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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 13:14

UNE PERLE AU PAYS DES DIAMANTS.

 

Ce jeudi 21 mars, dès 6h, avec Aranxa et Pancho (un couple de jeunes basques très sympa) nous quittons la marina, direction la gare autoroutière afin de prendre le bus vers la « Chapada Diamantina « et plus précisément Lençois , 425 kms à l’ouest de Salvador. Cette ville fut fondée en 1844 suite à la découverte de diamants dans la région. On pense qu’actuellement 8O% des diamants y sont encore enfouis dans le sol. A l’époque, de nombreux aventuriers se sont rués sur le site, improvisant des tentes sous de vastes toiles appelées lençois en portugais, d’où le nom de la ville. Du jour au lendemain, la ruée vers le diamant transforma le campement en véritable ville.DSC05169 Mais on vient surtout ici pour les possibilités de randonnée offertes par la Chapada Diamantina : région de basse montagne aux canyons parsemés de cascades d’eau pure, percée de grottes spectaculaires et au décor de plateaux tabulaires appelés « tepuys »par les indiens qui occupaient la région avant l’arrivée des Portugais. Cette région a été décrétée parc national en 1985.

Partis dès 7h, tout au long du trajet nous observons les dégâts causés par la plus grande sécheresse dans le Nordeste depuis 47 ans. Notre route est bordée de nombreuses « fazendas » (=fermes) d’élevage extensif et nous y voyons un bétail rachitique broutant la terre ou une herbe rase et jaunie. Une grande partie du cheptel est paraît-il déjà morte. Traversant une petite ville nous observons une très longue file sur la rue. En fait, nous nous rendons compte que ces gens attendent de pouvoir entrer à l’hôpital public.

A la sortie d’une autre ville, devant un quartier défavorisé, nous lisons : « programma de la luz para todos ». Le Brésil est un pays immense  devant faire face à d’énormes défis (santé, éducation, sécurité…) et le fossé entre les riches et les pauvres y demeure incommensurable. Il est d’ailleurs beaucoup plus palpable dans les grandes villes. A Salvador, nous voyons très souvent des gamins dormir dans la rue sur des cartons, coincés entre 2 poubelles à toute heure du jour ou allongés sur un muret emballés dans du plastique pour ne pas perdre les effluves de la colle ou du crack tandis que des buildings ou des habitations privées sont gardés par des vigiles  armés jusqu’aux dents. C’est d’ailleurs ainsi que nous sommes « gardés » à la marina. La présence policière est aussi impressionnante. Nous n’avons pas l’habitude de voir nos rues sillonnées par des policiers et des militaires avec la panoplie complète des armes. C’est paraît-il pour lutter contre l’insécurité.  Peut-être sommes-nous « anormaux » mais cela nous met mal à l’aise. 

Dès notre arrivée à 14h, nous sommes accueillis par Washington,  propriétaire de la pousada où nous logerons.

Dépôt des bagages, rafraîchissements et départ pour une reconnaissance de la ville. Nous sommes étonnés car tout y est fermé, non pas pour cause de sieste mais parce que les « touristes » ici sont des randonneurs et ne rentrent qu’à la nuit tombée. C’est à ce moment que Lençois s’éveille : rues étroites et pavées bordées de petites maisons coloniales sans étage et colorées, restaurants et cafés en plein air, ambiance décontractée et sécurisée. Nous apprécions beaucoup et c’est avec nos couples de jeunes basques (oui, oui,  2 car c’est ici qu’ Aranxa a retrouvé sa sœur Maïté et Pierre, le compagnon de celle-ci. Depuis 5 mois, ces derniers font le tour de l’Amérique du Sud, avec leurs sacs à dos.) que nous partagerons les deux soirées que nous vivrons à Lençois tout en sirotant de délicieuses caïpirinha.

DSC05159Vendredi départ pour une excursion classique : découverte du Rio Mucugêzinho et du Poço do Diabo  ( le saut du diable), de la Gruta da Lapa Doce (une grotte de 850m où nous admirons des milliers de stalactites et de stalagmites de différentes grosseurs et surtout couleurs résultant des eaux de ruissellement chargées de différents minéraux), de la Gruta Azul (grotte bleue) pour terminer par l’ascension du Morro do Pai Inacio (1120m) au coucher du soleil nous offrant une vue splendide sur la vallée et les plateaux. Bien qu’elle comprenne un long trajet en voiture, cette visite associe balades permettant la découverte de la flore (orchidées, plantes endémiques…) et du mode de vie rural ( plantations de café, habitations en pisé…)) et possibilités de baignade. Cette journée fut partagée avec des brésiliens sympas. DSC05155 

"Quand le dernier arbre sera coupé, quand la dernière rivière sera assèchée et le dernier poisson pêché, vous comprendrez que l'argent ne peut se manger"

 Après une nuit bien méritée, un petit déjeuner pantagruélique, nous rencontrons Puma qui sera  notre guide pour la journée. Avec lui, nous remontons le lit de la rivière, un agglomérat de galets de toutes les grosseurs et couleurs, y observant les femmes lessivant dans les bassins naturels et étalant le linge sur les rochers pour le sécher. Un plus loin nous découvrons le " Salao de Coloridas Areias "(salon des sables colorés : les roches de couleurs différentes sont très friables). Grimpant toujours, passant à gué en sautant de bloc en bloc nous atteignons le Poço Halley (bassin de baignade) où nous nous rafraîchissons les pieds et puis nous descendons par un sentier de chèvre et un chaos rocheux vers la " Cachoeira da Primavera "(cascade de printemps) et finalement nous reprenons la direction de Lençois où nous dînons pour repartir vers le "Ribeirao do Meio",  rando plus facile, dans la forêt qui nous permet d’observer différents oiseaux tous plus colorés les uns que les autres pour arriver à un bassin  dans lequel aboutissent une succession de toboggans naturels. C’est là que nous avons vu une espèce en voie de disparition : un chercheur de diamants(" garimpeiro "). Puma est un guide attentionné, aimant sa région et partageant avec passion ses connaissances sur la flore, la faune, l’histoire et la géologie,

Fatigués par nos 15 km de grimpette, nous repartons vers Salvador par le bus de nuit.

Beauté minérale et sérénité, nature encore authentiquement sauvage, gentillesse des habitants ont fait de ce séjour une réussite, contrastant avec l’impression en demi-teinte laissée par notre escale salvadorienne jusqu’à présent : bruit, voiture-reine, insécurité bref, mégapole avec tout ce que cela comporte d’aspects négatifs.

 


 

Chapada Diamantina.

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Published by manéa - dans 2012-2013
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  • : Préparation et compte-rendu d'une retraite vagabonde autour du monde en voilier.
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Qui sommes-nous?

 

Nous nous appelons Françoise et Michel. Nous sommes belges et pré-retraités de l'enseignement tous les deux.

Nous habitons un petit village de la province de Hainaut, dans les Hauts-Pays pour ceux qui connaissent, tout près de la frontière française.

Après environ 35 ans d'enseignement chacun, nous avons décidé de vivre les quelques prochaines années à découvrir le monde en bateau, manière de vivre assez ascétique et où nous retrouvons les valeurs essentielles.

 

Françoise.

Elle n'avait jamais navigué auparavant. Elle ne nage pas très bien, n'aime pas  être dans l'eau (espérons que cela changera;;;)  mais aime être sur l'eau. Elle est cependant pleine de bonne volonté. 

Avant de me connaître, sa seule expérience du bateau en mer, se résumait à une visite des grottes près de Bonifacio, sur un " promène-couillons "(!) au cours de laquelle, elle fut copieusement malade! C'est vous dire si elle était anxieuse la première fois qu'elle est montée sur Manéa  en juillet 2009.

Mais, miracle, son mal de mer semble n'être qu'un mauvais souvenir.

Elle aime la nature, les voyages, la vie simple, lire, écouter de la musique, réfléchir et discuter sur la condition humaine, (elle était prof de philo!), cuisiner,  ses enfants et son petit-fils. En revanche, -mais elle fait de louables efforts pour s'améliorer- elle n'est pas toujours très ordonnée. Mais, sur le bateau, c'est nettement mieux qu'à terre... Chacun sait que sur un bateau,...Elle aime la solitude et la contemplation mais apprécie aussi d'être entourée par famille et amis.

Elle est affligée d'une difficulté chronique à reconnaître sa droite de sa gauche mais ça n'influe pas (enfin pas trop! ) sur son aptitude à barrer.

Elle apprend vite mais, -est-ce un manque de confiance en soi?-, elle a tendance à paniquer dans l'urgence et de ce fait, certaines manoeuvres n'ont pas toujours la fluidité qu'elles devraient avoir. Mais sans doute, suis-je un peu responsable là, moi aussi : assez pédagogue? ( gênant pour un ancien prof...)

Michel.

J'ai fait mes premières armes sur caravelle et puis vaurien en 1970 sur l'île de Batz en Bretagne. Mais, tout petit déjà, j'ai toujours été attiré par la mer et les bateaux. Pour ceux qui se souviennent, je pense que ce sont " les aventures du Capitaine Troy ", feuilleton télévisé des années soixante, qui m'ont donné le virus. Oui, j'entends encore le doux bruit de sa goélette, naviguant dans les mers du sud...

Cette première expérience fut complétée par quelques autres sur dériveur mais le véritable départ fut en 1977, quand j'effectuai un stage de croisière à Saint-Malo. Deuxième révélation : la vie en croisière me remplit d'aise : vivre, manger, dormir à bord, manoeuvrer,  faire la navigation, c'est tout ce que j'aime. J'ai su à cet instant, que je ne pourrais jamais plus me passer durablement de naviguer.

L'année suivante, location d'un  Flush Poker, toujours à Saint-Malo puis en 79, un embarquement pour la Corse. Expérience mitigée, car le patron est un peu " juste ", notamment dans la manoeuvre de son bateau et dans ses relations avec l'équipage : quelques équipiers débarqueront et nous  nous retrouverons seuls avec lui. Je devrai assumer, bien malgré moi, le rôle de skipper. Tout se passera bien cependant et nous rentrerons à Antibes sains et saufs! Est-ce cette première expérience d'embarquement qui a fait que je n'ai plus eu que des bateaux à moi par après? Peut-être, mais cela ne m'a pas empêché de prendre des équipiers à bord ensuite, et ça s'est toujours bien passé.

Recherche

Mes bateaux.

1986 : un corsaire complètement pourri baptisé " Boaf " et un laser pour rigoler dans les thermiques  du golfe de Valencia (5 à 6  chaque après-midi) 

1988 : kelt 620 " Hiva oa"

1991 : first 30 : Manéa  premier du nom.

1994 : kelt 9m : Manéa toujours. (Vendu en 98, non remplacé alors)

2009 : attalia 32 : Manéa. (vendu en août 2010)

2010 ; centurion 42 : Manéa.

Archives

Manéa

Centurion 42 N° 32 du chantier Wauquier de 1988.

Acheté par un osthéopathe anversois, il semble l'avoir doté de toutes les options possibles et imaginables : trinquette sur enrouleur, génois maxi, génois lourd, chaussette à spi, spi, chauffage, frigoboat, hélice maxprop, pilote automatique, j'en oublie...

Vendu en 2005 à un Français originaire du Doubs, il n'a que peu navigué : le moteur ne totalise que 1472h. Ce dernier n'a malheureusement pas pu réaliser ce pourquoi il l'avait acheté : faire la même chose que nous! Chaque fois que nous le rencontrons, nous mesurons combien sa déception est grande...

Manéa  correspond à nos attentes : bon marcheur ( 108m2 au près), facile à manoeuvrer (accastillage bien dimensionné), peu gîtard, tirant d'eau réduit, et beaucoup d'espace et de rangements. Et en plus, il est beau. Et je vous assure que je ne suis pas le seul à le dire.DSC01504

Nous avons ajouté à son équipement un deuxième pilote, refait l'électronique entièrement, installé l'informatique, un portique, des panneaux solaires, un taud récupérateur d'eau (www.banik.org) et un bimini.


En voici les caractéristiques générales :

Longueur coque ....................12,86m

Longueur flottaison................ 10,12m

Largeur................................   4,06m

Déplacement........................11000Kgs

Lest plomb.............................4320Kgs

Tirant d’eau..............................1,74m

Tirant d’air................................19m

Grand voile................................36m2

Génois léger...............................72m2

Génois lourd...............................62m2

Spinnaker.................................165m2

Batteries service : 6x105Ah

Batterie moteur : 105Ah

Chargeur : 60A Cristec.

Panneaux solaires : 270W.

Gestionnaire de batterie BEPmarine

Eau : 750L

Gasoil : 260L (plus 80l jerrycans)

 DSC01498

       DSC01500           


Mais pourquoi partir?

Par Françoise

 

Depuis toujours l’un et l’autre, nous avons «  la bougeotte » et l’envie de voyager a toujours été présente en chacun de nous, même si parfois elle a été occultée par des tas d’autres « priorités ».

Pour ma part, j’ai toujours su qu’une fois  à la retraite,  je partirais à la découverte  du monde et des autres mais je n’avais jamais imaginé que cela se réaliserait en bateau, moi qui n’aime pas vraiment l’eau (du moins être dedans, sur elle, je me sens en totale confiance et cela est certainement dû à la grande prudence du capitaine !). Quant à Michel, il n’est vraiment lui-même que sur l’eau et il espérait ce retour depuis de nombreuses années.

Partir, mais pourquoi partons-nous ? Quelles sont nos motivations ?

Elles sont multiples :

Partir pour partager et tenter de vivre ensemble un rêve, celui de Michel dans lequel il m’a offert d’entrer si généreusement et qui est devenu celui de notre couple.

Partir en sachant prendre le temps, moi qui ai eu la sensation d’être un robot pendant des années : tout était programmé dans mes journées, aucun temps mort !

Partir pour aller à la rencontre de nous-mêmes, de l’autre, des autres.

Partir pour voir le monde, en prendre plein les yeux et tenter de vivre au rythme de la nature.

Partir pour rencontrer d’autres cultures, essayer de les comprendre en nous laissant interpeller par elles. 

Partir et essayer de vivre sans tomber dans les pièges de notre société de consommation : savoir retrouver l’essentiel qui est bien plus dans l’être que dans l’avoir et donc tenter de vivre la concrétisation du contenu de mes cours.

Partir parce que nous n’avons qu’une vie….

Partir pour essayer de changer notre vie, notre vision des choses grâce à toutes nos futures rencontres….

Partir en quête de rencontres humaines vraies avec l’envie de retrouver l’authentique.

Partir parce que nous avons envie de faire partie de la tribu de ceux qui vivent leurs rêves plutôt que de celle de ceux qui rêvent leur vie.

Nous avons choisi de partir et choisir c’est renoncer : nous renonçons effectivement à une série de choses qui font souvent le sel de la vie pour beaucoup d’autres : ne pas voir grandir semaine après semaine nos petits-enfants, vivre après coup et à distance des événements importants : une grossesse, une naissance, un projet de mariage, des fêtes de famille : Noël…être présent au quotidien auprès de nos parents qui vieillissent mais bon, si nous ne le faisons pas maintenant alors que nous sommes encore en bonne santé, quand le ferons-nous ? Nous sommes en effet la génération « sandwich » coincée entre nos parents, nos enfants et petits-enfants et puis, pour ma part durant plus de 30 ans, j’ai tout consacré et donné à mes enfants : temps, argent…Il est donc juste maintenant de penser à moi, à nous, même si certain(e)s peuvent trouver cela égoïste. Nous sommes conscients de ces renoncements et ils sont le « côté plus sombre » du défi que nous nous sommes fixé, largement compensés par les nombreuses découvertes et rencontres que nous ferons dans notre vie de bourlingueurs.

Nous vidons la maison pour la mettre en location et cela aussi, ce n'est pas toujours facile : se retrouver face à ses souvenirs,  les trier,  penser que certains auxquels on tient particulièrement, plairont aux enfants et puis  non, ils n’en ont rien à faire. Enfin, l’avantage sera pour eux de n’avoir quasi plus rien à vider lorsque nous serons disparus. … Et puis, nous ne vous embêterons pas en parlant de l’administration de notre pays, des heures passées au téléphone,  sachez simplement que dans tous les domaines elle est à la hauteur de sa réputation et que,si certains fonctionnaires ne sont pas capables de sortir du cadre, nous en avons quand même rencontré quelques sympas…Ouf…

Mais où et par où partir ?

Nous ne sommes pas de grands originaux et donc aux alentours du 20 septembre, après la mise à l’eau de Manéa notre route sera classique : aux saisons les plus propices, nous tenterons de suivre  les alizés (nous sommes un peu frileux et aimons la chaleur) mais pour cela nous devrons d’abord sortir de la Méditerranée  par Gibraltar (donc d’ Hyères cap sur les Baléares et puis Gibraltar) et puis à nous l’Atlantique !!! Première grande escale de notre vie de bourlingueurs : Madère, et puis peut-être la découverte de L’Afrique du Nord par le Maroc mais ce qui est certain c’est que tout cet hiver nous naviguerons dans l’archipel des Canaries et que nous n’aurons sans doute pas trop de temps pour en découvrir les sept îles. Ensuite retour au pays pour quelques mois après avoir mis Manéa au sec….

En septembre 2012 retour vers les Canaries pour retrouver notre complice et descendre la côte africaine pour visiter le Sénégal et surtout la Casamance que l’on dit si belle, si authentique encore…Le Cap Vert ( ?) et puis, LA TRAVERSEE !!! fin 2012, début 2O13…et cap sur le Brésil, pays immense dont nous rêvons depuis si longtemps. Ensuite le Vénézuela avec les îles des San Blas, des Testigos et le Costa Rica pays où l’armée a été supprimée et où la majorité des budgets est consacrée en priorité  à l’éducation, la santé et à la préservation de la nature : le pays tout entier est en effet une immense réserve naturelle…Ce petit pays d’Amérique Centrale  devrait servir d’exemple à bien d’autres pays du monde.

Et puis  petites et grandes Antilles …Tant d’îles aux noms mythiques : Grenadines, Martinique… 

Tout cela est promesse de dépaysement, quelques années se seront écoulées et nous serons toujours dans l’Atlantique. Et ensuite me direz-vous ? Oserons-nous rejoindre le Pacifique pour atteindre les îles aux noms enchanteurs et prometteurs : les Marquises, l’archipel des Tuamotu, la Polynésie…..Mais ne faisons pas trop de pronostics, tous les marins vous diront que cela attire le mauvais œil…