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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 16:07

Vendredi 24 juillet : Hugo arrive....

 Nous nous sommes tous levés tôt : Hugo à 3h58 (cela devrait être interdit à cette heure-là),  mais bon pour partir en vacances cela vaut la peine. Michel et moi à 7h.

 Après une dernière vérification de tous ses papiers et bagages, conduit par papa et maman à  Lille Europe, Hugo prend le TGV Méditérannée de 5h58 pour arriver à Toulon avec 1/4h de  retard, décidément c’est comme en Belgique, les trains sont toujours en retard.

 A l’arrivée, première impression, il fait vachement stouff ici ! Nous  traversons la ville à pied  avant de prendre la navette maritime direction port Pin-Rolland ou j’ai découvert le bateau de  Michel. Je confirme : c’est un bateau et il est sur l’eau. Puis pique-nique avant de se faire  refouler  par le capitaine du port fort peu sympathique, il faut l’avouer. Les travaux effectués  sur le frigo à peine payés ,il nous demande de dégager. A cette heure (+ de 16 h )une seule  possibilité : le port de Toulon où nous aurons la chance d’avoir une place pour passer la soirée  et la nuit.

 Samedi 25 juillet : Hugo a bien dormi.

 Toujours avis de grand frais et donc impossibilité de prendre le large. Hugo a bien dormi et a  un peu récupéré de la fatigue de la veille. Découverte de la ville, de son marché provençal sur  le Cours Lafayette (chanté par Gilbert Bécaud dans “les marchés de Provence”), observation de  la vie du port, des ferries en partance pour la Corse, des bateaux militaires dont le porte-  avions “Charles de Gaulle ( 1950 hommes d’équipage,265m de long....) L’après-midi,  recherchant la  fraîcheur (peut-être y a-t-il l’air conditionné?), nous décidons de visiter le  musée de la marine. Visite très intéréssante. Nous partons ensuite à la recherche d’une borne  wifi (vive Mac Do!), quelques courses avant de prendre le large demain (ricard et lunettes de  soleil pour Hugo)DSC01092et puis en bons belges, nous partons manger  un bon moules frites. Les  douches étant trop loin, le soleil au rendez-vous, Hugo se lave sur le  ponton avec le flexible  (=tuyau d’arrosage pour les tournaisiens). Coucher de soleil étonnant  sur la rade de Toulon :  les mâts des voiliers se mêlent aux radars des bateaux de guerre. Puis  dodo.

 Dimanche 26 juillet : enfin le départ.

 La météo est enfin favorable (merci à Hugo d’avoir amené le bon vent) donc départ après le  déjeuner vers l’ île des Embiez (au petit largue), île appartenant à Paul Ricard qui apparemment  aimait aussi l’eau salée. La traversée s’est faite sans problèmes (Hugo barre bien et découvre  les différents termes techniques de la voile)  et nous mouillons dans ce beau paysage. Après-  midi détente où Michel et Hugo gonflent l’annexe puis test à la rame pour ce dernier,  etc...  Pendant le gonflage, Michel a perdu l' ovale qui permet que les lunettes ne fassent pas  mal au nez (la partie en plastique ronde) ce qui a ensuite donné  lieu à une chasse méthodique  sur le bateau mais ce fut peine perdue.

 Cela nous vaudra une escale spéciale au prochain port dans l’espoir d’y trouver un opticien.

 Lundi 27 juillet : à la recherche d’un opticien.

 Nous levons l’ancre de bonne heure pour nous rendre à Bandol dans l’espoir de trouver un  opticien qui solutionnera le problème des lunettes. Mais de ce côté pas de problème, Michel  trouve quasiment tout de suite une opticienne qui résoudra son problème et cela gratuitement!.  Finalement la météo étant à nouveau incertaine, nous restons à Bandol DSC01086 pour l’après-midi et la  nuit. Nous flânons dans  celle-ci et allons jusqu’à l’île de Bendor, autre île appartenant à Mr  Ricard.

 Mardi 28 juillet : le vrai grand départ.

 Nous quittons le port à 8h15 (toujours trop tôt) direction les calanques de Cassis, avec  évidemment le vent contraire ce qui nous oblige à utiliser le moteur plutôt que les voiles, celui-  ci levant un clapot très désagréable. Nous passons devant les caps Sicié, de l’Aigle, Canaille  pour entrer dans la zone des calanques où nous mouillons pour la nuit dans celle de Sormiou.  Cela se transformera en 3 nuits et 2 jours une fois de plus à cause d’Eole. L’endroit est superbe  et donc rien à regretter. Hugo découvre que nous sommes vraiment dépendants des vents pour  naviguer. Il  s’occupe en lisant ( score incroyable selon lui 2 livres en une semaine) , en  nageant, en faisant des tours en annexe. Les poissons sont végétariens et très friands de  carottes sur lesquelles ils se ruent quand Françoise jette les pelures par dessus bord.

 Mercredi 29 juillet : jour des pâtes comme à la maison.

 Comme toujours nous pouvons profiter d’une très belle journée ensoleillée. En annexe, direction  la plage, farniente pour Hugo et natation pour Michel et Françoise (l’eau était délicieuse).  Comme tous les soirs, nous écoutons la météo marine : “sécurité, sécurité, sécurité ici le cros-  med, cros-med, cros-med qui diffuse un bulletin météo...” Que faire? Partir demain matin ou  rester dans la calanque de Sormiou ? Nous faisons confiance au capitaine pour la décision.  Après cela, nous dégustons les pâtes jambon fromage et les poissons n’ont rien eu.

 Jeudi 30 juillet : visite surprise.

 La nuit n’a pas été calme pour tout le monde car le vent s’est levé et plusieurs fois Michel a  vérifié si l’ancre était toujours bien mouillée. Par contre, Hugo n’entend rien et dort comme un    ange. Décision : nous restons ici pour la journée/nuit et nous partirons demain matin quand le  vent aura molli (rafale jusqu’à 25 noeuds).

 Nous ne nous ennuyons pas. Nous avons eu la visite de la douane française qui nous demande  les papiers du bateau, les pièce d’identité des passagers (papa avait raison d’insister sur le fait  qu’ Hugo n’ oublie pas ses papiers), et si nous n’avons rien à déclarer à la douane française pas  même du chocolat belge. Puis petit cours d’histoire pour les douaniers sur le fait que la  Belgique a été occupée par différentes nations dont les autrichiens ce qu’ils ignoraient. Ils nous  confient aussi leur étonnement face aux querelles politiques que notre pays a traversées l’an  dernier et surtout le fait qu’il n’y avait plus de pouvoir exécutif.
 Nous nous couchons tôt car demain le réveil est fixé à 6h.

 Vendredi 31 juillet : on dégage.
 
 5 du mat' le réveil sonne, debout la-d'dans... le vent qui devait se calmer en cours de nuit, n'est  pas calmé du tout : 25 noeuds bon poids avec rafales à 30-35. On ne devrait JAMAIS avoir de
 rendez-vous fixe avec la terre quand on navigue à la voile! Je le sais, les seuls " petits  problèmes " que j'ai jamais eu en naviguant, sont tous dus à ces p... d' impératifs! N'exagérons  rien cependant : juste quelques petites " touchettes " sans gravité sur fond de sable...
 
 Mais aujourd'hui, faut une fois de plus y aller alors qu'on pourrait rester pénard ici, parce qu'il y  a quand même une quarantaine de milles et que le train d' Hugo est à 17h15 à Toulon.
 Je pressens que remonter les trente mètres de chaîne plus les trente mètres de cablôt, ça ne  va pas être de la tarte par ce vent-là! Sans compter la Britany de 14Kg!
 Moteur embrayé en avant lente, Françoise, tétanisée par la proximité des autres bateaux,  tente désespérément  de suivre Manéa qui embarde de 40° d'un bord sur l'autre avec ce vent

 costaud, mais surtout, tourbillonnant. A la fin, je ne sens plus mes bras ni mes poignets, et  c'est un miracle si je ne relâche par la ligne ( avec les conséquences classiques : doigts  coincés, écrasés, brefs foutus! ( un doigt écrasé est bon à jeter... )
 Finalement, nos ressources sont sans doute plus importantes qu'on ne le croit car le mouillage 
 rejoint la baille et moi le cockpit ( je mettrai près d'un quart d'heure pour récupérer)
 Démarrage donc grand largue ( vent de trois-quart arrière ), cette queue de mistral ayant au  moins l'avantage de nous faire avancer plein pot!
 Ca, c'est ce qu'on croyait car moins d'une heure après, le dit-mistral s'en va doucement voir  ailleurs si nous y sommes, et c'est au moteur que nous rentrerons débarquer Hugo.

 

 

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  • : Le blog de Manéa.over-blog.com
  • : Préparation et compte-rendu d'une retraite vagabonde autour du monde en voilier.
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Qui sommes-nous?

 

Nous nous appelons Françoise et Michel. Nous sommes belges et pré-retraités de l'enseignement tous les deux.

Nous habitons un petit village de la province de Hainaut, dans les Hauts-Pays pour ceux qui connaissent, tout près de la frontière française.

Après environ 35 ans d'enseignement chacun, nous avons décidé de vivre les quelques prochaines années à découvrir le monde en bateau, manière de vivre assez ascétique et où nous retrouvons les valeurs essentielles.

 

Françoise.

Elle n'avait jamais navigué auparavant. Elle ne nage pas très bien, n'aime pas  être dans l'eau (espérons que cela changera;;;)  mais aime être sur l'eau. Elle est cependant pleine de bonne volonté. 

Avant de me connaître, sa seule expérience du bateau en mer, se résumait à une visite des grottes près de Bonifacio, sur un " promène-couillons "(!) au cours de laquelle, elle fut copieusement malade! C'est vous dire si elle était anxieuse la première fois qu'elle est montée sur Manéa  en juillet 2009.

Mais, miracle, son mal de mer semble n'être qu'un mauvais souvenir.

Elle aime la nature, les voyages, la vie simple, lire, écouter de la musique, réfléchir et discuter sur la condition humaine, (elle était prof de philo!), cuisiner,  ses enfants et son petit-fils. En revanche, -mais elle fait de louables efforts pour s'améliorer- elle n'est pas toujours très ordonnée. Mais, sur le bateau, c'est nettement mieux qu'à terre... Chacun sait que sur un bateau,...Elle aime la solitude et la contemplation mais apprécie aussi d'être entourée par famille et amis.

Elle est affligée d'une difficulté chronique à reconnaître sa droite de sa gauche mais ça n'influe pas (enfin pas trop! ) sur son aptitude à barrer.

Elle apprend vite mais, -est-ce un manque de confiance en soi?-, elle a tendance à paniquer dans l'urgence et de ce fait, certaines manoeuvres n'ont pas toujours la fluidité qu'elles devraient avoir. Mais sans doute, suis-je un peu responsable là, moi aussi : assez pédagogue? ( gênant pour un ancien prof...)

Michel.

J'ai fait mes premières armes sur caravelle et puis vaurien en 1970 sur l'île de Batz en Bretagne. Mais, tout petit déjà, j'ai toujours été attiré par la mer et les bateaux. Pour ceux qui se souviennent, je pense que ce sont " les aventures du Capitaine Troy ", feuilleton télévisé des années soixante, qui m'ont donné le virus. Oui, j'entends encore le doux bruit de sa goélette, naviguant dans les mers du sud...

Cette première expérience fut complétée par quelques autres sur dériveur mais le véritable départ fut en 1977, quand j'effectuai un stage de croisière à Saint-Malo. Deuxième révélation : la vie en croisière me remplit d'aise : vivre, manger, dormir à bord, manoeuvrer,  faire la navigation, c'est tout ce que j'aime. J'ai su à cet instant, que je ne pourrais jamais plus me passer durablement de naviguer.

L'année suivante, location d'un  Flush Poker, toujours à Saint-Malo puis en 79, un embarquement pour la Corse. Expérience mitigée, car le patron est un peu " juste ", notamment dans la manoeuvre de son bateau et dans ses relations avec l'équipage : quelques équipiers débarqueront et nous  nous retrouverons seuls avec lui. Je devrai assumer, bien malgré moi, le rôle de skipper. Tout se passera bien cependant et nous rentrerons à Antibes sains et saufs! Est-ce cette première expérience d'embarquement qui a fait que je n'ai plus eu que des bateaux à moi par après? Peut-être, mais cela ne m'a pas empêché de prendre des équipiers à bord ensuite, et ça s'est toujours bien passé.

Recherche

Mes bateaux.

1986 : un corsaire complètement pourri baptisé " Boaf " et un laser pour rigoler dans les thermiques  du golfe de Valencia (5 à 6  chaque après-midi) 

1988 : kelt 620 " Hiva oa"

1991 : first 30 : Manéa  premier du nom.

1994 : kelt 9m : Manéa toujours. (Vendu en 98, non remplacé alors)

2009 : attalia 32 : Manéa. (vendu en août 2010)

2010 ; centurion 42 : Manéa.

Archives

Manéa

Centurion 42 N° 32 du chantier Wauquier de 1988.

Acheté par un osthéopathe anversois, il semble l'avoir doté de toutes les options possibles et imaginables : trinquette sur enrouleur, génois maxi, génois lourd, chaussette à spi, spi, chauffage, frigoboat, hélice maxprop, pilote automatique, j'en oublie...

Vendu en 2005 à un Français originaire du Doubs, il n'a que peu navigué : le moteur ne totalise que 1472h. Ce dernier n'a malheureusement pas pu réaliser ce pourquoi il l'avait acheté : faire la même chose que nous! Chaque fois que nous le rencontrons, nous mesurons combien sa déception est grande...

Manéa  correspond à nos attentes : bon marcheur ( 108m2 au près), facile à manoeuvrer (accastillage bien dimensionné), peu gîtard, tirant d'eau réduit, et beaucoup d'espace et de rangements. Et en plus, il est beau. Et je vous assure que je ne suis pas le seul à le dire.DSC01504

Nous avons ajouté à son équipement un deuxième pilote, refait l'électronique entièrement, installé l'informatique, un portique, des panneaux solaires, un taud récupérateur d'eau (www.banik.org) et un bimini.


En voici les caractéristiques générales :

Longueur coque ....................12,86m

Longueur flottaison................ 10,12m

Largeur................................   4,06m

Déplacement........................11000Kgs

Lest plomb.............................4320Kgs

Tirant d’eau..............................1,74m

Tirant d’air................................19m

Grand voile................................36m2

Génois léger...............................72m2

Génois lourd...............................62m2

Spinnaker.................................165m2

Batteries service : 6x105Ah

Batterie moteur : 105Ah

Chargeur : 60A Cristec.

Panneaux solaires : 270W.

Gestionnaire de batterie BEPmarine

Eau : 750L

Gasoil : 260L (plus 80l jerrycans)

 DSC01498

       DSC01500           


Mais pourquoi partir?

Par Françoise

 

Depuis toujours l’un et l’autre, nous avons «  la bougeotte » et l’envie de voyager a toujours été présente en chacun de nous, même si parfois elle a été occultée par des tas d’autres « priorités ».

Pour ma part, j’ai toujours su qu’une fois  à la retraite,  je partirais à la découverte  du monde et des autres mais je n’avais jamais imaginé que cela se réaliserait en bateau, moi qui n’aime pas vraiment l’eau (du moins être dedans, sur elle, je me sens en totale confiance et cela est certainement dû à la grande prudence du capitaine !). Quant à Michel, il n’est vraiment lui-même que sur l’eau et il espérait ce retour depuis de nombreuses années.

Partir, mais pourquoi partons-nous ? Quelles sont nos motivations ?

Elles sont multiples :

Partir pour partager et tenter de vivre ensemble un rêve, celui de Michel dans lequel il m’a offert d’entrer si généreusement et qui est devenu celui de notre couple.

Partir en sachant prendre le temps, moi qui ai eu la sensation d’être un robot pendant des années : tout était programmé dans mes journées, aucun temps mort !

Partir pour aller à la rencontre de nous-mêmes, de l’autre, des autres.

Partir pour voir le monde, en prendre plein les yeux et tenter de vivre au rythme de la nature.

Partir pour rencontrer d’autres cultures, essayer de les comprendre en nous laissant interpeller par elles. 

Partir et essayer de vivre sans tomber dans les pièges de notre société de consommation : savoir retrouver l’essentiel qui est bien plus dans l’être que dans l’avoir et donc tenter de vivre la concrétisation du contenu de mes cours.

Partir parce que nous n’avons qu’une vie….

Partir pour essayer de changer notre vie, notre vision des choses grâce à toutes nos futures rencontres….

Partir en quête de rencontres humaines vraies avec l’envie de retrouver l’authentique.

Partir parce que nous avons envie de faire partie de la tribu de ceux qui vivent leurs rêves plutôt que de celle de ceux qui rêvent leur vie.

Nous avons choisi de partir et choisir c’est renoncer : nous renonçons effectivement à une série de choses qui font souvent le sel de la vie pour beaucoup d’autres : ne pas voir grandir semaine après semaine nos petits-enfants, vivre après coup et à distance des événements importants : une grossesse, une naissance, un projet de mariage, des fêtes de famille : Noël…être présent au quotidien auprès de nos parents qui vieillissent mais bon, si nous ne le faisons pas maintenant alors que nous sommes encore en bonne santé, quand le ferons-nous ? Nous sommes en effet la génération « sandwich » coincée entre nos parents, nos enfants et petits-enfants et puis, pour ma part durant plus de 30 ans, j’ai tout consacré et donné à mes enfants : temps, argent…Il est donc juste maintenant de penser à moi, à nous, même si certain(e)s peuvent trouver cela égoïste. Nous sommes conscients de ces renoncements et ils sont le « côté plus sombre » du défi que nous nous sommes fixé, largement compensés par les nombreuses découvertes et rencontres que nous ferons dans notre vie de bourlingueurs.

Nous vidons la maison pour la mettre en location et cela aussi, ce n'est pas toujours facile : se retrouver face à ses souvenirs,  les trier,  penser que certains auxquels on tient particulièrement, plairont aux enfants et puis  non, ils n’en ont rien à faire. Enfin, l’avantage sera pour eux de n’avoir quasi plus rien à vider lorsque nous serons disparus. … Et puis, nous ne vous embêterons pas en parlant de l’administration de notre pays, des heures passées au téléphone,  sachez simplement que dans tous les domaines elle est à la hauteur de sa réputation et que,si certains fonctionnaires ne sont pas capables de sortir du cadre, nous en avons quand même rencontré quelques sympas…Ouf…

Mais où et par où partir ?

Nous ne sommes pas de grands originaux et donc aux alentours du 20 septembre, après la mise à l’eau de Manéa notre route sera classique : aux saisons les plus propices, nous tenterons de suivre  les alizés (nous sommes un peu frileux et aimons la chaleur) mais pour cela nous devrons d’abord sortir de la Méditerranée  par Gibraltar (donc d’ Hyères cap sur les Baléares et puis Gibraltar) et puis à nous l’Atlantique !!! Première grande escale de notre vie de bourlingueurs : Madère, et puis peut-être la découverte de L’Afrique du Nord par le Maroc mais ce qui est certain c’est que tout cet hiver nous naviguerons dans l’archipel des Canaries et que nous n’aurons sans doute pas trop de temps pour en découvrir les sept îles. Ensuite retour au pays pour quelques mois après avoir mis Manéa au sec….

En septembre 2012 retour vers les Canaries pour retrouver notre complice et descendre la côte africaine pour visiter le Sénégal et surtout la Casamance que l’on dit si belle, si authentique encore…Le Cap Vert ( ?) et puis, LA TRAVERSEE !!! fin 2012, début 2O13…et cap sur le Brésil, pays immense dont nous rêvons depuis si longtemps. Ensuite le Vénézuela avec les îles des San Blas, des Testigos et le Costa Rica pays où l’armée a été supprimée et où la majorité des budgets est consacrée en priorité  à l’éducation, la santé et à la préservation de la nature : le pays tout entier est en effet une immense réserve naturelle…Ce petit pays d’Amérique Centrale  devrait servir d’exemple à bien d’autres pays du monde.

Et puis  petites et grandes Antilles …Tant d’îles aux noms mythiques : Grenadines, Martinique… 

Tout cela est promesse de dépaysement, quelques années se seront écoulées et nous serons toujours dans l’Atlantique. Et ensuite me direz-vous ? Oserons-nous rejoindre le Pacifique pour atteindre les îles aux noms enchanteurs et prometteurs : les Marquises, l’archipel des Tuamotu, la Polynésie…..Mais ne faisons pas trop de pronostics, tous les marins vous diront que cela attire le mauvais œil…