Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 18:37

 

ERRANCES EN MACRARONESIE (CA FAIT CHIC, HEIN ?)

 

Nous vous avons quitté au seuil de l’an nouveau que nous avons fêté à Puerto Calero (Lanzarote) avec nos copains bretons de Tavéac.

Depuis nous « bourlinguons » de concert au gré du vent et des mouillages.

Restant sur notre faim, pour cause de mal de mer chronique d’Elsa et Antoine, nous sommes retournés pour quelques jours au mouillage de Papagayo (côte sud de Lanzarote) où Michel a enfin pu aller snorkeller ( = se balader dans l’eau avec masque et tuba pour regarder les poissons et quand on est plus habitué chasser) avec Jacques qui lui est un habitué. En annexe nous avons également gagné la plage et sommes allés nous balader sur cette pointe sauvage.

En bateau, on ne sait jamais à l’avance ce que l’on fera le lendemain car tout dépend de la direction et de la force du vent qui peuvent rendre unDSC03024 mouillage aujourd’hui paradisiaque invivable le lendemain.

C’est donc pour cette raison que nous avons quitté Papagayo pour nous réfugier à l’abri de la digue de Marina Rubicon dans l’avant-port. Précaution judicieuse car le vent est passé au SE de force 6 à 7( de 22 à 33 Nds) nous amenant du sable du Sahara (=sirocco). Chaque matin, pour garder un rendement optimum de nos panneaux solaires, nous devions les nettoyer de la  fine pellicule de sable rouge qui les recouvrait. Notre semaine de mouillage « forcé » est passée très vite  entre les levers réguliers pour vérifier la tenue de l’ancre, les siestes ensoleillées mais venteuses pour récupérer des réveils nocturnes, le nettoyage des coques malgré le clapot, les courses à terre, quelques balades venteuses, la connaissance d’un Anglais comme nous au mouillage (il a trouvé grâce aux yeux du capitaine car il vient des Cornouailles et n’est donc pas tout à fait anglais, il a du sang celtique)  et les différents pots chez l’un et l’autre. Lors du nettoyage communautaire de notre coque cela s’est même terminé par une crêpes –party sur Manéa.

Après cette semaine du grand vent, nous avons quitté définitivement Lanzarote pour partir à la découverte de Fuerteventura. Nous avons mouillé à Isla de Lobos, petite île située entre Lanzarote et Fuerteventura. Là encore le capitaine a « snorkellé » et Jacques a ramené le souper : 2 délicieux sars et un poulpe.

Les jours défilent et nous sommes déjà le 17 janvier. La dernière nuit ayant été « rouleuse »nous mettons le cap sur le SE de Fuerteventura. Les vents sont  portants et nous avançons bien, nous faisons même une pointe à 9,5Nds. Nous naviguons sous génois et trinquette. Michel qui commence à s’intéresser à  la pêche a installé son moulinet à la traîne et sa pieuvre colorée à l’arrière du bateau. Il aura quelques belles touches, de beaux démarrages mais rien au bout. Dépité, il s’aperçoit que si la pieuvre est toujours là, le double hameçon du leurre, lui est disparu. Peut-être est-ce son moussaillon qui lui a porté la poisse car dès que le moulinet commençait à chanter elle préparait l’appareil photos pour immortaliser la prise du siècle. Vérification du vieil adage «  il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ».

Le vent forcit et il faut réduire la toile et pour cela la rouler un peu et donc choquer (= larguer) un peu d’écoute pour pouvoir rouler le génois. C’est le moussaillon qui doit choquer peu à peu pendant que le capitaine roule. Fausse manœuvre, au lieu de lâcher doucement, l’écoute file à toute vitesse et en essayant de la retenir, elle me brûle l’intérieur des doigts. Résultat des cloques de plus en plus grandes sur tous les doigts et même la peau arrachée profondément à l’intérieur des phalanges de l’index gauche. La manœuvre est réussie mais je sens que je vis et ma main n’est apaisée que dans l’eau froide. Quand Michel me dit que je suis gauchère, je m’en étonne souvent, pourtant cet accident en est la preuve.

A notre arrivée à Gran Tarajal, nous sommes accueillis par la sécurité. C’est en effet le point le plus proche de l’Afrique et c’est souvent ici que les clandestins choisissent d’arriver. C’est un petit port public dans une ville canarienne non touristique.

Les formalités d’entrée accomplies, sur conseil du pharmacien consulté, nous nous rendons au « centro de la Salud » ( centre de santé, dispensaire) car les blessures sont profondes. Nous découvrons que les cartes européennes de sécurité sociale sont efficaces à condition d’être à jour. Or les nôtres expiraient le 31 décembre 2011. Nous avions pourtant essayé de les faire prolonger avant notre départ mais c’était trop tôt dans le temps (administration quand tu nous tiens…). Malgré cela, les soins quotidiens me seront donnés sans m’être facturés (la caisse espagnole récupérera directement auprès de la mutuelle belge) car de toute façon nous dira le médecin la « sécuridad sociale ruina ».

Convalescence oblige, nous louons une voiture pour visiter l’île. A quelque chose, malheur est bon…

DSC03096Le vent du large souffle en permanence sur cette terre rouge et ocre comme nulle part ailleurs. Le nom de l’île lui va comme un gant. Heureusement, c’est une île de soleil avec un ciel presque toujours extrêmement dégagé et bleu. Soleil et vent font la joie des surfeurs.

Deuxième en superficie mais essentiellement constituée de terres hostiles, Fuerteventura demeure l’île la moins densément peuplée de l’archipel avec celle d’ El Hierro. Ici, il y a 54,35 hab/km2. C’est une terre de larges espaces et de solitude.

Le soleil y a modelé des paysages brûlés sur des collines et montagnes plutôt arrondies où ne pousse qu’une végétation steppique.

L’Afrique et le Sahara sont à moins de 100km et tout vient le rappeler : horizons de dunes, rares villages blancs aux maisons cubiques au milieu des palmeraies au creux des vallées, habitat clairsemé et relief adouci par rapport aux autres îles canariennes.

Ici le nom de Béthancourt résonne très fort et il apparaît sous sa forme hispanisée par exemple dans le village de Betancuria qui était l’ancienne capitale. Ce nom descend du colonisateur normand qui découvrit et colonisa l’île sous le drapeau de la famille de Castille.

Le tourisme est la grande ressource de l’île : 1,5 million de touristes séjournent dans l’île chaque année alors qu’elle ne compte que 100.OOO habitants. Au Sud de l’île, le long de la côte où abondent les plages de sable blanc les résidences de vacances poussent comme des champignons et déparent souvent les paysages. Ici, apparemment les promoteurs ont eu davantage le champ libre pour profiter de la manne touristique. Une plage médiocre de sable blanc est toujours préférée à une belle plage de sable noir (sensation de saleté sans doute)

Ici, l’eau manque cruellement. Comme à Lanzarote, les vents marins qui passent au-dessus des massifs arrondis de l’île donnent rarement la moindre ondée mais seulement quelques gouttes de rosée (il tombe 150mm d’eau par an). Pourtant selon des récits qui datent du temps de la conquête par les Normands (Jean de Béthancourt), il y avait autrefois de nombreuses sources. A l’exclusion de celles signalées par des éoliennes puisant une eau saumâtre dans les nappes phréatiques, elles sont toutes taries. Les averses extrêmement rares ne parviennent pas à les réalimenter. La seule solution reste donc le dessalement de l’eau de mer par distillation ou par osmose inverse (séparation des sels sous pression par passage dans des membranes semi-perméables). L’usine de Puerto Rosario (la capitale) peine à couvrir les besoins d’une île qui fait plus que doubler sa population chaque mois en attirant mensuellement plus de 120.000 visiteurs. C’est ainsi que l’eau de Fuerteventura est l’une des plus chères d’Espagne.

L’attrait de cette île réside surtout dans ses paysages arides, ses plages paradisiaques pour les fanas de la bronzette.

En ce qui nous concerne, n’étant pas fanas de la bronzette et même si certains paysages nous ont impressionnés par leur aspect désertique et grandiose, nous n’avons pas ressenti ici les mêmes émotions qu’à Lanzarote où » nature brute de décoffrage »  la culture se marient.DSC03083 

Ma main étant quasi guérie, cette île ne nous séduisant pas plus que cela etles vents étant calmes, nous mettons le cap demain sur un mouillage au sud et puis nous traverserons vers Gran Canaria où nous ferons aussi quelques mouillages avant de faire notre entrée officielle à Las Palmas au 1er février car là-bas une taxe est perçue mensuellement sur les bateaux. Il est donc idiot d’y arriver le 31 janvier car alors nous paierions la taxe pour tout le mois de janvier et le 1er février celle due pour le mois de février.. .Vous n’aurez donc plus de nouvelles de nous avant quelque temps…

A bientôt

 

 

Fuerteventura 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by manéa - dans 2011
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Manéa.over-blog.com
  • : Préparation et compte-rendu d'une retraite vagabonde autour du monde en voilier.
  • Contact

Profil

  • manéa

Qui sommes-nous?

 

Nous nous appelons Françoise et Michel. Nous sommes belges et pré-retraités de l'enseignement tous les deux.

Nous habitons un petit village de la province de Hainaut, dans les Hauts-Pays pour ceux qui connaissent, tout près de la frontière française.

Après environ 35 ans d'enseignement chacun, nous avons décidé de vivre les quelques prochaines années à découvrir le monde en bateau, manière de vivre assez ascétique et où nous retrouvons les valeurs essentielles.

 

Françoise.

Elle n'avait jamais navigué auparavant. Elle ne nage pas très bien, n'aime pas  être dans l'eau (espérons que cela changera;;;)  mais aime être sur l'eau. Elle est cependant pleine de bonne volonté. 

Avant de me connaître, sa seule expérience du bateau en mer, se résumait à une visite des grottes près de Bonifacio, sur un " promène-couillons "(!) au cours de laquelle, elle fut copieusement malade! C'est vous dire si elle était anxieuse la première fois qu'elle est montée sur Manéa  en juillet 2009.

Mais, miracle, son mal de mer semble n'être qu'un mauvais souvenir.

Elle aime la nature, les voyages, la vie simple, lire, écouter de la musique, réfléchir et discuter sur la condition humaine, (elle était prof de philo!), cuisiner,  ses enfants et son petit-fils. En revanche, -mais elle fait de louables efforts pour s'améliorer- elle n'est pas toujours très ordonnée. Mais, sur le bateau, c'est nettement mieux qu'à terre... Chacun sait que sur un bateau,...Elle aime la solitude et la contemplation mais apprécie aussi d'être entourée par famille et amis.

Elle est affligée d'une difficulté chronique à reconnaître sa droite de sa gauche mais ça n'influe pas (enfin pas trop! ) sur son aptitude à barrer.

Elle apprend vite mais, -est-ce un manque de confiance en soi?-, elle a tendance à paniquer dans l'urgence et de ce fait, certaines manoeuvres n'ont pas toujours la fluidité qu'elles devraient avoir. Mais sans doute, suis-je un peu responsable là, moi aussi : assez pédagogue? ( gênant pour un ancien prof...)

Michel.

J'ai fait mes premières armes sur caravelle et puis vaurien en 1970 sur l'île de Batz en Bretagne. Mais, tout petit déjà, j'ai toujours été attiré par la mer et les bateaux. Pour ceux qui se souviennent, je pense que ce sont " les aventures du Capitaine Troy ", feuilleton télévisé des années soixante, qui m'ont donné le virus. Oui, j'entends encore le doux bruit de sa goélette, naviguant dans les mers du sud...

Cette première expérience fut complétée par quelques autres sur dériveur mais le véritable départ fut en 1977, quand j'effectuai un stage de croisière à Saint-Malo. Deuxième révélation : la vie en croisière me remplit d'aise : vivre, manger, dormir à bord, manoeuvrer,  faire la navigation, c'est tout ce que j'aime. J'ai su à cet instant, que je ne pourrais jamais plus me passer durablement de naviguer.

L'année suivante, location d'un  Flush Poker, toujours à Saint-Malo puis en 79, un embarquement pour la Corse. Expérience mitigée, car le patron est un peu " juste ", notamment dans la manoeuvre de son bateau et dans ses relations avec l'équipage : quelques équipiers débarqueront et nous  nous retrouverons seuls avec lui. Je devrai assumer, bien malgré moi, le rôle de skipper. Tout se passera bien cependant et nous rentrerons à Antibes sains et saufs! Est-ce cette première expérience d'embarquement qui a fait que je n'ai plus eu que des bateaux à moi par après? Peut-être, mais cela ne m'a pas empêché de prendre des équipiers à bord ensuite, et ça s'est toujours bien passé.

Recherche

Mes bateaux.

1986 : un corsaire complètement pourri baptisé " Boaf " et un laser pour rigoler dans les thermiques  du golfe de Valencia (5 à 6  chaque après-midi) 

1988 : kelt 620 " Hiva oa"

1991 : first 30 : Manéa  premier du nom.

1994 : kelt 9m : Manéa toujours. (Vendu en 98, non remplacé alors)

2009 : attalia 32 : Manéa. (vendu en août 2010)

2010 ; centurion 42 : Manéa.

Archives

Manéa

Centurion 42 N° 32 du chantier Wauquier de 1988.

Acheté par un osthéopathe anversois, il semble l'avoir doté de toutes les options possibles et imaginables : trinquette sur enrouleur, génois maxi, génois lourd, chaussette à spi, spi, chauffage, frigoboat, hélice maxprop, pilote automatique, j'en oublie...

Vendu en 2005 à un Français originaire du Doubs, il n'a que peu navigué : le moteur ne totalise que 1472h. Ce dernier n'a malheureusement pas pu réaliser ce pourquoi il l'avait acheté : faire la même chose que nous! Chaque fois que nous le rencontrons, nous mesurons combien sa déception est grande...

Manéa  correspond à nos attentes : bon marcheur ( 108m2 au près), facile à manoeuvrer (accastillage bien dimensionné), peu gîtard, tirant d'eau réduit, et beaucoup d'espace et de rangements. Et en plus, il est beau. Et je vous assure que je ne suis pas le seul à le dire.DSC01504

Nous avons ajouté à son équipement un deuxième pilote, refait l'électronique entièrement, installé l'informatique, un portique, des panneaux solaires, un taud récupérateur d'eau (www.banik.org) et un bimini.


En voici les caractéristiques générales :

Longueur coque ....................12,86m

Longueur flottaison................ 10,12m

Largeur................................   4,06m

Déplacement........................11000Kgs

Lest plomb.............................4320Kgs

Tirant d’eau..............................1,74m

Tirant d’air................................19m

Grand voile................................36m2

Génois léger...............................72m2

Génois lourd...............................62m2

Spinnaker.................................165m2

Batteries service : 6x105Ah

Batterie moteur : 105Ah

Chargeur : 60A Cristec.

Panneaux solaires : 270W.

Gestionnaire de batterie BEPmarine

Eau : 750L

Gasoil : 260L (plus 80l jerrycans)

 DSC01498

       DSC01500           


Mais pourquoi partir?

Par Françoise

 

Depuis toujours l’un et l’autre, nous avons «  la bougeotte » et l’envie de voyager a toujours été présente en chacun de nous, même si parfois elle a été occultée par des tas d’autres « priorités ».

Pour ma part, j’ai toujours su qu’une fois  à la retraite,  je partirais à la découverte  du monde et des autres mais je n’avais jamais imaginé que cela se réaliserait en bateau, moi qui n’aime pas vraiment l’eau (du moins être dedans, sur elle, je me sens en totale confiance et cela est certainement dû à la grande prudence du capitaine !). Quant à Michel, il n’est vraiment lui-même que sur l’eau et il espérait ce retour depuis de nombreuses années.

Partir, mais pourquoi partons-nous ? Quelles sont nos motivations ?

Elles sont multiples :

Partir pour partager et tenter de vivre ensemble un rêve, celui de Michel dans lequel il m’a offert d’entrer si généreusement et qui est devenu celui de notre couple.

Partir en sachant prendre le temps, moi qui ai eu la sensation d’être un robot pendant des années : tout était programmé dans mes journées, aucun temps mort !

Partir pour aller à la rencontre de nous-mêmes, de l’autre, des autres.

Partir pour voir le monde, en prendre plein les yeux et tenter de vivre au rythme de la nature.

Partir pour rencontrer d’autres cultures, essayer de les comprendre en nous laissant interpeller par elles. 

Partir et essayer de vivre sans tomber dans les pièges de notre société de consommation : savoir retrouver l’essentiel qui est bien plus dans l’être que dans l’avoir et donc tenter de vivre la concrétisation du contenu de mes cours.

Partir parce que nous n’avons qu’une vie….

Partir pour essayer de changer notre vie, notre vision des choses grâce à toutes nos futures rencontres….

Partir en quête de rencontres humaines vraies avec l’envie de retrouver l’authentique.

Partir parce que nous avons envie de faire partie de la tribu de ceux qui vivent leurs rêves plutôt que de celle de ceux qui rêvent leur vie.

Nous avons choisi de partir et choisir c’est renoncer : nous renonçons effectivement à une série de choses qui font souvent le sel de la vie pour beaucoup d’autres : ne pas voir grandir semaine après semaine nos petits-enfants, vivre après coup et à distance des événements importants : une grossesse, une naissance, un projet de mariage, des fêtes de famille : Noël…être présent au quotidien auprès de nos parents qui vieillissent mais bon, si nous ne le faisons pas maintenant alors que nous sommes encore en bonne santé, quand le ferons-nous ? Nous sommes en effet la génération « sandwich » coincée entre nos parents, nos enfants et petits-enfants et puis, pour ma part durant plus de 30 ans, j’ai tout consacré et donné à mes enfants : temps, argent…Il est donc juste maintenant de penser à moi, à nous, même si certain(e)s peuvent trouver cela égoïste. Nous sommes conscients de ces renoncements et ils sont le « côté plus sombre » du défi que nous nous sommes fixé, largement compensés par les nombreuses découvertes et rencontres que nous ferons dans notre vie de bourlingueurs.

Nous vidons la maison pour la mettre en location et cela aussi, ce n'est pas toujours facile : se retrouver face à ses souvenirs,  les trier,  penser que certains auxquels on tient particulièrement, plairont aux enfants et puis  non, ils n’en ont rien à faire. Enfin, l’avantage sera pour eux de n’avoir quasi plus rien à vider lorsque nous serons disparus. … Et puis, nous ne vous embêterons pas en parlant de l’administration de notre pays, des heures passées au téléphone,  sachez simplement que dans tous les domaines elle est à la hauteur de sa réputation et que,si certains fonctionnaires ne sont pas capables de sortir du cadre, nous en avons quand même rencontré quelques sympas…Ouf…

Mais où et par où partir ?

Nous ne sommes pas de grands originaux et donc aux alentours du 20 septembre, après la mise à l’eau de Manéa notre route sera classique : aux saisons les plus propices, nous tenterons de suivre  les alizés (nous sommes un peu frileux et aimons la chaleur) mais pour cela nous devrons d’abord sortir de la Méditerranée  par Gibraltar (donc d’ Hyères cap sur les Baléares et puis Gibraltar) et puis à nous l’Atlantique !!! Première grande escale de notre vie de bourlingueurs : Madère, et puis peut-être la découverte de L’Afrique du Nord par le Maroc mais ce qui est certain c’est que tout cet hiver nous naviguerons dans l’archipel des Canaries et que nous n’aurons sans doute pas trop de temps pour en découvrir les sept îles. Ensuite retour au pays pour quelques mois après avoir mis Manéa au sec….

En septembre 2012 retour vers les Canaries pour retrouver notre complice et descendre la côte africaine pour visiter le Sénégal et surtout la Casamance que l’on dit si belle, si authentique encore…Le Cap Vert ( ?) et puis, LA TRAVERSEE !!! fin 2012, début 2O13…et cap sur le Brésil, pays immense dont nous rêvons depuis si longtemps. Ensuite le Vénézuela avec les îles des San Blas, des Testigos et le Costa Rica pays où l’armée a été supprimée et où la majorité des budgets est consacrée en priorité  à l’éducation, la santé et à la préservation de la nature : le pays tout entier est en effet une immense réserve naturelle…Ce petit pays d’Amérique Centrale  devrait servir d’exemple à bien d’autres pays du monde.

Et puis  petites et grandes Antilles …Tant d’îles aux noms mythiques : Grenadines, Martinique… 

Tout cela est promesse de dépaysement, quelques années se seront écoulées et nous serons toujours dans l’Atlantique. Et ensuite me direz-vous ? Oserons-nous rejoindre le Pacifique pour atteindre les îles aux noms enchanteurs et prometteurs : les Marquises, l’archipel des Tuamotu, la Polynésie…..Mais ne faisons pas trop de pronostics, tous les marins vous diront que cela attire le mauvais œil…