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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 18:01



 Vendredi 7 août : une autre visite surprise.

 C’est l’anniversaire du mousaillon, jour attendu depuis longue date car il signifie le début de la  pré-retraite et donc d’une vie qui ne sera plus planifiée par le rythme du travail, une vie qui  pourra laisser place à l’improvisation. C’est aussi le début de la 3ème et dernière phase de vie,  de tout coeur nous souhaitons qu’elle soit belle et nous ferons tout pour qu’il en soit ainsi.

 Comme il se doit le soleil est là et dès le matin les SMS affluent, notamment celui de Véronique  (petite soeur du mousaillon) qui dit être à Martigues avec son mari. Nous les invitons à venir  nous faire 1 petit coucou puisque nous sommes toujours au port de Toulon où nous  rechargeons  nos batteries. (C’est hier que nos 3 cyclones nous ont quitté! ).DSC01084 Les retrouvailles  seront plus rapides en voiture qu’en voilier et c’est donc en live qu’ils viennent souhaiter l’anniversaire du moussaillon.

 Nous allons vite faire quelques courses pour les accueillir  et ils sont déjà là. Ils visitent,  s’installent, ne se sentent pas très à l’aise (et pourtant nous ne sommes qu’au port!) et nous    partagent  les nouvelles du pays, de la famille et les petits potins ....Tout cela prend pas mal de  temps car il y a déjà 5 semaines que nous sommes partis. En fin d’après-midi ils nous quittent  et nous allons vite faire l’avitaillement car demain ce sera une grande première : nous ne  serons plus que nous 2 sur le bateau: ce sera l’heure de vérité!

 Samedi 8 août : changement de cap.

 A tous ceux avec  qui nous avons partagé nos projets avant le départ nous avions parlé de  terminer notre périple en partant vers l’ Espagne. Les mauvaises conditions venteuses de ce  mois de juillet amènent Michel à revoir cette destination car en novembre lorsque nous devrons  remonter le bateau vers Martigues pour le tirer au sec et le mettre en vente, comment seront  celles-ci? C’est souvent dans le golfe du Lion qu’il y a eu des avis de “grand frais” et nous  devrons passer par là. Nous changeons donc nos projets et ferons durant cette quinzaine  l’exploration de la Côte d’Azur...

 Nous mettons le cap sur les îles de Lérins, la météo est bonne et nous quittons Toulon sans  souci. Première épreuve réussie pour le mousaillon : quitter le port en larguant correctement  les amarres et en rentrant les pare-battages. Il faut dire que ses parrain et marraine marins  Pierre et Jacqueline l’ont bien initié et que son capitaine est un homme très patient! Nous  passons la nuit ( bonne malgré un peu de roulis) en mouillant à La MadragueDSC01096 dans la presqu’île  de Giens. Deuxième épreuve : le mouillage : réussi parce qu’il n’y a pas trop de monde et peu  de  vent.

 Dimanche 9 août : Route sous les couleurs de la république.

 Le relevé de l’ancre se fait sans problème et Framboise prend confiance en elle.

 Nous passons le long du fort de Brégançon, résidence d’été du président de la République, mais  apparemment il n’y est pas car tout est calme dans le coin, longeons la corniche des Maures et  en fin d’après-midi nous arrivons au Cap Nègre, dans l’anse de la Cavalière, DSC01122.jpget là il y a de  l’animation: police, hélicos,...C’est là que Carla a une villa et donc, nous devinons que Nico a  préféré y passer ses quelques jours de vacances. Nous le comprenons car le site est superbe et  semble moins austère que le fort de Brégançon.

 Nous y mouillons et nous dormons  “sous les fenêtres de Nico et Carlita” ,en toute sécurité car  la police maritime elle veille...Nuit paisible donc.

 Lundi 10 août : Cruchot a disparu!

 Après un relevé d’ancre sans faute nous continuons notre périple et nous mouillons dans la baie  de Pampelonne, célèbre surtout pour sa plage. C’est là que Gérard Oury a tourné les célèbres  scènes “Des gendarmes à Saint Tropez”. Sur cette plage longue de 4 km, on peut “observer” ou  “admirer” des nudités célèbres et dans la baie, des bateaux de taille impressionnante s’alignent  sur plusieurs rangs comme de simples zodiacs. Nous verrons ainsi sur un yacht britannique des  jeunes issus de la jet-set  se comporter comme dans les magazines people : coupe de  champagne( on suppose...) à la main, garçons et filles aux attitudes provocantes et  langoureuses, ....L’après-midi se passe en observation de la faune qui vient pour se montrer et  cela passe vite! Nous avons branché notre ordi, nous avions une connection wi-fi possible avec  un voisin monégasque mais apparemment il n’est pas très partageur car il fallait un mot de  passe pour y accéder...

 Le soir, la baie est quasi déserte et il n’y a plus un chat sur la plage : impressionnant! Tout ce  joli monde est sans doute parti vers Saint- Trop pour s’y faire remarquer dans les boîtes  branchées : faut être au bon endroit au bon moment!

 Mardi 11 août : direction  la rade d’Agay ( en hommage à Fernand).

 Nous levons l’ancre avant l’arrivée des membres de la jet-set, doublons Saint-Tropez sans  pousser le fétichisme jusqu’à aller admirer sa célèbre gendarmerie, sommes très souvent  “emmerdés” par toutes les vagues provoquées par ces bateaux à moteur qui cassent notre  rythme à la voile. Le paysage est moins beau que précédemment, plus gris, plus terne jusqu’à  ce que nous atteignons le Cap du Dramont. Là, débute la corniche de l’Estérel qui est d’un ocre  rouge, très découpée, d’une beauté époustouflante surtout au coucher du soleil. Michel tire des  bords et finalement nous allons mouiller dans la rade d’Agay dont son ami Fernand lui a tant  parlé. Honnêtement, ce n’est pas le mouillage dont nous garderons un souvenir exceptionnel  :ski nautique entre les bateaux, route et voie ferroviaire proches, voisins bruyants...mais bon,  comme cela nous avons vu et nous l’espérons, Fernand sera content.

 Mercredi 12 août : enfin les îles de Lérins.

 Une fois de plus, le lever de l’ancre se fait sans difficultés, nous croisons une magnifique  ancienne goélette et tandis que je fais la vaisselle Michel siffle, comme souvent, je crois que  c’est pour me montrer, me partager quelque chose de beau, mais non dès que j’arrive dans le  cockpit, je vois deux mètres derrière nous un Bavaria 38. Nous avons évité la collision de  justesse car sur ce voilier personne ne veillait, les dames papotaient dans le cockpit et les  messieurs?  c’est donc parce que Michel les a vus à la dernière minute, qu'il a manoeuvré alors  que la règle est que le bateau rattrapant doit, lui, changer de cap, que la collision a pu être  évitée. Enfin, plus de peur que de mal.

 En début d’après-midi, nous arrivons en vue des îles de Lérins qui sont à peine distantes de  1100m de Cannes où n’irons pas jouer les starlettes. De loin, nous avons le sentiment qu’il y a  une multitude de bateaux, mais en nous approchant nous découvrons qu’il y en a effectivement  beaucoup mais que, Dieu merci, la place ne manque pas. Nous mouillons entre les îles St  Honorat et Ste Marguerite.DSC01112.jpg Effectivement le  mouillage est enchanteur dans un cadre naturel préservé de toute urbanisation, les îles sont  couvertes de bois de pins et d’eucalyptus qui voisinent avec beaucoup d’autres espèces et de  vieux forts.

 Le soir, après le départ des nombreux yachts et bateaux à moteur rentrant vers Cannes, nous  “déménageons” et mouillons plus près de l’île St Honorat. Demain, nous irons la visiter.

 Dernier cadeau du jour : un superbe feu d’artifice tiré sur la côte et que nous avons pu admirer  tout à loisir du bateau sans être bousculés par la foule et avec des détonations atténuées par la  distance.

 Jeudi 13 août : visite de l’île St Honorat.

 Cela fait aujourd’hui 5 jours que nous naviguons sans avoir mis pied à terre, nous ne manquons  de rien sauf de pain, là nous avons mal évalué les quantités indispensables. Mais nous ne  mourrons pas de faim car pour le petit déjeuner Françoise nous fait des crêpes, mélangeant  même la pâte à la main puisque dans les bagages il n’y avait plus de place pour un fouet! Elles  seront réussies et quasiment sans grumeau .

 Nous sommes fiers aussi de notre consommation d’eau potable utilisée pour la cuisine, le café  et thé, les vaisselles, les ablutions: 45 litres à nous 2 en 5 jours càd 9 l /jour pour 2. Naviguer  nous permet aussi d’agir concrètement dans nos manières de consommer : utilisation réfléchie  et rationnelle de l’eau et de l’énergie (5 jours en mer et donc l’énergie à notre disposition pour  le frigo, l’éclairage...est celle provenant uniquement de nos batteries lorsque le moteur a  tourné pour les recharger.) Pas question de gaspiller!! Cet autre mode de fonctionnement ne  nous pèse aucunement, au contraire il nous rend plus responsables et nous fait vivre davantage  au rythme de la nature : ainsi nous allons dormir lorsque la nuit tombe. Espérons qu’à notre  retour nous n’oublierons pas trop vite ces enseignements!!DSC01109

 Epreuve suivante aujourd’hui : le gonflage de l’annexe et surtout la mise du moteur dans celle-  ci! Gonfler ne pose aucune difficulté, la passer par dessus bord non plus mais là où cela se  corse, c’est pour la mise en place du moteur. Notre moussaillon ne se sent pas du tout à l’aise  dans ce zodiac très mouvant mais pour aller à terre il est indispensable, y tenir en équilibre lui  semble tenir de l’exploit ,aussi après bien des efforts, des craintes de voir le moteur valser à  l’eau et beaucoup d’encouragements patients ( et pressants?) de Michel, le moteur est enfin sur  le tableau arrière et ouf, nous pouvons partir vers l’île St Honorat. Mais c’est sûr, le  moussaillon peut mieux faire!!!

 St Honorat est le domaine classé et privé d’un des plus anciens monastères du monde chrétien  (4ème siècle): l’abbaye de Lérins. Il y règne un calme étonnant car il n’y a aucune circulation et  les moines vivant dans le silence demandent que celui-ci soit respecté. Le clocher de l’abbatiale  domine les pins et eucalyptus qui recouvrent une grande partie de l’île, le reste étant  couvert  par des vignobles qui procurent aux moines leurs revenus (en effet ils doivent vivre du travail  de leurs mains et ici de la culture à la vinification en passant par les vendanges, ce sont les  moines seuls qui assurent la production). En lisière du rivage se dresse le gros donjon carré et  fortifié de l’ancienne abbaye (10ème siècle). DSC01115Malgré la  chaleur, nous visitons cet havre de paix et y passons quasiment la journée.

 

 De retour au bateau, nous enlevons le moteur de l’annexe (opération plus facile à réaliser que  son placement!!!) car demain nous partons pour revenir en douceur.
     

 Vendredi 14 août : La visite du capitaine croissant.

 Durant les vacances nous rencontrons souvent des marchands ambulants (glaces sur la  plage...), dans les mouillages, ce sont de petites embarcations qui circulent pour proposer à la  vente ces délicieux produits ( avec souvent peu de succès apparent ) mais ce vendredi matin  c’est un bateau proposant baguettes, croissants, pain frais, fruits...qui vient nous tenter.  L’approvisionnement en pain étant notre problème, nous ne résistons pas. De plus toutes ces  marchandises sont  joliment présentées et le sourire du capitaine et de sa moussaillonne nous  ravissent. Nous ne résistons d’ailleurs pas à l'envie de les photographier : eux aussi sont à croquer!DSC01116

 Après un excellent petit-déjeuner, nous levons l’ancre et partons direction l’anse de la  Cavalière : journée magique de naviguation à la voile, poussée et bercés par le vent, le clapotis  de l’eau, la beauté des paysages côtiers, survolés par la patrouille de France qui lâche des  panaches de fumée aux abords de la plage de Pampelonne... après 10h de naviguation, nous  revenons sous les fenêtres de Carla.

 Samedi 15 août : journée magique.

 C’est incroyable comme la vie en mer fatigue!! Toutes les nuits, nous dormons comme des    bébés (entre  9 et 10 h de sommeil), c’est le soleil seul qui nous éveille car apparemment ici  les cigales sont aussi en vacances.

 Ce matin, nous partons explorer le Cap Nègre et sa plage couverte d’un sable bordeaux zébré  de sable blanc. Une multitude de petits galets verts, blancs, rosés bordent celle-ci. Le sable est  très doux aux pieds. C’est apparemment une plage peu fréquentée où nous voyons beaucoup de  familles avec des enfants. Pour éviter les problèmes de manipulation du moteur, c’est en  pagayant que nous la gagnons. Nouvel exercice donc. Après quelques courses, retour au bateau  où nous découvrons que de nouveau la gendarmerie nationale veille dans sa vedette. Pique-  nique et repos à l’ombre avant de retourner vers la plage pour nous baigner : l’eau est à  24,5°!!! C’est un vrai bonheur que d’entrer dans cette eau claire dans laquelle dansent et  brillent des milliers de petits points de mica provenant des roches granitiques. Nous avons la  sensation de voir des milliers de paillettes d’or en suspension dans l’eau. Magique!!

 Après plusieurs baignades, retour à la pagaye au bateau, douche et puis souper bien mérité!!

 Juste avant de nous coucher, dernier cadeau de la journée : un nouveau feu d’artifice!! Celui-ci  est probablement tiré du Lavandou, il est aussi très beau et franchement nous sommes gâtés :  2 feux d’artifice en 3 jours et avec le décalage du son...Et c’est sous un magnifique ciel  constellé d’étoiles que nous nous endormons .

 Dimanche 16 août : retour à Porquerolles.

 Ce matin, nous pagayons à nouveau vers la plage de Cavalière (un des quartiers du Lavandou),  achat de pains et puis retour au bateau et lever d’ancre : direction la baie de la Courtade à  Porquerolles.

 Naviguation reposante, agréable et dès 16h nous y mouillons. Comme la 1ère fois, c’est le  chant stridulent des cigales qui nous accueille dès que nous approchons, l’endroit est toujours  aussi beau et nous ne nous lassons pas d’en emplir nos yeux.

 Plongeon pour Michel, lecture pour moi (je ne “nage “que là où j’ai pied), préparation du repas,  contemplation du coucher de soleil et dodo.

 Lundi 17 août : une enième visite de l’île.

 Après le petit-déjeuner, en pagayant, direction la plage pour accéder au village et aller admirer  le fort de Ste Agathe qui le domine. Jolie balade qui vaut le coup pour toutes les vues  splendides qu’elle nous offre même si arrivés à midi, le fort est fermé pour les visites et  ensuite pour la sacro-sainte sieste.

 Retour au bateau, dîner et puis redirection la plage pour se baigner, nostalgie aussi car nous  savons que nous vivons nos dernières heures de vacances qui auront été magiques, pleines  d’enseignement aussi pour nos projets futurs.

 Une dernière soirée à contempler le soleil couchant, et puis c’est décidé demain lever tôt pour  aller mouiller une dernière fois dans la baie du Langoustier et y passer la matinée avant de  regagner Toulon où nous laisserons le bateau à quai jusqu’en octobre. A cette période, nous  reviendrons naviguer quelque temps en Méditérranée avant de conduire Manéa à Martigues  pour qu’il y soit tiré au sec et puis vendu.

 Mardi 18 août : retour à Toulon.

 Levés tôt, mouillage relevé sans problème, nous partons vers la baie du Langoustier.DSC01134
Direction  la plage, exploration de ce très joli coin, récolte de galets, découverte d’une plage au sable  blanc et juste derrière une de sable noir, baignades et puis lever de l’ancre pour regagner Toulon où nous attendent des tâches moins gaies mais nécessaires avant de rentrer en Belgique: ranger et nettoyer le bateau.

C’est ici que se termine le 1er épisode des aventures de Manéa...Nous espérons que nous avons pu vous faire partager un peu le bonheur que nous avons vécu durant ces 7 semaines.

Suite au prochain numéro, en octobre.... si cela vous dit!

 

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 16:15

 

 

 Vendredi 31 juillet: changement d’équipage.


 Nous arrivons presque en même temps que Julien & Co à Toulon, ils nous retrouvent facilement mais là oh! stupeur, ils croulent sous les bagages et ils ont oublié qu’un bateau n’est pas une  villa 5 chambres..De bon coeur, ils trient et acceptent de n’embarquer que le strict essentiel.  Mais avons-nous la même conception de l’essentiel?

 Courses pour le pique-nique que nous dévorons car l’air du large cela creuse, bagages d’Hugo  que nous raccompagnons à la gare. Michel et Julien partent à pin Rolland garer la voiture  (parking gratuit et gardé) et nous rejoignent par la navette maritime, installation de tout le  petit monde , souper et puis le croirez-vous, nous allons coucher tellement nous sommes  fatigués!!!Hé oui, nous sommes en vacances!

 

 Samedi 1er août: nous prenons le large!

 Marché traditionnel du matin sur le Cours Lafayette, courses chez Carrefour en compagnie des  porteurs d’eau qui ont ainsi économisé le coût d’une séance de musculation (15kg à bout de  bras ou en épaulé jeté durant 500m)...L’avitaillement rangé, nous sommes prêts à appareiller  et nous partons donc poussé par un vent favorable vers l’île de Porquerolles dont nous ne nous  lassons pas.

 Olivier qui a la peau très claire n’entend pas les conseils de sagesse du moussaillon Framboise  ni ceux très avisés du capitaine qui lui conseillent de se couvrir impérativement la tête de sa  casquette, de se tartiner de crème solaire et de ne pas enlever son tee-shirt et toute à sa joie  de découvrir la vie sur l’eau il s’installe au pied du mât et lorsque nous mouillons dans la baie  du Langoustier ce qui devait arriver arriva: il donne à manger aux poissons toutes les jolies  choses qu’il a dévorées le midi, il a froid ,mal à la tête...bref il a une insolation et donc il ne  dégustera pas le navarin d’agneau préparé avec amour durant la traversée à la casserole à    pression.

 Quant à Gilles et Julien dès que l’ancre est mouillée ils ne résistent pas, ils plongent dans cette  eau superbe.

 

 Dimanche 2 août : activités marines.

 La nuit a été bonne pour tous, même Olivier, et le petit déjeuner est dévoré.

 La journée se passe en baignades, découverte des fonds sous-marins (Julien a acheté une  housse spéciale pour sa caméra dans ce but), et vu la nourriture abondante offerte par Olivier  la veille, les poissons sont nombreux dans les parages de Manéa. Les garçons nagent aussi  jusqu’à la plage et explorent ....Un vrai régal de regarder ces cyclones et leur joie de vivre.DSC01094

 Le soir nous mettons le cap sur Hyères car de nouveau la météo marine annonce un nouveau  coup de vent. Nous y mouillons devant le port, et là, catastrophe, nous n’en avons pas  encore  terminé avec les soucis : le wc est bouché de chez bouché!

 

 Lundi 3 août : Michel et les autres se déguisent en plombiers marins.

 Michel et les garçons gonflent l’annexe, y accrochent le moteur et ces derniers partent en  exploration à la recherche de conseils pour nos problèmes de wc.

 Effectivement l’ancien propriétaire du bateau a bien changé le wc il y a 2 ans mais pas la  tuyauterie et tel Mac Gyver, d’étape en étape Michel saura la démonter sans faire prendre eau  au bateau, et ce sont vraiment des sédiments et cristaux de sel marin qu’ils parviennent à  décoller : Michel de l’intérieur du bateau, Julien à l’extérieur, dans la mer et hourra c’est de  nouveau opérationnel.

 Journée où nous ne pouvions pas naviguer à cause du grand vent, mais pas journée de  farniente. Dans la rade, nous pouvons admirer l'hydroptère qui effectue des runs.
 Un mois plus tard, il battra d'ailleurs le record du monde de vitesse à la voile. 

 Le soir, attirés par la musique des tambours du Bronx, des jolies filles repérées le matin, les  garçons partent se balader à terre. Ils rentreront tôt car ici dès 2h on arrête la discothèque!
 Drôle de pays. Enfin, il est vrai que nous sommes dans le midi... 

 

 Mardi 4 août : retour à Porquerolles.

 Le lever est dur pour ces messieurs et nous allons donc chercher en annexe les baguettes bien  fraîches du petit déjeuner, histoire de les motiver.

 Ensuite cap sur la plage Notre-Dame où de nouveau nos gamins s’en donneront à coeur joie :  avec et sans palmes, avec et sans masque, en nageant, en annexe....Julien déborde  d’imagination pour ses différents plans et la journée se déroule très vite quoiqu’ils  l’entrecoupent d’une sieste ( les coutumes du pays semblent contagieuses).

 Ce soir, après le magnifique coucher de soleil, dont on ne se lasse pas, dodo tôt pour tout le  monde.

 

 Mercredi 5 août : retour à Toulon.

 Notre mouillage n’est pas un lieu top secret et beaucoup d’autres bateaux y viennent. Cela  devient embouteillé. Il faut dire que nous sommes en août et que beaucoup de français  prennent leurs vacances durant cette période.

 Nous devons de toute façon rentrer à Toulon car nos petits cyclones nous quittent demain et  c’est quasi seule (Michel est à mes côtés au cas où mais surtout comme soutien moral) que  moussaillon Framboise barre pendant que Julien relève l’ancre.

 Aujourd’hui c’est Gilles qui n’est pas très bien, lui aussi semble avoir les signes d’une insolation  mais à cela s’ajoute la fatigue.

 Nous rentrons à Toulon en fin d’après-midi, abandonnés par le vent. Ensuite douche pour tous  et puis resto.

 Nos jeunes qui souhaitaient découvrir le Toulon profond rentrent très vite car selon eux le soir  ici c’est une ville morte.

 

 Jeudi 6 août : le départ de notre équipage.

 Dernier petit déjeuner préparé pour nos loustics et donc nostalgie car dès demain ils devront à  nouveau s’assumer!

 Préparation des bagages, à se demander comment ils s’y sont retrouvés car beaucoup de  vêtements sont mélangés, mais ils y sont parvenus! Un réel exploit comme tout ce qu’ils ont pu  faire entrer dans leur voiture récupérée à Port Pin Rolland.

 Finalement c’est à 16h qu’ils nous quittent, direction Saint Tropez. Nous sommes heureux  d’avoir vécu ce séjour en leur compagnie , pourtant oserions-nous vous l'avouer? Nous  savourons le calme revenu avec volupté. Prendrions-nous un coup de vieux?

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 16:07

Vendredi 24 juillet : Hugo arrive....

 Nous nous sommes tous levés tôt : Hugo à 3h58 (cela devrait être interdit à cette heure-là),  mais bon pour partir en vacances cela vaut la peine. Michel et moi à 7h.

 Après une dernière vérification de tous ses papiers et bagages, conduit par papa et maman à  Lille Europe, Hugo prend le TGV Méditérannée de 5h58 pour arriver à Toulon avec 1/4h de  retard, décidément c’est comme en Belgique, les trains sont toujours en retard.

 A l’arrivée, première impression, il fait vachement stouff ici ! Nous  traversons la ville à pied  avant de prendre la navette maritime direction port Pin-Rolland ou j’ai découvert le bateau de  Michel. Je confirme : c’est un bateau et il est sur l’eau. Puis pique-nique avant de se faire  refouler  par le capitaine du port fort peu sympathique, il faut l’avouer. Les travaux effectués  sur le frigo à peine payés ,il nous demande de dégager. A cette heure (+ de 16 h )une seule  possibilité : le port de Toulon où nous aurons la chance d’avoir une place pour passer la soirée  et la nuit.

 Samedi 25 juillet : Hugo a bien dormi.

 Toujours avis de grand frais et donc impossibilité de prendre le large. Hugo a bien dormi et a  un peu récupéré de la fatigue de la veille. Découverte de la ville, de son marché provençal sur  le Cours Lafayette (chanté par Gilbert Bécaud dans “les marchés de Provence”), observation de  la vie du port, des ferries en partance pour la Corse, des bateaux militaires dont le porte-  avions “Charles de Gaulle ( 1950 hommes d’équipage,265m de long....) L’après-midi,  recherchant la  fraîcheur (peut-être y a-t-il l’air conditionné?), nous décidons de visiter le  musée de la marine. Visite très intéréssante. Nous partons ensuite à la recherche d’une borne  wifi (vive Mac Do!), quelques courses avant de prendre le large demain (ricard et lunettes de  soleil pour Hugo)DSC01092et puis en bons belges, nous partons manger  un bon moules frites. Les  douches étant trop loin, le soleil au rendez-vous, Hugo se lave sur le  ponton avec le flexible  (=tuyau d’arrosage pour les tournaisiens). Coucher de soleil étonnant  sur la rade de Toulon :  les mâts des voiliers se mêlent aux radars des bateaux de guerre. Puis  dodo.

 Dimanche 26 juillet : enfin le départ.

 La météo est enfin favorable (merci à Hugo d’avoir amené le bon vent) donc départ après le  déjeuner vers l’ île des Embiez (au petit largue), île appartenant à Paul Ricard qui apparemment  aimait aussi l’eau salée. La traversée s’est faite sans problèmes (Hugo barre bien et découvre  les différents termes techniques de la voile)  et nous mouillons dans ce beau paysage. Après-  midi détente où Michel et Hugo gonflent l’annexe puis test à la rame pour ce dernier,  etc...  Pendant le gonflage, Michel a perdu l' ovale qui permet que les lunettes ne fassent pas  mal au nez (la partie en plastique ronde) ce qui a ensuite donné  lieu à une chasse méthodique  sur le bateau mais ce fut peine perdue.

 Cela nous vaudra une escale spéciale au prochain port dans l’espoir d’y trouver un opticien.

 Lundi 27 juillet : à la recherche d’un opticien.

 Nous levons l’ancre de bonne heure pour nous rendre à Bandol dans l’espoir de trouver un  opticien qui solutionnera le problème des lunettes. Mais de ce côté pas de problème, Michel  trouve quasiment tout de suite une opticienne qui résoudra son problème et cela gratuitement!.  Finalement la météo étant à nouveau incertaine, nous restons à Bandol DSC01086 pour l’après-midi et la  nuit. Nous flânons dans  celle-ci et allons jusqu’à l’île de Bendor, autre île appartenant à Mr  Ricard.

 Mardi 28 juillet : le vrai grand départ.

 Nous quittons le port à 8h15 (toujours trop tôt) direction les calanques de Cassis, avec  évidemment le vent contraire ce qui nous oblige à utiliser le moteur plutôt que les voiles, celui-  ci levant un clapot très désagréable. Nous passons devant les caps Sicié, de l’Aigle, Canaille  pour entrer dans la zone des calanques où nous mouillons pour la nuit dans celle de Sormiou.  Cela se transformera en 3 nuits et 2 jours une fois de plus à cause d’Eole. L’endroit est superbe  et donc rien à regretter. Hugo découvre que nous sommes vraiment dépendants des vents pour  naviguer. Il  s’occupe en lisant ( score incroyable selon lui 2 livres en une semaine) , en  nageant, en faisant des tours en annexe. Les poissons sont végétariens et très friands de  carottes sur lesquelles ils se ruent quand Françoise jette les pelures par dessus bord.

 Mercredi 29 juillet : jour des pâtes comme à la maison.

 Comme toujours nous pouvons profiter d’une très belle journée ensoleillée. En annexe, direction  la plage, farniente pour Hugo et natation pour Michel et Françoise (l’eau était délicieuse).  Comme tous les soirs, nous écoutons la météo marine : “sécurité, sécurité, sécurité ici le cros-  med, cros-med, cros-med qui diffuse un bulletin météo...” Que faire? Partir demain matin ou  rester dans la calanque de Sormiou ? Nous faisons confiance au capitaine pour la décision.  Après cela, nous dégustons les pâtes jambon fromage et les poissons n’ont rien eu.

 Jeudi 30 juillet : visite surprise.

 La nuit n’a pas été calme pour tout le monde car le vent s’est levé et plusieurs fois Michel a  vérifié si l’ancre était toujours bien mouillée. Par contre, Hugo n’entend rien et dort comme un    ange. Décision : nous restons ici pour la journée/nuit et nous partirons demain matin quand le  vent aura molli (rafale jusqu’à 25 noeuds).

 Nous ne nous ennuyons pas. Nous avons eu la visite de la douane française qui nous demande  les papiers du bateau, les pièce d’identité des passagers (papa avait raison d’insister sur le fait  qu’ Hugo n’ oublie pas ses papiers), et si nous n’avons rien à déclarer à la douane française pas  même du chocolat belge. Puis petit cours d’histoire pour les douaniers sur le fait que la  Belgique a été occupée par différentes nations dont les autrichiens ce qu’ils ignoraient. Ils nous  confient aussi leur étonnement face aux querelles politiques que notre pays a traversées l’an  dernier et surtout le fait qu’il n’y avait plus de pouvoir exécutif.
 Nous nous couchons tôt car demain le réveil est fixé à 6h.

 Vendredi 31 juillet : on dégage.
 
 5 du mat' le réveil sonne, debout la-d'dans... le vent qui devait se calmer en cours de nuit, n'est  pas calmé du tout : 25 noeuds bon poids avec rafales à 30-35. On ne devrait JAMAIS avoir de
 rendez-vous fixe avec la terre quand on navigue à la voile! Je le sais, les seuls " petits  problèmes " que j'ai jamais eu en naviguant, sont tous dus à ces p... d' impératifs! N'exagérons  rien cependant : juste quelques petites " touchettes " sans gravité sur fond de sable...
 
 Mais aujourd'hui, faut une fois de plus y aller alors qu'on pourrait rester pénard ici, parce qu'il y  a quand même une quarantaine de milles et que le train d' Hugo est à 17h15 à Toulon.
 Je pressens que remonter les trente mètres de chaîne plus les trente mètres de cablôt, ça ne  va pas être de la tarte par ce vent-là! Sans compter la Britany de 14Kg!
 Moteur embrayé en avant lente, Françoise, tétanisée par la proximité des autres bateaux,  tente désespérément  de suivre Manéa qui embarde de 40° d'un bord sur l'autre avec ce vent

 costaud, mais surtout, tourbillonnant. A la fin, je ne sens plus mes bras ni mes poignets, et  c'est un miracle si je ne relâche par la ligne ( avec les conséquences classiques : doigts  coincés, écrasés, brefs foutus! ( un doigt écrasé est bon à jeter... )
 Finalement, nos ressources sont sans doute plus importantes qu'on ne le croit car le mouillage 
 rejoint la baille et moi le cockpit ( je mettrai près d'un quart d'heure pour récupérer)
 Démarrage donc grand largue ( vent de trois-quart arrière ), cette queue de mistral ayant au  moins l'avantage de nous faire avancer plein pot!
 Ca, c'est ce qu'on croyait car moins d'une heure après, le dit-mistral s'en va doucement voir  ailleurs si nous y sommes, et c'est au moteur que nous rentrerons débarquer Hugo.

 

 

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 11:27

 Mercredi 15 juillet.

 Nous sommes donc sur l’île de Porquerolles.

 Les cigales chantent à tue-tête, le soleil est de plomb et l’île est envahie par des cohortes de  touristes qui descendent en rangs serrés des ferrys les amenant du continent. Impressionnant  cette transhumance....cela nous rappelle les navetteurs...comme quoi en vacances ou au travail  ce sont les mêmes attitudes qui sont de mise...

 1ère découverte superficielle : grand-rue, place, poste (où faillit être muté Gad Elmaleh,  rappelez-vous vos classiques). Demain nous nous aventurerons un peu plus loin.

 Michel est inquiet car autour de nous nous entendons qu’un nouveau coup de vent fort  s’annonce. Il est aussi assez dégoûté : en effet étant branché sur la vhf nous découvrons  qu’apparemment certains ports privilégient la rentrée d’argent en occupant toutes les places à  quai par des bateaux ayant une place à l’année plutôt que de garder des places libres pour  abriter les bateaux en cas de coup de vent comme annoncé pour les prochains jours. Les  tempêtes sont dites exceptionnelles en été en Méditérranée, alors soit que nous sommes dans  la mauvaise année soit que le climat se détraque drôlement.

 Il m’a tellement dit et répété qu’en voilier c’est la mer qui commande que je suis “conditionnée”  tandis que pour lui c’est dur car depuis tout ce temps que nous en rêvions, préparions (surtout  lui)... Le rêve se confronte à la réalité...

 Pour fêter notre 1ère escale c’est douche sur le pont pour certains, l’eau n’est même pas froide  mais plutôt rafraîchissante et nous soupons à la Calanque... Menu très sympa et délicieux...

 Sur cette île les gens sont très accueillants : dès notre arrivée dans le chenal un gars de la  capitainerie nous demande où nous allons. Nous ne sommes pas encore à quai, cherchant notre  place D 36 que déjà 2 gars sont prêts à prendre nos amarres.

 Je commence à bien retenir l’ordre des différentes manoeuvres et à anticiper pour celles-ci.  Pour les noeuds, cela vient aussi.

 

 

 

 Jeudi 16 juillet : cap sur Hyères.

 Nos provisions diminuent, sur l’île c’est hors de prix, et nous avons la grande chance de pouvoir  rester ici à quai pour les prochains jours de grand vent. Aussi nous décidons de partir vers le  continent pour nous ravitailler et surtout trouver une connexion wifi qui fonctionne. Je barre  quasiment toute la traversée et moussaillon Framboise commence à bien s’en sortir mais il faut  encore progresser.

 Nous en découvrons une “chez Sax” à l’entrée du port et nous pouvons enfin réaliser toutes nos  opérations et envois : découverte de la magie du monde wifi et de nos difficultés pour en  réaliser certaines... Cela nous prendra 2 bonnes heures!

 Dans ce port aussi le personnel est très gentil, ce qui n’est pas le cas de la caissière gérante du  “Huit à huit” où nous nous approvisionnons. Nous avons rarement rencontré une commerçante  aussi peu agréable dans une région touristique : un modèle du genre!! A se demander comment  son commerce tient...

 Fin d’après-midi nous rentrons sagement à Porquerolles et je “rebarre”.

 Comme tous les soirs nous écoutons la météo marine : le coup de grand vent annoncé se  précise. Nous avons de la chance car :

 1) nous avons une place au port,

 2) le vent fort est aussi sur la façade Atlantique mais là en plus il pleut, alors que nous, nous    avons toujours du soleil....

 

 Vendredi 17 juillet : découverte un peu plus approfondie de l’île.DSC01080

 Le vent souffle toujours autant, alors nous faisons contre mauvaise fortune bon coeur et partons  découvrir l’île : direction plage de la Courtade, là où nous avons mouillé 2 nuits. Ici, tout est  très bien balisé, pas de voitures mais uniquement des piétons et des cyclistes. Pour tous les  enfants que nous croisons c’est donc le paradis, ils peuvent courir en toute liberté les parents  c’est zen attitude, pas de stress dû aux voitures. En chemin, nous humons le parfum des  eucalyptus, des pins... Admirons les couleurs vives des bougainvillées, des lauriers roses...  Beaucoup de familles pique-niquent sur la plage et les goélands, très opportunistes, sont prêts  à leur ôter le pain de la bouche.

 Quant à nous, sagement, nous revenons dîner au bateau et après une sieste bien méritée nous  partons à la découverte cette fois de la plage d’Argent, plage de sable blanc couvert par une  multitude de petits galets de même couleur. Nous nous baignons ( oui,oui, même moi!) et l’eau  est très salée.DSC01072

 

 Samedi 18 juillet: l’exploration continue.

 Ce matin, l’île est très calme car vu les mauvaises conditions météo, il n’y a pas de liaison avec  le continent. Accepter consciemment de perdre de l’argent sans effectuer celle-ci c’est dire si la  mer est mauvaise !!! Pierre et Jacqueline découvrent le petit jardin botanique où sont  conservées beaucoup d’espèces et de graines. Michel fait du rangement et paresseusement je  lis sur le pont.

 L’ après-midi, direction la baie du Langoustier (où nous avons mouillé la 1ère nuit). La  promenade est superbe, ombragée dans les bois, même si un certain nombre de sentiers sont  fermés à cause des vents violents et de la sécheresse pour prévenir les incendies. Quasiment  au bout de la promenade, Pierre part en exploration et nous ne le revoyons pas revenir, ce qui  nous inquiète mais il a préféré prendre le chemin des chèvres (les rochers) et c’est ainsi qu’il  atteindra seul le fort alors que nous revenons sur nos pas pensant qu’il a rebroussé chemin.  Lorsqu’il rentrera 1h1/2 plus tard il est heureux que le souper soit prêt... De cette jolie balade  j’ai ramené une jolie pomme de pin encore toute collante de sève!

 

 Dimanche 19 juillet.

 Le mistral souffle toujours et alors qu’à terre nous l’apprécions car il nous rafraîchit d'un soleil  de plomb, il nous empêche de naviguer et cela commence à faire long. DSC01078Des bulletins de météo  spéciaux sont encore émis et il est vivement déconseillé de prendre la mer.

 Nous partons donc ce matin à la découverte du phare, belle balade où nous découvrons le cap  d’Armes balayé par les vents et les falaises à pic battues par les vagues.

 Pour l’instant, nous adoptons le rythme du Midi c’est à dire que tout le monde fait la sieste...

 La découverte se poursuit au rythme dicté par l’île : en prenant son temps.

 

 Lundi 20 juillet : Eole se calme... Pas pour longtemps !

 Enfin,le vent se calme et dans le port on ressent l’effervescence : les bateaux peuvent repartir.  Derniers préparatifs : vérification du plein d’eau potable, débranchement de l’alimentation  électrique et nous voilà partis normalement vers l' île des Embiez mais dans les parages du Cap  Sicié le vent se renforce à nouveau, passe à 22 noeuds apparents nous obligeant à tirer des  bords dans une mer courte et de plus en plus agitée. Après avoir roulé un peu de génois et de  grand-voile, le capitaine se rend compte que nous n’avançons pas suffisamment pour atteindre  le mouillage à 1 heure normale. De plus, la météo prévoit un renversement du vent pour  demain. Cette perspective ne nous enchante guère et nous décidons de virer de bord et de  retourner mouiller dans la baie du Langoustier. C’est ce qui s’appelle revenir à la case départ!

 De retour dans cette jolie baie le spectacle continue : dans l’eau transparente un petit banc de  jolis “sars” nous entoure (quelques pelures de patates tombées à l’eau après l’épluchage les  attirent), dans le ciel c’est un hélicoptère, qui vient déposer un “client” au Mas du Langoustier,  établissement chic et luxueux, qui retient notre attention.

 

 Mardi 21 juillet : enfin...

 Cette fois Eole semble nous être favorable et après le petit déjeuner nous levons l’ancre pour  rejoindre Port Pin Rolland où notre frigo sera remplacé demain. Il ne nous a pas encore  vraiment lâché, mais régulièrement il s’arrête pour redémarrer après le coup de manivelle que  Michel lui assène. Il n’est donc pas fiable et vu la température (30° facilement tous les jours) il  est plus qu’indispensable.

 Notre route est bonne, nous mouillons pour dîner dand la baie de Giens et repartons pour  arriver à 18h au port et préparer à Pierre le cassoulet qu’il réclame depuis le matin.

 

 Mercredi 22 juillet : marché à Sanary.

 Ce matin, nous allons au marché de Sanary mais nous ne sommes pas les seuls à avoir eu  cette idée : trouver un emplacement de parking relève de l’exploit. Après l’avoir réalisé, nous  déambulons et respirons tous les parfums qui s’offrent à nous, faisons provision de tomates,  cerises, melons et autres fruits de saison qui colorent à profusion différents étals. Comment  résister ? Michel en profite pour enrichir sa garde-robe de 2 shorts, d’un tee-shirt et d’une  marinière. Pierre, lui, ne peut pas résister aux effluves de la paëlla, des calamars et des  poulpes et tentateur il nous incite à en acheter pour le repas de midi. Comme nous passons  commande à la fin du marché, la vendeuse se montre très généreuse et nous ferons 2 repas  avec tout ce qu’elle a servi. Pour ma part je préférerai une fougasse ...

 Pierre et Jacqueline rentrent demain en Belgique avec la voiture. Nous en profitons donc pour  faire les courses facilement une dernière fois et nous faisons le plein de tout ce qui est lourd:  eaux (minimun 2l par jour /personne, cela en fait du poids), conserves... Pendant ce temps,  Fred, notre frigoriste préféré nous installe une petite merveille silencieuse et plus économe au  niveau énergie.

 

 

 Jeudi 23 juillet : journée de transition.

 Nos coéquipiers nous quittent et emmènent avec eux quelques petites douceurs pour nos  proches.

 La journée est consacrée aux différents rangements, inventaires, réalisation d’étagères sous  l’évier avec la scie de son couteau suisse pour Michel, lessives, séchage sur les filières,  rangements des équipets, épluchage des légumes pour moi.

 Journée de transition donc, demain Hugo arrive à la gare de Toulon en TGV et nous irons l’y  accueillir en prenant la navette maritime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 19:05


Samedi 4 juillet : les grands préparatifs.

Enervés par la perspective du grand départ et du rêve qui est à la veille de se concrétiser nous   nous sommes levés tôt. Nous avions encore tellement à préparer!! Pourtant depuis +ou-3 mois   Michel a organisé et planifié peu à peu notre départ, dès qu’il pensait à un poste il l’organisait,   et depuis une semaine la maison commence à ressembler à 1 chantier avec des caisses           s’accumulant un peu partout....Michel est quand même le champion des rangements car dans toutes ces caisses une mouche égarée  serait morte d’asphyxie!!!

Fin de journée direction Tournai pour effectuer les dernières courses : pour Michel un oreiller et échanger les barres de toit achetées la veille et dans lesquelles il manquait un sabot, pour moi “quelques” livres , dire au revoir à bon-papa et bonne-maman et aller chercher nos co-équipiers Pierre et Jacqueline au Mont Saint Aubert pour qu’ils dorment à Dour car dimanche matin lever et départ à l’aube!!

Michel et Pierre ont chargé la voiture, chapeau car dans celle-ci aussi on n’aurait pas pu ajouter un petit pois!!! Utilisation de tous les espaces possibles : sur et sous les sièges, sous et dans le coffre, sur 1 des sièges passagers arrière et surtout sur le toit les 2 grandes caisses du moteur et de l’annexe emballées “cadeau”dans une belle bâche verte joliment précédées de 3 grands jerrycans, le tout accompagné d’1 échelle...... Ensuite dodo pour tout le monde.......

 

Dimanche 5 juillet : le départ

Levés à l’aube (5h1/2); tout le monde est + ou – prêt assez rapidement et le départ s’effectue vers 7h40 après les dernières vérifications d’usage....Routes dégagées jusqu’à Lyon, à croire que la France entière est déjà en vacances!

A l’arrière Pierre et Jacqueline ont bien du mérite “collés” l’un à l’autre par leur sueur car il fait chaud!!!

A Vienne tout se corse : la France entière semble s’être donné cet endroit comme point de ralliement et la circulation se ralentit fortement et bouchonne jusqu’à Orange . C’est là que nous nous disons que c’était pas vraiment vert comme jour de circulation contrairement à ce que Bison Fûté annonçait : 3h1/2 de route pour + ou-150 kms! Régulièrement, nous croisons des voitures aussi chargées que la nôtre mais qui visiblement partent pour le nord de l’Afrique, en tout cas ce qui est sûr c’est que notre échelle intrigue pas mal de monde!!

Après la bifurcation des autoroutes, nous roulons à nouveau + ou-tranquillement à croire que toutes ces voitures se dirigeaient vers l’Espagne, pour nous directionToulon et là cela roule bien mais nous arrivons au port à sec de Pin Rolland à 22h3O, fatigués mais pas question de nous écrouler dans un bon lit car où se trouve notre bateau? Jeu de nuit donc, qui consiste à rechercher le gardien de nuit qui a normalement les clés du bateau.....1ère frayeur : il nous dit ne pas être informé : panique à bord : où allons-nous dormir? Ouf, finalement il les retrouve mais la 2ème épreuve : chercher notre voilier dans la nuit parmi les 400 du port mais l’instinct de Michel le guide vers celui-ci et la recherche se termine assez rapidement ...... Nous aurons de quoi dormir!!1ère nuit à bord!entre ciel et terre!

 

Lundi 6 juillet : le grand nettoyage et les découvertes.

Cette fois, nous ne nous levons plus aux aurores et nous vivrons toute cette journée en horaire décalé...Grand soleil et grand vent nous accompagneront tout le jour.                                    Pour les dames ce sera le nettoyage intérieur du bateau (et cela n’a pas été triste, heureusement aucune de nous n’est allergique à la poussière!!!) et puis rangement de la vaisselle, de l’avitaillement, des vêtements de chacun....Incroyable ce que l’on peut caser dans les coffres et équipets. Tout cela sous 1 soleil de plomb (+ ou -35°) et sans frigo car celui-ci ne fonctionne pas et nous attendons impatiemment le frigoriste.

Pour les hommes mise en ordre extérieure du bateau et là aussi les découvertes sont pas tristes notamment au niveau de l’électricité et des bricolages de l’ancien proprio....Trouvaille aussi d’un petit canot pneumatique (qui bientôt fera le bonheur de Mathias et rappellera à son papa les vacances à Audierne) et de 3 paires de rames (rien que ça pour un si petit canot). Malgré le mistral la chaleur est accablante, les hommes montent donc le taud et les fantômes pour donner un maximum d’air à l’intérieur du carré et des cabines. La journée passe à toute allure et nous sommes déjà le soir. Nous préparons notre 1er vrai repas complet depuis 2 jours: une ratatouille niçoise et des côtes de porc.Le frigoriste arrive à point nommé après celui-ci et après son diagnostic assez pessimiste: le frigo est quasi mort,les batteries sont nases, il se délecte de nos restes.....2ème nuit entre ciel et terre.....

 

Mardi 7 juillet :Le baptême de Manéa et sa mise à l'eau.

 

                      DSC01053

Levés à l’aube pour accueillir notre frigoriste car de lui entre autre dépend notre départ Jacqueline part à la découverte du coin pour nous trouver du pain. Elle nous ramène des baguettes chaudes et croustillantes à souhait! La matinée se déroule à toute allure. Le frigoriste installe une nouvelle carte électronique et le frigo démarre....Ouf!!!....Michel revient de la capitainerie avec une bonne nouvelle : le bateau sera mis à l’eau cet après-midi à 15h. L’activité décuple car il faut aussi baptiser Manéa, ce que Michel fait quasi entre 2 bouchées. A l’heure dite, les grutiers viennent le chercher et le conduisent vers la darse de mise à l’eau. Moments intenses et émouvants au point que nous en oublons les photos. La mise à l’eau se passe sans problème, nous restons à quai sous la grue car demain celle-ci sera nécessaire pour la pose de l’anémomètre en haut du mât, aujourd’hui le vent est trop violent. Douches pour tous et puis départ pour le village voisin : Saint Mandrier où Jacqueline dégustera des moules au roquefort, Pierre des moules au pastis (pas pour rien que nous sommes près de l’île de Paul Ricard :l’île des Embiez ), Michel lui les préfère toujours nature càd marinières. Pour ma part, je dégusterai 1 cassolette de fruits de mer. Retour au bateau et 1ère nuit sur l’eau....  Nous n’oublierons pas la date anniversaire de la mise à l’eau de Manéa car aujourd’hui Barbara a eu 30 ans !!

 

Mercredi 8 juillet : pose de l’anémomètre.

1ère nuit sur l’eau, sans avoir entendu ni le vent ni le sifflement des drisses. A nouveau lever à l’aube car le grutier pose l’anémomètre à 8h. Impressionnant de le voir monter dans le mât avec sa chaise de calfat dans le grand vent, problème de câbles qui cassent dans le mât, finalement au bout de + ou – 4h celui-ci est posé et le capitaine du port nous conduira à notre emplacement C 32 sur le ponton. En effet le vent est de force 7 rafales à 8. Après-midi de travail encore et d’attente de l’électricien pour la pose des nouvelles batteries car les nôtres sont trop âgées et donc insécurisantes. Finalement, il passera juste vérifier qu’il peut les poser dans l’espace prévu et nous donne rendez-vous demain matin à 8h1/2. Nous prenons la direction de La Seyne /Mer où il y a 1 magasin Auchan pour nos grosses courses en prévision du départ. Vu le vent violent celui-ci devient de + en + hypothétique mais de toute façon nous devons attendre le passage des différents ouvriers. De retour, Michel nous prépare des ailes de raie au beurre et aux câpres. Toutes ces découvertes de “vices cachés” le pertubent et l’inquiètent car cela semble être un enchaînement sans fin.......2ème nuit sur l’eau.....

 

Jeudi 9 juillet : l’apprentissage de la patience  continue!!

Après un bon petit déjeuner constitué de petits pains aux fruits secs, je pars chercher nos pilules de clonazone car la vache à eau(= réservoir) ne nous semble pas très catholique et nous préférons l’assainir pour ne pas courir le risque de la “tourista”. Vent violent, drisses qui sifflent toujours avec autant d’ardeur, ballet des mâts, joli spectacle vu de la terre car le soleil cogne toujours mais autre regard quand ce vent nous empêche de partir vagabonder sur l’eau. Pendant ce temps notre électricien installe les nouvelles batteries. Mais horreur, après cette nouvelle installation (hasard ou coïncidence étrange?) notre frigo s’arrête....Nous voilà repartis pour 1 nouvelle attente : celle du passage de notre frigoriste préféré!!!Ce sera paraît-il pour demain....Après-midi passée à ranger les mouillages, les cordages et à continuer l’inspection....et puis direction Sanary, joli village où nous flânons et regardons l’entraînement pour les joutes maritimes...Sport assez violent ....3ème nuit sur l’eau mais toujours au port.

 

Vendredi 10 juillet: attendre encore et toujours.

Notre frigoriste n’est toujours pas là et il est 13h22...Toujours avis de coup de vent...Tout le temps donc de rédiger ce petit journal tandis que ce matin les hommes ont fait le plein d’essence du moteur de l’annexe et puis la vidange du moteur du bateau, constat: ils ont le petit doigt très souple vu les difficultés pour localiser la jauge à huile et victoire c’est terminé!!! Cet après-midi au programme : nettoyage du pont.

Victoire!!Voilà notre frigoriste et rien qu’à le voir notre frigo démarre. Nous lui proposons donc d’accrocher sa photo, à côté de celui-ci et ainsi plus de problème. Décision est prise d’attendre lundi avant de commander les pièces qui pourraient être défectueuses et surtout DEMAIN nous prenons la mer!!!

Le capitaine du port demande de déplacer le bateau car les propriétaires de celle-ci y viennent le soir et donc pour la 1ère fois Michel prend en mains Manéa. Petit trajet sans encombre....Il a toujours la main....Nous partons ensuite refaire des courses pour être fin prêts pour le départ prévu demain.4ème nuit sur l’eau mais encore et toujours au port.

Leçons à retirer de cette semaine de travaux et réparations techniques:

1)    1. Même en téléphonant, envoyant des mails rien ne se fait tant que l’on n’est pas là.....

2)    2.Lors de l’achat d’un futur bateau bien vérifier les batteries (date), le circuit électrique et tester le frigo un petit temps ainsi que la position de la vache à eau.

 

Samedi 11 juillet : enfin la mer!!!DSC01083

Ce matin lever, nettoyage du pont, démontage et puis remplissage de la vache à eau, stock d’eau potable dans les jerrycans et puis larguage des amarres....Enfin, Manéa va voguer. Le départ se fait en douceur mais au retour le vent forçit et nous gîtons quelques fois, je n’ai pas peur, apprends les rudiments de la barre et ne suis pas malade. Ces 4 h de balade sont passées très vite!

Pour fêter cette 1ère sortie, nous mangeons des steaks sauce roquefort, salade verte et pdt en chemise. Michel est content du bateau qui se manoeuvre bien et a du répondant. 5ème nuit au port.

 

Dimanche 12 juillet : cap sur Porquerolles.

Comme nous ne pouvons pas faire confiance à notre frigo, nous revoyons nos ambitions et la Corse ce sera pour une prochaine fois. De toute façon, autour de nous beaucoup de belles choses à découvrir. Nous choisissons Porquerolles comme 1ère destination : 15 miles de port Pin Rolland (1 mille= 1852.m).

La traversée se déroule sans aucun problème, nous dînons en mer et arrivons dans la baie du LangoustierDSC01081 à + ou – 16h30, nous n’avons pas vu le temps passer. D’autres que nous ont choisi ce beau site pour mouiller, les hommes fanfaronnent et se jettent à l’eau mais ils remontent assez vite, elle est quand même froide.

Pour souper nous dégustons une salade de haricots verts aux harengs fumés:un régal.Ensuite, après avoir contemplé  tout ce qui nous entoure, nous allons dormir fatigués. Hé oui, le vent cela crève! 1ère nuit en mer, bercés....

 

Lundi  13 juillet : tour de Porquerolles.

Après le petit déjeuner nous partons pour découvrir les autres côtés de Porquerolles, le vent mollit et nous naviguons au moteur ce qui permet de recharger nos batteries.

C’est une très belle île ,verte et préservée de constructions, nous mouillons à la plage de Courtade près du port de Porquerolles. Une fois de plus, le spectacle est magique,les lumières et couleurs changeantes....DSC01133

Il y a avis de vent forçissant, nous entendons au loin les flonflons du bal du 14 juillet et nous allons nous coucher car nous sommes fatigués....Sans doute le grand air. Soudain, vers 22H50, nous sommes réveillés par les bruits d’un bateau qui semble cogner le nôtre, nous entendons des voix, nous pensons que ce sont des fêtards qui nous ont cogné avec leur zodiac,  branle-bas de combat donc. Nous surgissons sur le pont et nous trouvons nez à nez avec les propriétaires du voilier voisin sur qui nous avons “chassé”. Juste le temps d’apercevoir “oh, le belle bleue, oh, la belle rouge” , c’est tout ce que nous aurons l’occasion de voir du feu d’artifice d’Hyères (ville du continent en face de l’île) tiré pour le 14 juillet. De nuit, donc ce sont les grandes manoeuvres. Après avoir remonté l’ancre, nous repartons mouiller plus loin et Michel met beaucoup plus de chaîne et une 2ème ancre. Tout cela se fait dans l’obscurité, Michel à la proue avec sa lampe de poche entre les dents donne ses ordres, nous essayons de les traduire à Pierre qui est au moteur et à la barre.....Finalement, tout se termine bien, mais notre nuit sera courte car nous ne dormons (surtout notre capitaine!) que d’un oeil car le vent a forçi. 2ème nuit en mer....bien différente de la 1ère..En tout cas ce qui est sûr c’est qu’on ne s’embête pas!!

 

Mardi 14 juillet : la quinzaine des vents forts continue.

Après un réveil pénible, nous déjeunons  avec du pain perdu (le nôtre commence à être rassis). Cela réconforte les troupes et puis c’est clair aujourd’hui encore nous ne mettrons pas pied à terre car le vent souffle en rafales qui atteignent parfois 25 noeuds. Mais nous ne nous embêtons pas pour autant car il y a du spectacle : une eau très bleue, d’autres voiliers qui chassent, dérapent dans d’autres et là pas de souci : la solidarité des marins s’organise : des hollandais viennent secourir un corse, un voilier a enroulé une écoute dans son hélice et de suite un gars plonge et vient la lui couper...tant et si bien qu’à 14 h Pierre nous demande si aujourd’hui c’est jour de jeûne. Nous n’avons pas vu le temps passer. Nous dînons avec du taboulé et le reste des charcuteries, ce soir nous ferons notre 1er repas “boîte”...

Les hommes font la sieste et nous veillons sur le pont, prêtes à chasser le voilier importun qui viendrait mouiller trop près de nous....

Le repas boîte a été délicieux : canard aux cèpes avec des pdt rissolées à l’ail....

Nuit beaucoup plus calme car Eole s’est calmé....

 

Mercredi 15 juillet: escale à l’île de Porquerolles.

Depuis 2 jours que nous sommes face à l’île, nous mourons d’envie de la visiter: ce sera pour aujourd’hui....

La suite la prochaine fois car ici il y a 1 connection wi-fi......   

 

 


 

 

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Présentation

  • : Le blog de Manéa.over-blog.com
  • : Préparation et compte-rendu d'une retraite vagabonde autour du monde en voilier.
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Qui sommes-nous?

 

Nous nous appelons Françoise et Michel. Nous sommes belges et pré-retraités de l'enseignement tous les deux.

Nous habitons un petit village de la province de Hainaut, dans les Hauts-Pays pour ceux qui connaissent, tout près de la frontière française.

Après environ 35 ans d'enseignement chacun, nous avons décidé de vivre les quelques prochaines années à découvrir le monde en bateau, manière de vivre assez ascétique et où nous retrouvons les valeurs essentielles.

 

Françoise.

Elle n'avait jamais navigué auparavant. Elle ne nage pas très bien, n'aime pas  être dans l'eau (espérons que cela changera;;;)  mais aime être sur l'eau. Elle est cependant pleine de bonne volonté. 

Avant de me connaître, sa seule expérience du bateau en mer, se résumait à une visite des grottes près de Bonifacio, sur un " promène-couillons "(!) au cours de laquelle, elle fut copieusement malade! C'est vous dire si elle était anxieuse la première fois qu'elle est montée sur Manéa  en juillet 2009.

Mais, miracle, son mal de mer semble n'être qu'un mauvais souvenir.

Elle aime la nature, les voyages, la vie simple, lire, écouter de la musique, réfléchir et discuter sur la condition humaine, (elle était prof de philo!), cuisiner,  ses enfants et son petit-fils. En revanche, -mais elle fait de louables efforts pour s'améliorer- elle n'est pas toujours très ordonnée. Mais, sur le bateau, c'est nettement mieux qu'à terre... Chacun sait que sur un bateau,...Elle aime la solitude et la contemplation mais apprécie aussi d'être entourée par famille et amis.

Elle est affligée d'une difficulté chronique à reconnaître sa droite de sa gauche mais ça n'influe pas (enfin pas trop! ) sur son aptitude à barrer.

Elle apprend vite mais, -est-ce un manque de confiance en soi?-, elle a tendance à paniquer dans l'urgence et de ce fait, certaines manoeuvres n'ont pas toujours la fluidité qu'elles devraient avoir. Mais sans doute, suis-je un peu responsable là, moi aussi : assez pédagogue? ( gênant pour un ancien prof...)

Michel.

J'ai fait mes premières armes sur caravelle et puis vaurien en 1970 sur l'île de Batz en Bretagne. Mais, tout petit déjà, j'ai toujours été attiré par la mer et les bateaux. Pour ceux qui se souviennent, je pense que ce sont " les aventures du Capitaine Troy ", feuilleton télévisé des années soixante, qui m'ont donné le virus. Oui, j'entends encore le doux bruit de sa goélette, naviguant dans les mers du sud...

Cette première expérience fut complétée par quelques autres sur dériveur mais le véritable départ fut en 1977, quand j'effectuai un stage de croisière à Saint-Malo. Deuxième révélation : la vie en croisière me remplit d'aise : vivre, manger, dormir à bord, manoeuvrer,  faire la navigation, c'est tout ce que j'aime. J'ai su à cet instant, que je ne pourrais jamais plus me passer durablement de naviguer.

L'année suivante, location d'un  Flush Poker, toujours à Saint-Malo puis en 79, un embarquement pour la Corse. Expérience mitigée, car le patron est un peu " juste ", notamment dans la manoeuvre de son bateau et dans ses relations avec l'équipage : quelques équipiers débarqueront et nous  nous retrouverons seuls avec lui. Je devrai assumer, bien malgré moi, le rôle de skipper. Tout se passera bien cependant et nous rentrerons à Antibes sains et saufs! Est-ce cette première expérience d'embarquement qui a fait que je n'ai plus eu que des bateaux à moi par après? Peut-être, mais cela ne m'a pas empêché de prendre des équipiers à bord ensuite, et ça s'est toujours bien passé.

Recherche

Mes bateaux.

1986 : un corsaire complètement pourri baptisé " Boaf " et un laser pour rigoler dans les thermiques  du golfe de Valencia (5 à 6  chaque après-midi) 

1988 : kelt 620 " Hiva oa"

1991 : first 30 : Manéa  premier du nom.

1994 : kelt 9m : Manéa toujours. (Vendu en 98, non remplacé alors)

2009 : attalia 32 : Manéa. (vendu en août 2010)

2010 ; centurion 42 : Manéa.

Archives

Manéa

Centurion 42 N° 32 du chantier Wauquier de 1988.

Acheté par un osthéopathe anversois, il semble l'avoir doté de toutes les options possibles et imaginables : trinquette sur enrouleur, génois maxi, génois lourd, chaussette à spi, spi, chauffage, frigoboat, hélice maxprop, pilote automatique, j'en oublie...

Vendu en 2005 à un Français originaire du Doubs, il n'a que peu navigué : le moteur ne totalise que 1472h. Ce dernier n'a malheureusement pas pu réaliser ce pourquoi il l'avait acheté : faire la même chose que nous! Chaque fois que nous le rencontrons, nous mesurons combien sa déception est grande...

Manéa  correspond à nos attentes : bon marcheur ( 108m2 au près), facile à manoeuvrer (accastillage bien dimensionné), peu gîtard, tirant d'eau réduit, et beaucoup d'espace et de rangements. Et en plus, il est beau. Et je vous assure que je ne suis pas le seul à le dire.DSC01504

Nous avons ajouté à son équipement un deuxième pilote, refait l'électronique entièrement, installé l'informatique, un portique, des panneaux solaires, un taud récupérateur d'eau (www.banik.org) et un bimini.


En voici les caractéristiques générales :

Longueur coque ....................12,86m

Longueur flottaison................ 10,12m

Largeur................................   4,06m

Déplacement........................11000Kgs

Lest plomb.............................4320Kgs

Tirant d’eau..............................1,74m

Tirant d’air................................19m

Grand voile................................36m2

Génois léger...............................72m2

Génois lourd...............................62m2

Spinnaker.................................165m2

Batteries service : 6x105Ah

Batterie moteur : 105Ah

Chargeur : 60A Cristec.

Panneaux solaires : 270W.

Gestionnaire de batterie BEPmarine

Eau : 750L

Gasoil : 260L (plus 80l jerrycans)

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Mais pourquoi partir?

Par Françoise

 

Depuis toujours l’un et l’autre, nous avons «  la bougeotte » et l’envie de voyager a toujours été présente en chacun de nous, même si parfois elle a été occultée par des tas d’autres « priorités ».

Pour ma part, j’ai toujours su qu’une fois  à la retraite,  je partirais à la découverte  du monde et des autres mais je n’avais jamais imaginé que cela se réaliserait en bateau, moi qui n’aime pas vraiment l’eau (du moins être dedans, sur elle, je me sens en totale confiance et cela est certainement dû à la grande prudence du capitaine !). Quant à Michel, il n’est vraiment lui-même que sur l’eau et il espérait ce retour depuis de nombreuses années.

Partir, mais pourquoi partons-nous ? Quelles sont nos motivations ?

Elles sont multiples :

Partir pour partager et tenter de vivre ensemble un rêve, celui de Michel dans lequel il m’a offert d’entrer si généreusement et qui est devenu celui de notre couple.

Partir en sachant prendre le temps, moi qui ai eu la sensation d’être un robot pendant des années : tout était programmé dans mes journées, aucun temps mort !

Partir pour aller à la rencontre de nous-mêmes, de l’autre, des autres.

Partir pour voir le monde, en prendre plein les yeux et tenter de vivre au rythme de la nature.

Partir pour rencontrer d’autres cultures, essayer de les comprendre en nous laissant interpeller par elles. 

Partir et essayer de vivre sans tomber dans les pièges de notre société de consommation : savoir retrouver l’essentiel qui est bien plus dans l’être que dans l’avoir et donc tenter de vivre la concrétisation du contenu de mes cours.

Partir parce que nous n’avons qu’une vie….

Partir pour essayer de changer notre vie, notre vision des choses grâce à toutes nos futures rencontres….

Partir en quête de rencontres humaines vraies avec l’envie de retrouver l’authentique.

Partir parce que nous avons envie de faire partie de la tribu de ceux qui vivent leurs rêves plutôt que de celle de ceux qui rêvent leur vie.

Nous avons choisi de partir et choisir c’est renoncer : nous renonçons effectivement à une série de choses qui font souvent le sel de la vie pour beaucoup d’autres : ne pas voir grandir semaine après semaine nos petits-enfants, vivre après coup et à distance des événements importants : une grossesse, une naissance, un projet de mariage, des fêtes de famille : Noël…être présent au quotidien auprès de nos parents qui vieillissent mais bon, si nous ne le faisons pas maintenant alors que nous sommes encore en bonne santé, quand le ferons-nous ? Nous sommes en effet la génération « sandwich » coincée entre nos parents, nos enfants et petits-enfants et puis, pour ma part durant plus de 30 ans, j’ai tout consacré et donné à mes enfants : temps, argent…Il est donc juste maintenant de penser à moi, à nous, même si certain(e)s peuvent trouver cela égoïste. Nous sommes conscients de ces renoncements et ils sont le « côté plus sombre » du défi que nous nous sommes fixé, largement compensés par les nombreuses découvertes et rencontres que nous ferons dans notre vie de bourlingueurs.

Nous vidons la maison pour la mettre en location et cela aussi, ce n'est pas toujours facile : se retrouver face à ses souvenirs,  les trier,  penser que certains auxquels on tient particulièrement, plairont aux enfants et puis  non, ils n’en ont rien à faire. Enfin, l’avantage sera pour eux de n’avoir quasi plus rien à vider lorsque nous serons disparus. … Et puis, nous ne vous embêterons pas en parlant de l’administration de notre pays, des heures passées au téléphone,  sachez simplement que dans tous les domaines elle est à la hauteur de sa réputation et que,si certains fonctionnaires ne sont pas capables de sortir du cadre, nous en avons quand même rencontré quelques sympas…Ouf…

Mais où et par où partir ?

Nous ne sommes pas de grands originaux et donc aux alentours du 20 septembre, après la mise à l’eau de Manéa notre route sera classique : aux saisons les plus propices, nous tenterons de suivre  les alizés (nous sommes un peu frileux et aimons la chaleur) mais pour cela nous devrons d’abord sortir de la Méditerranée  par Gibraltar (donc d’ Hyères cap sur les Baléares et puis Gibraltar) et puis à nous l’Atlantique !!! Première grande escale de notre vie de bourlingueurs : Madère, et puis peut-être la découverte de L’Afrique du Nord par le Maroc mais ce qui est certain c’est que tout cet hiver nous naviguerons dans l’archipel des Canaries et que nous n’aurons sans doute pas trop de temps pour en découvrir les sept îles. Ensuite retour au pays pour quelques mois après avoir mis Manéa au sec….

En septembre 2012 retour vers les Canaries pour retrouver notre complice et descendre la côte africaine pour visiter le Sénégal et surtout la Casamance que l’on dit si belle, si authentique encore…Le Cap Vert ( ?) et puis, LA TRAVERSEE !!! fin 2012, début 2O13…et cap sur le Brésil, pays immense dont nous rêvons depuis si longtemps. Ensuite le Vénézuela avec les îles des San Blas, des Testigos et le Costa Rica pays où l’armée a été supprimée et où la majorité des budgets est consacrée en priorité  à l’éducation, la santé et à la préservation de la nature : le pays tout entier est en effet une immense réserve naturelle…Ce petit pays d’Amérique Centrale  devrait servir d’exemple à bien d’autres pays du monde.

Et puis  petites et grandes Antilles …Tant d’îles aux noms mythiques : Grenadines, Martinique… 

Tout cela est promesse de dépaysement, quelques années se seront écoulées et nous serons toujours dans l’Atlantique. Et ensuite me direz-vous ? Oserons-nous rejoindre le Pacifique pour atteindre les îles aux noms enchanteurs et prometteurs : les Marquises, l’archipel des Tuamotu, la Polynésie…..Mais ne faisons pas trop de pronostics, tous les marins vous diront que cela attire le mauvais œil…