne faut pas  oublier que les explorateurs portugais avaient mis «  le petit Jésus » dans leur valise avant de partir ! Leur but était d’impressionner, émerveiller et persuader indiens et esclaves par leur Dieu et pour cela ils ont utilisé l’or à profusion. Cela crée même de grands paradoxes : ainsi à Olinda l’église et le couvent Sao Francisco, qui comme le nom l’indique sont dédiés à St François le « poverollo », fondateur d’un ordre mendiant, ne sont pas des lieux sobres et dépouillés mais au contraire surchargés et clinquants d’or.

Devant chaque édifice religieux il y a une croix marquant la distance entre le temporel et le spirituel.

Au monastère San Bento, le crucifix est situé au jubé et regarde vers l’extérieur afin que les esclaves, convertis de force mais qui n’avaient pas le droit d’entrer dans le même édifice religieux que leurs maîtres puissent le voir quand même.

A la Sé (= cathédrale) nous nous sommes recueillis sur la tombe de Dom Helder Camara (1909-1999), ancien évêque de Recife qui a connu une grande popularité par son engagement en faveur d’une plus grande justice sociale envers les brésiliens les plus pauvres, les sans-terre du Nordeste. Figure emblématique de « la théologie de la libération » il fut souvent inquiété par le pouvoir politique brésilien (condamné à 7 ans d’exil intérieur en 1970) mais c’est Jean-Paul II qui lui a donné le coup de grâce en 1985 en le remplaçant par un évêque beaucoup plus conservateur. La théologie de la libération n’avait pas bonne presse à l’époque au Vatican…Notre guide nous a d’ailleurs expliqué que c’est grâce à Dom Helder Camara qu’il travaille car celui-ci est à l’origine de la création d’une école de formation pour « guides touristiques ». 

Nous avons aussi visité le musée des « mamulengos » ou spectacles de marionnettes itinérants, tradition typique du NE brésilien et les héros « cangoceros » (=bandits) Lampion et Maria Bonita y sont beaucoup représentés. Ce sont les parallèles de nos Robin des Bois et Marianne. DSC05042                                                                                                            

 Nous avons donc beaucoup marché dans cette jolie ville avant de parcourir le vieux Recife le jour de notre retour.

Et ensuite préparatifs pour notre départ vers Salvador de Bahia. Nous avons enfin récupéré notre pièce ressoudée et faisons nos formalités de sortie de l’état du Paraiba. C’est une particularité du Brésil : chaque bateau doit faire son entrée et sa sortie de l’état où il séjourne.

Le mardi 5 mars nous quittons donc Jacaré mettant le cap vers le sud. Navigation très contrariante : agitée par une mer houleuse les premières 24h, pertubée  par l’oubli de la fermeture d’une vanne alors que nous gîtions avec pour résultat pas mal d’eau à vider et éponger de nuit dans les soutes et coffres, le régulateur de charge des panneaux solaires grillé, et ensuite pour cause de peu ou pas de vent navigation lente et finalement agréable. Le capitaine a loupé sa 1ère prise : un énorme poisson qui a  emporté toute la ligne : leurre, hameçon, bât de ligne et 200m de fil !!! Nous l’avons vu se  débattre et résister mais impossible de le ramener…Finalement, après 5 jours de mer nous sommes arrivés à Salvador de Bahia…ville mythique, mais cela sera l’histoire du prochain numéro…. 

 

https://picasaweb.google.com/117764391907794569223/Bresil1Paraiba

 

 

 

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Published by manéa - dans 2012-2013
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  • : Le blog de Manéa.over-blog.com
  • : Préparation et compte-rendu d'une retraite vagabonde autour du monde en voilier.
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Qui sommes-nous?

 

Nous nous appelons Françoise et Michel. Nous sommes belges et pré-retraités de l'enseignement tous les deux.

Nous habitons un petit village de la province de Hainaut, dans les Hauts-Pays pour ceux qui connaissent, tout près de la frontière française.

Après environ 35 ans d'enseignement chacun, nous avons décidé de vivre les quelques prochaines années à découvrir le monde en bateau, manière de vivre assez ascétique et où nous retrouvons les valeurs essentielles.

 

Françoise.

Elle n'avait jamais navigué auparavant. Elle ne nage pas très bien, n'aime pas  être dans l'eau (espérons que cela changera;;;)  mais aime être sur l'eau. Elle est cependant pleine de bonne volonté. 

Avant de me connaître, sa seule expérience du bateau en mer, se résumait à une visite des grottes près de Bonifacio, sur un " promène-couillons "(!) au cours de laquelle, elle fut copieusement malade! C'est vous dire si elle était anxieuse la première fois qu'elle est montée sur Manéa  en juillet 2009.

Mais, miracle, son mal de mer semble n'être qu'un mauvais souvenir.

Elle aime la nature, les voyages, la vie simple, lire, écouter de la musique, réfléchir et discuter sur la condition humaine, (elle était prof de philo!), cuisiner,  ses enfants et son petit-fils. En revanche, -mais elle fait de louables efforts pour s'améliorer- elle n'est pas toujours très ordonnée. Mais, sur le bateau, c'est nettement mieux qu'à terre... Chacun sait que sur un bateau,...Elle aime la solitude et la contemplation mais apprécie aussi d'être entourée par famille et amis.

Elle est affligée d'une difficulté chronique à reconnaître sa droite de sa gauche mais ça n'influe pas (enfin pas trop! ) sur son aptitude à barrer.

Elle apprend vite mais, -est-ce un manque de confiance en soi?-, elle a tendance à paniquer dans l'urgence et de ce fait, certaines manoeuvres n'ont pas toujours la fluidité qu'elles devraient avoir. Mais sans doute, suis-je un peu responsable là, moi aussi : assez pédagogue? ( gênant pour un ancien prof...)

Michel.

J'ai fait mes premières armes sur caravelle et puis vaurien en 1970 sur l'île de Batz en Bretagne. Mais, tout petit déjà, j'ai toujours été attiré par la mer et les bateaux. Pour ceux qui se souviennent, je pense que ce sont " les aventures du Capitaine Troy ", feuilleton télévisé des années soixante, qui m'ont donné le virus. Oui, j'entends encore le doux bruit de sa goélette, naviguant dans les mers du sud...

Cette première expérience fut complétée par quelques autres sur dériveur mais le véritable départ fut en 1977, quand j'effectuai un stage de croisière à Saint-Malo. Deuxième révélation : la vie en croisière me remplit d'aise : vivre, manger, dormir à bord, manoeuvrer,  faire la navigation, c'est tout ce que j'aime. J'ai su à cet instant, que je ne pourrais jamais plus me passer durablement de naviguer.

L'année suivante, location d'un  Flush Poker, toujours à Saint-Malo puis en 79, un embarquement pour la Corse. Expérience mitigée, car le patron est un peu " juste ", notamment dans la manoeuvre de son bateau et dans ses relations avec l'équipage : quelques équipiers débarqueront et nous  nous retrouverons seuls avec lui. Je devrai assumer, bien malgré moi, le rôle de skipper. Tout se passera bien cependant et nous rentrerons à Antibes sains et saufs! Est-ce cette première expérience d'embarquement qui a fait que je n'ai plus eu que des bateaux à moi par après? Peut-être, mais cela ne m'a pas empêché de prendre des équipiers à bord ensuite, et ça s'est toujours bien passé.

Recherche

Mes bateaux.

1986 : un corsaire complètement pourri baptisé " Boaf " et un laser pour rigoler dans les thermiques  du golfe de Valencia (5 à 6  chaque après-midi) 

1988 : kelt 620 " Hiva oa"

1991 : first 30 : Manéa  premier du nom.

1994 : kelt 9m : Manéa toujours. (Vendu en 98, non remplacé alors)

2009 : attalia 32 : Manéa. (vendu en août 2010)

2010 ; centurion 42 : Manéa.

Archives

Manéa

Centurion 42 N° 32 du chantier Wauquier de 1988.

Acheté par un osthéopathe anversois, il semble l'avoir doté de toutes les options possibles et imaginables : trinquette sur enrouleur, génois maxi, génois lourd, chaussette à spi, spi, chauffage, frigoboat, hélice maxprop, pilote automatique, j'en oublie...

Vendu en 2005 à un Français originaire du Doubs, il n'a que peu navigué : le moteur ne totalise que 1472h. Ce dernier n'a malheureusement pas pu réaliser ce pourquoi il l'avait acheté : faire la même chose que nous! Chaque fois que nous le rencontrons, nous mesurons combien sa déception est grande...

Manéa  correspond à nos attentes : bon marcheur ( 108m2 au près), facile à manoeuvrer (accastillage bien dimensionné), peu gîtard, tirant d'eau réduit, et beaucoup d'espace et de rangements. Et en plus, il est beau. Et je vous assure que je ne suis pas le seul à le dire.DSC01504

Nous avons ajouté à son équipement un deuxième pilote, refait l'électronique entièrement, installé l'informatique, un portique, des panneaux solaires, un taud récupérateur d'eau (www.banik.org) et un bimini.


En voici les caractéristiques générales :

Longueur coque ....................12,86m

Longueur flottaison................ 10,12m

Largeur................................   4,06m

Déplacement........................11000Kgs

Lest plomb.............................4320Kgs

Tirant d’eau..............................1,74m

Tirant d’air................................19m

Grand voile................................36m2

Génois léger...............................72m2

Génois lourd...............................62m2

Spinnaker.................................165m2

Batteries service : 6x105Ah

Batterie moteur : 105Ah

Chargeur : 60A Cristec.

Panneaux solaires : 270W.

Gestionnaire de batterie BEPmarine

Eau : 750L

Gasoil : 260L (plus 80l jerrycans)

 DSC01498

       DSC01500           


Mais pourquoi partir?

Par Françoise

 

Depuis toujours l’un et l’autre, nous avons «  la bougeotte » et l’envie de voyager a toujours été présente en chacun de nous, même si parfois elle a été occultée par des tas d’autres « priorités ».

Pour ma part, j’ai toujours su qu’une fois  à la retraite,  je partirais à la découverte  du monde et des autres mais je n’avais jamais imaginé que cela se réaliserait en bateau, moi qui n’aime pas vraiment l’eau (du moins être dedans, sur elle, je me sens en totale confiance et cela est certainement dû à la grande prudence du capitaine !). Quant à Michel, il n’est vraiment lui-même que sur l’eau et il espérait ce retour depuis de nombreuses années.

Partir, mais pourquoi partons-nous ? Quelles sont nos motivations ?

Elles sont multiples :

Partir pour partager et tenter de vivre ensemble un rêve, celui de Michel dans lequel il m’a offert d’entrer si généreusement et qui est devenu celui de notre couple.

Partir en sachant prendre le temps, moi qui ai eu la sensation d’être un robot pendant des années : tout était programmé dans mes journées, aucun temps mort !

Partir pour aller à la rencontre de nous-mêmes, de l’autre, des autres.

Partir pour voir le monde, en prendre plein les yeux et tenter de vivre au rythme de la nature.

Partir pour rencontrer d’autres cultures, essayer de les comprendre en nous laissant interpeller par elles. 

Partir et essayer de vivre sans tomber dans les pièges de notre société de consommation : savoir retrouver l’essentiel qui est bien plus dans l’être que dans l’avoir et donc tenter de vivre la concrétisation du contenu de mes cours.

Partir parce que nous n’avons qu’une vie….

Partir pour essayer de changer notre vie, notre vision des choses grâce à toutes nos futures rencontres….

Partir en quête de rencontres humaines vraies avec l’envie de retrouver l’authentique.

Partir parce que nous avons envie de faire partie de la tribu de ceux qui vivent leurs rêves plutôt que de celle de ceux qui rêvent leur vie.

Nous avons choisi de partir et choisir c’est renoncer : nous renonçons effectivement à une série de choses qui font souvent le sel de la vie pour beaucoup d’autres : ne pas voir grandir semaine après semaine nos petits-enfants, vivre après coup et à distance des événements importants : une grossesse, une naissance, un projet de mariage, des fêtes de famille : Noël…être présent au quotidien auprès de nos parents qui vieillissent mais bon, si nous ne le faisons pas maintenant alors que nous sommes encore en bonne santé, quand le ferons-nous ? Nous sommes en effet la génération « sandwich » coincée entre nos parents, nos enfants et petits-enfants et puis, pour ma part durant plus de 30 ans, j’ai tout consacré et donné à mes enfants : temps, argent…Il est donc juste maintenant de penser à moi, à nous, même si certain(e)s peuvent trouver cela égoïste. Nous sommes conscients de ces renoncements et ils sont le « côté plus sombre » du défi que nous nous sommes fixé, largement compensés par les nombreuses découvertes et rencontres que nous ferons dans notre vie de bourlingueurs.

Nous vidons la maison pour la mettre en location et cela aussi, ce n'est pas toujours facile : se retrouver face à ses souvenirs,  les trier,  penser que certains auxquels on tient particulièrement, plairont aux enfants et puis  non, ils n’en ont rien à faire. Enfin, l’avantage sera pour eux de n’avoir quasi plus rien à vider lorsque nous serons disparus. … Et puis, nous ne vous embêterons pas en parlant de l’administration de notre pays, des heures passées au téléphone,  sachez simplement que dans tous les domaines elle est à la hauteur de sa réputation et que,si certains fonctionnaires ne sont pas capables de sortir du cadre, nous en avons quand même rencontré quelques sympas…Ouf…

Mais où et par où partir ?

Nous ne sommes pas de grands originaux et donc aux alentours du 20 septembre, après la mise à l’eau de Manéa notre route sera classique : aux saisons les plus propices, nous tenterons de suivre  les alizés (nous sommes un peu frileux et aimons la chaleur) mais pour cela nous devrons d’abord sortir de la Méditerranée  par Gibraltar (donc d’ Hyères cap sur les Baléares et puis Gibraltar) et puis à nous l’Atlantique !!! Première grande escale de notre vie de bourlingueurs : Madère, et puis peut-être la découverte de L’Afrique du Nord par le Maroc mais ce qui est certain c’est que tout cet hiver nous naviguerons dans l’archipel des Canaries et que nous n’aurons sans doute pas trop de temps pour en découvrir les sept îles. Ensuite retour au pays pour quelques mois après avoir mis Manéa au sec….

En septembre 2012 retour vers les Canaries pour retrouver notre complice et descendre la côte africaine pour visiter le Sénégal et surtout la Casamance que l’on dit si belle, si authentique encore…Le Cap Vert ( ?) et puis, LA TRAVERSEE !!! fin 2012, début 2O13…et cap sur le Brésil, pays immense dont nous rêvons depuis si longtemps. Ensuite le Vénézuela avec les îles des San Blas, des Testigos et le Costa Rica pays où l’armée a été supprimée et où la majorité des budgets est consacrée en priorité  à l’éducation, la santé et à la préservation de la nature : le pays tout entier est en effet une immense réserve naturelle…Ce petit pays d’Amérique Centrale  devrait servir d’exemple à bien d’autres pays du monde.

Et puis  petites et grandes Antilles …Tant d’îles aux noms mythiques : Grenadines, Martinique… 

Tout cela est promesse de dépaysement, quelques années se seront écoulées et nous serons toujours dans l’Atlantique. Et ensuite me direz-vous ? Oserons-nous rejoindre le Pacifique pour atteindre les îles aux noms enchanteurs et prometteurs : les Marquises, l’archipel des Tuamotu, la Polynésie…..Mais ne faisons pas trop de pronostics, tous les marins vous diront que cela attire le mauvais œil…