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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 14:00

MOUILLAGES DANS LA « BAIA DE TODOS OS SANTOS »


Remis de nos émotions « apicoles » ( un essaim d’abeilles « nomades » avait choisi le dessous de notre bimini comme future ruche. Nous avons donc dû aller loger à l’hôtel en attendant l’intervention des pompiers le lendemain vu leur nombre ( plus de 20.000 selon les « bombeiros ») et leur dangerosité (abeilles africaines),  nous avons donc quitté Salvador da Bahia ce jeudi 28 mars pour enfin prendre le temps de découvrir sa baie. C’est une des plus grandes au monde : elle a plus de 1000km2,  compte 56 îles à la végétation luxuriante mais celles-ci ne sont pas toutes habitées.

Nous avons commencé par la plus grande (36km L/20km l) et la plus proche : Itaparica. Située à une dizaine de milles face à Salvador,  elle a conservé un caractère rural même si les riches salvadoriens y ont leur résidence secondaire. Nous avons choisi d’y mouiller à la pointe nord devant la marina et le petit village d’Itaparica. Ici, nous retrouvons d’autres voiliers rencontrés au fil de nos navigations : les français Ingrid et Philippe sur »Iris », Lisa et Sven, les suédois,sur « Randivag », les belges Jeanne et Bernard sur « Asa Branca » et d’autres avec qui nous faisons connaissance.DSC05291 C’est ainsi que nous rencontrons  Olivier et sa petite famille, et, c’est certain  le monde est vraiment petit puisqu’à notre arrivée au Brésil, à Jacaré,  c’est Didier, son père que nous avions croisé. L’intérêt de ce mouillage, outre l’atmosphère paisible et le charme désuet de cette petite cité, est la « Fonte da Bica » : source d’eau minérale aménagée en fontaine qui alimente tous les habitants. Eau délicieuse… Nous en avons d’ailleurs  profité pour faire le plein des réservoirs du bateau. Ici, aussi il y a beaucoup de grands bancs de sable. A marée basse,  il y a des trouvailles. C’est ainsi que le capitaine a ramassé des palourdes que son second a préparées. Hum….les pâtes tomatées et crémées aux palourdes : un régal ! Ici, les pêcheurs passent proposer leurs produits  aux voiliers. Cette fois c’était des langoustes. Le second a donc concocté un autre plaisir gustatif pour son capitaine : les langoustes à la crème safranée. Des taxis collectifs (Kombis) desservent toute l’île et s’arrêtent quel que soit le lieu sur un simple geste de la main. Découverte de l’île et avitaillement en sont donc facilités.

Après une semaine de vie relax, nous sommes partis avec Jeanne et Bernard, équipage d’ « Asa Branca » vers l’île de Bom Jesus dos Passos. Navigation tranquille, qui nous a fait découvrir les projets brésiliens dans cette belle baie : construction de plate-forme pétrolière…Force est de constater qu’une fois de plus l’économique ne rejoint pas l’esthétique  ni l’écologique, mais qu’il prime encore et toujours. Mouillage tranquille devant cette petite île où nous avons retrouvé Arantxa et Pantxo, l’équipage de « Bande à part » (un sangria de 7,65m), avec qui nous avions vécu de belles soirées « caïpirinniennes » à la Chapada Diamantina. Nous avons d’ailleurs remis cela un soir sur «  Manéa ». DSC05361C’est une île hors du temps où la gentillesse des habitants est sans égale. Elle est habitée essentiellement par des pêcheurs qui naviguent sur d’élégants bateaux traditionnels : les » saveiros* ».

Après 4 jours de découverte et de vie paisible, nous avons levé l’ancre et quitté la Baia de Todos os Santos pour remonter le fleuve Paraguaçu sur 12 milles en direction de Maragogype. Le rio serpente à l’intérieur des terres à travers un paysage varié où se mêle végétation tropicale, rochers de couleur ocre et berges envahies de mangrove. Navigation qui nous a permis de découvrir un autre Brésil, épargné par le tourisme et loin de l’agitation des grandes villes. Région de petits villages qui ont gardé un caractère authentique avec une population qui vit entre passé et futur (déplacements à cheval, approvisionnement en eau par camion- citerne mais énormes paraboles sur les toits et GSM  par ex…).

Maragogype est une petite ville de 20.000 habitants, située dans le « Recôncavo », région fertile qui entoure la baie de Tous les Saints et qui a été une des plus prospères par sa production  agricole de canne à sucre et de tabac, mais aussi par son élevage. Le samedi, un important marché typique s’y tient. Les fermiers du « Recôncavo » y descendent de leurs « fazendas* » à cheval pour vendre leurs récoltes et leur bétail, chevaux, zébus, taureaux…

Nous y avons vu des étalages bariolés par les délicieux fruits du Brésil, les piments, des variétés de graines et de farines, le tout à des prix dérisoires comparé à ceux pratiqués à Salvador. Dépaysement assuré par cette scène haute en couleurs de la vie bahianaise. Le marché étant excentré et le samedi jour de congé scolaire,  des gamins proposent de ramener vos courses à l’aide de leur brouette, pour un prix modique. Ici, nous avons rencontré des gamins heureux de vivre, bien alimentés et allant à l’école. Le transport scolaire se fait d’ailleurs via des navettes maritimes. Autre curiosité ou particularité, ici ce n’est pas le chien qui est promené mais le canari avec sa cage.

 Nos achats effectués et ramenés au bateau, nous avons repris la direction du centre-ville d’où nous sommes partis en bus vers Sao Felix et Cachoiera. La route serpente à travers un paysage de collines dont certaines ont été largement déboisées au profit des cultures et de l’élevage et traverse des petits villages hors du temps. Ces deux villes situées sur les rives du Paraguaçu ( rive droite Sao Felix et à gauche Cachoiera) sont reliées par un vieux pont métallique à la Gustave Eiffel, dont la particularité est qu’il est aménagé à la fois pour le train (voie ferrée) et pour les piétons, chevaux, vélos, motos, voitures…DSC05397Lorsqu’un train se présente, la circulation routière s’arrête de part et d’autre du pont et la route redevient voie  ferrée pour laisser place au convoi de chemin de fer. Curieux mais astucieux ! Ces villes à l’architecture coloniale parfois décrépite, si pas en ruine, témoignent du riche passé  de la région. Nous nous sommes laissés prendre au charme de leurs ruelles bordées de maisons aux couleurs pastels et d’églises aux façades délabrées. Ici règne une atmosphère indolente  et, comme à Maragogype et dans les îles visitées dans la baie, nous avons enfin pu regoûter à la douceur de vivre brésilienne, retrouvé un peuple heureux de vivre même s’ il n’est pas riche.        

 La poterie est aussi une tradition  régionale. Dimanche donc, nous reprenons le bus mais cette fois nous irons moins loin, nous nous arrêterons à Coqueiros. Village aussi hors du temps, au bord du fleuve, où les fermiers descendent à cheval passer leur jour de congé. Nous nous croyons en plein western. Ambiance assurée !DSC05383 Nous voulons y rencontrer Dona Cadu, une potière connue et reconnue. Passant devant une habitation, nous voyons une vieille dame couchée à même le sol, porte ouverte. Nous passons outre et pourtant c’était chez elle. Nous n’en croyons pas nos yeux lorsqu’elle nous invite à entrer. Son habitation  est indescriptible. Apparemment , au Brésil, la production artistique ne nourrit pas son homme ou sa femme… Contrainte ou consentante,  elle semble satisfaite de son sort, vivre de ses poteries achetées par de grands restaurants de Salvador, Rio et Brasilia par ex, pour un prix qui nous semble dérisoire (4 € pour un grand plat à moqueca*). Cette dame dont c’est l’anniversaire ce dimanche (93 ans) est pétillante, respire la joie de vivre et la malice. Auprès d’elle nous avons vécu un moment exceptionnel et une leçon de vie.                                        

 Retour en bus et dernières caïpirinha avec nos cop’s d’ »Asa Branca » car la durée de leur séjour au Brésil touche à sa fin et il est temps pour eux de songer à « hiverner » le bateau avant leur retour en Belgique fin avril.

Lundi, nous redescendons donc le rio Paraguaçu et c’est sous un grain que nous mouillons devant Itaparica. Retrouvailles avec des bateaux copains et les habituelles occupations : faire de l’eau, l’avitaillement, la lessive et les 1000 et 1 bricolages ou travaux indispensables pour garder Manéa en pleine forme….et les jours filent plus vite les uns que les autres !

Lexique

Fazenda      :ferme

Moqueca     :plat bahianais typique. Poisson ou crevettes (camarao revenus avec ail, oignon, tomates, coriandre dans du lait de coco et de l’huile de palme (dendé)

Saveiro     : embarcation traditionnelle de Bahia. Grand voilier en bois de 15 à 20m de long, aux formes ventrues et dont le mât choisi avec beaucoup de soins est constitué d’un tronc d’arbre effilé et rectiligne, cintré dans sa partie haute. Une importante grand-voile et un petit foc forment le moyen de propulsion. Pas de moteur bien sûr!

 

 

 

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Published by manéa - dans 2012-2013
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  • : Préparation et compte-rendu d'une retraite vagabonde autour du monde en voilier.
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Qui sommes-nous?

 

Nous nous appelons Françoise et Michel. Nous sommes belges et pré-retraités de l'enseignement tous les deux.

Nous habitons un petit village de la province de Hainaut, dans les Hauts-Pays pour ceux qui connaissent, tout près de la frontière française.

Après environ 35 ans d'enseignement chacun, nous avons décidé de vivre les quelques prochaines années à découvrir le monde en bateau, manière de vivre assez ascétique et où nous retrouvons les valeurs essentielles.

 

Françoise.

Elle n'avait jamais navigué auparavant. Elle ne nage pas très bien, n'aime pas  être dans l'eau (espérons que cela changera;;;)  mais aime être sur l'eau. Elle est cependant pleine de bonne volonté. 

Avant de me connaître, sa seule expérience du bateau en mer, se résumait à une visite des grottes près de Bonifacio, sur un " promène-couillons "(!) au cours de laquelle, elle fut copieusement malade! C'est vous dire si elle était anxieuse la première fois qu'elle est montée sur Manéa  en juillet 2009.

Mais, miracle, son mal de mer semble n'être qu'un mauvais souvenir.

Elle aime la nature, les voyages, la vie simple, lire, écouter de la musique, réfléchir et discuter sur la condition humaine, (elle était prof de philo!), cuisiner,  ses enfants et son petit-fils. En revanche, -mais elle fait de louables efforts pour s'améliorer- elle n'est pas toujours très ordonnée. Mais, sur le bateau, c'est nettement mieux qu'à terre... Chacun sait que sur un bateau,...Elle aime la solitude et la contemplation mais apprécie aussi d'être entourée par famille et amis.

Elle est affligée d'une difficulté chronique à reconnaître sa droite de sa gauche mais ça n'influe pas (enfin pas trop! ) sur son aptitude à barrer.

Elle apprend vite mais, -est-ce un manque de confiance en soi?-, elle a tendance à paniquer dans l'urgence et de ce fait, certaines manoeuvres n'ont pas toujours la fluidité qu'elles devraient avoir. Mais sans doute, suis-je un peu responsable là, moi aussi : assez pédagogue? ( gênant pour un ancien prof...)

Michel.

J'ai fait mes premières armes sur caravelle et puis vaurien en 1970 sur l'île de Batz en Bretagne. Mais, tout petit déjà, j'ai toujours été attiré par la mer et les bateaux. Pour ceux qui se souviennent, je pense que ce sont " les aventures du Capitaine Troy ", feuilleton télévisé des années soixante, qui m'ont donné le virus. Oui, j'entends encore le doux bruit de sa goélette, naviguant dans les mers du sud...

Cette première expérience fut complétée par quelques autres sur dériveur mais le véritable départ fut en 1977, quand j'effectuai un stage de croisière à Saint-Malo. Deuxième révélation : la vie en croisière me remplit d'aise : vivre, manger, dormir à bord, manoeuvrer,  faire la navigation, c'est tout ce que j'aime. J'ai su à cet instant, que je ne pourrais jamais plus me passer durablement de naviguer.

L'année suivante, location d'un  Flush Poker, toujours à Saint-Malo puis en 79, un embarquement pour la Corse. Expérience mitigée, car le patron est un peu " juste ", notamment dans la manoeuvre de son bateau et dans ses relations avec l'équipage : quelques équipiers débarqueront et nous  nous retrouverons seuls avec lui. Je devrai assumer, bien malgré moi, le rôle de skipper. Tout se passera bien cependant et nous rentrerons à Antibes sains et saufs! Est-ce cette première expérience d'embarquement qui a fait que je n'ai plus eu que des bateaux à moi par après? Peut-être, mais cela ne m'a pas empêché de prendre des équipiers à bord ensuite, et ça s'est toujours bien passé.

Recherche

Mes bateaux.

1986 : un corsaire complètement pourri baptisé " Boaf " et un laser pour rigoler dans les thermiques  du golfe de Valencia (5 à 6  chaque après-midi) 

1988 : kelt 620 " Hiva oa"

1991 : first 30 : Manéa  premier du nom.

1994 : kelt 9m : Manéa toujours. (Vendu en 98, non remplacé alors)

2009 : attalia 32 : Manéa. (vendu en août 2010)

2010 ; centurion 42 : Manéa.

Archives

Manéa

Centurion 42 N° 32 du chantier Wauquier de 1988.

Acheté par un osthéopathe anversois, il semble l'avoir doté de toutes les options possibles et imaginables : trinquette sur enrouleur, génois maxi, génois lourd, chaussette à spi, spi, chauffage, frigoboat, hélice maxprop, pilote automatique, j'en oublie...

Vendu en 2005 à un Français originaire du Doubs, il n'a que peu navigué : le moteur ne totalise que 1472h. Ce dernier n'a malheureusement pas pu réaliser ce pourquoi il l'avait acheté : faire la même chose que nous! Chaque fois que nous le rencontrons, nous mesurons combien sa déception est grande...

Manéa  correspond à nos attentes : bon marcheur ( 108m2 au près), facile à manoeuvrer (accastillage bien dimensionné), peu gîtard, tirant d'eau réduit, et beaucoup d'espace et de rangements. Et en plus, il est beau. Et je vous assure que je ne suis pas le seul à le dire.DSC01504

Nous avons ajouté à son équipement un deuxième pilote, refait l'électronique entièrement, installé l'informatique, un portique, des panneaux solaires, un taud récupérateur d'eau (www.banik.org) et un bimini.


En voici les caractéristiques générales :

Longueur coque ....................12,86m

Longueur flottaison................ 10,12m

Largeur................................   4,06m

Déplacement........................11000Kgs

Lest plomb.............................4320Kgs

Tirant d’eau..............................1,74m

Tirant d’air................................19m

Grand voile................................36m2

Génois léger...............................72m2

Génois lourd...............................62m2

Spinnaker.................................165m2

Batteries service : 6x105Ah

Batterie moteur : 105Ah

Chargeur : 60A Cristec.

Panneaux solaires : 270W.

Gestionnaire de batterie BEPmarine

Eau : 750L

Gasoil : 260L (plus 80l jerrycans)

 DSC01498

       DSC01500           


Mais pourquoi partir?

Par Françoise

 

Depuis toujours l’un et l’autre, nous avons «  la bougeotte » et l’envie de voyager a toujours été présente en chacun de nous, même si parfois elle a été occultée par des tas d’autres « priorités ».

Pour ma part, j’ai toujours su qu’une fois  à la retraite,  je partirais à la découverte  du monde et des autres mais je n’avais jamais imaginé que cela se réaliserait en bateau, moi qui n’aime pas vraiment l’eau (du moins être dedans, sur elle, je me sens en totale confiance et cela est certainement dû à la grande prudence du capitaine !). Quant à Michel, il n’est vraiment lui-même que sur l’eau et il espérait ce retour depuis de nombreuses années.

Partir, mais pourquoi partons-nous ? Quelles sont nos motivations ?

Elles sont multiples :

Partir pour partager et tenter de vivre ensemble un rêve, celui de Michel dans lequel il m’a offert d’entrer si généreusement et qui est devenu celui de notre couple.

Partir en sachant prendre le temps, moi qui ai eu la sensation d’être un robot pendant des années : tout était programmé dans mes journées, aucun temps mort !

Partir pour aller à la rencontre de nous-mêmes, de l’autre, des autres.

Partir pour voir le monde, en prendre plein les yeux et tenter de vivre au rythme de la nature.

Partir pour rencontrer d’autres cultures, essayer de les comprendre en nous laissant interpeller par elles. 

Partir et essayer de vivre sans tomber dans les pièges de notre société de consommation : savoir retrouver l’essentiel qui est bien plus dans l’être que dans l’avoir et donc tenter de vivre la concrétisation du contenu de mes cours.

Partir parce que nous n’avons qu’une vie….

Partir pour essayer de changer notre vie, notre vision des choses grâce à toutes nos futures rencontres….

Partir en quête de rencontres humaines vraies avec l’envie de retrouver l’authentique.

Partir parce que nous avons envie de faire partie de la tribu de ceux qui vivent leurs rêves plutôt que de celle de ceux qui rêvent leur vie.

Nous avons choisi de partir et choisir c’est renoncer : nous renonçons effectivement à une série de choses qui font souvent le sel de la vie pour beaucoup d’autres : ne pas voir grandir semaine après semaine nos petits-enfants, vivre après coup et à distance des événements importants : une grossesse, une naissance, un projet de mariage, des fêtes de famille : Noël…être présent au quotidien auprès de nos parents qui vieillissent mais bon, si nous ne le faisons pas maintenant alors que nous sommes encore en bonne santé, quand le ferons-nous ? Nous sommes en effet la génération « sandwich » coincée entre nos parents, nos enfants et petits-enfants et puis, pour ma part durant plus de 30 ans, j’ai tout consacré et donné à mes enfants : temps, argent…Il est donc juste maintenant de penser à moi, à nous, même si certain(e)s peuvent trouver cela égoïste. Nous sommes conscients de ces renoncements et ils sont le « côté plus sombre » du défi que nous nous sommes fixé, largement compensés par les nombreuses découvertes et rencontres que nous ferons dans notre vie de bourlingueurs.

Nous vidons la maison pour la mettre en location et cela aussi, ce n'est pas toujours facile : se retrouver face à ses souvenirs,  les trier,  penser que certains auxquels on tient particulièrement, plairont aux enfants et puis  non, ils n’en ont rien à faire. Enfin, l’avantage sera pour eux de n’avoir quasi plus rien à vider lorsque nous serons disparus. … Et puis, nous ne vous embêterons pas en parlant de l’administration de notre pays, des heures passées au téléphone,  sachez simplement que dans tous les domaines elle est à la hauteur de sa réputation et que,si certains fonctionnaires ne sont pas capables de sortir du cadre, nous en avons quand même rencontré quelques sympas…Ouf…

Mais où et par où partir ?

Nous ne sommes pas de grands originaux et donc aux alentours du 20 septembre, après la mise à l’eau de Manéa notre route sera classique : aux saisons les plus propices, nous tenterons de suivre  les alizés (nous sommes un peu frileux et aimons la chaleur) mais pour cela nous devrons d’abord sortir de la Méditerranée  par Gibraltar (donc d’ Hyères cap sur les Baléares et puis Gibraltar) et puis à nous l’Atlantique !!! Première grande escale de notre vie de bourlingueurs : Madère, et puis peut-être la découverte de L’Afrique du Nord par le Maroc mais ce qui est certain c’est que tout cet hiver nous naviguerons dans l’archipel des Canaries et que nous n’aurons sans doute pas trop de temps pour en découvrir les sept îles. Ensuite retour au pays pour quelques mois après avoir mis Manéa au sec….

En septembre 2012 retour vers les Canaries pour retrouver notre complice et descendre la côte africaine pour visiter le Sénégal et surtout la Casamance que l’on dit si belle, si authentique encore…Le Cap Vert ( ?) et puis, LA TRAVERSEE !!! fin 2012, début 2O13…et cap sur le Brésil, pays immense dont nous rêvons depuis si longtemps. Ensuite le Vénézuela avec les îles des San Blas, des Testigos et le Costa Rica pays où l’armée a été supprimée et où la majorité des budgets est consacrée en priorité  à l’éducation, la santé et à la préservation de la nature : le pays tout entier est en effet une immense réserve naturelle…Ce petit pays d’Amérique Centrale  devrait servir d’exemple à bien d’autres pays du monde.

Et puis  petites et grandes Antilles …Tant d’îles aux noms mythiques : Grenadines, Martinique… 

Tout cela est promesse de dépaysement, quelques années se seront écoulées et nous serons toujours dans l’Atlantique. Et ensuite me direz-vous ? Oserons-nous rejoindre le Pacifique pour atteindre les îles aux noms enchanteurs et prometteurs : les Marquises, l’archipel des Tuamotu, la Polynésie…..Mais ne faisons pas trop de pronostics, tous les marins vous diront que cela attire le mauvais œil…